(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à obtenir la remarquable somme de 65,999 milliards FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), le mercredi 25 février 2026.
Cette opération financière stratégique a été le résultat d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. L’événement a été organisé en étroite collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans le fonctionnement des marchés publics dans la région.
Dans le cadre de cette adjudication, le Trésor Public burkinabé avait proposé une mise en adjudication d’une somme globale de 60 milliards de FCFA, visant à répondre à ses besoins de financement et à encourager l’investissement dans le pays.
Cependant, il est intéressant de noter que le montant total des soumissions reçues a été particulièrement élevé, atteignant 174,481 milliards FCFA. Cela a abouti à un impressionnant taux de couverture du montant mis en adjudication de 290,80%, révélant ainsi un intérêt marqué des investisseurs pour les titres émis par le gouvernement burkinabé et soulignant la confiance des marchés financiers dans la stabilité et la solvabilité du Burkina Faso.
Le montant total des soumissions qui ont été retenues s’élève à 65,999 milliards de Francs CFA, tandis que celui des soumissions qui ont été rejetées atteint la somme significative de 108,482 milliards de Francs CFA.
Cette répartition des soumissions révèle un taux d’absorption, qui correspond à la proportion des offres acceptées par rapport à l’ensemble des propositions présentées, de 37,83 %. Ce chiffre indique que, bien que certaines soumissions aient été acceptées, une grande partie a été rejetée, ce qui peut soulever des questions sur les critères d’évaluation et les raisons qui sous-tendent ces décisions.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues pour cette opération de financement se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 6,57 % pour les bons émis, 7,63 % pour les obligations d’une durée de 3 ans, 6,93 % pour celles de 5 ans, et enfin, 7,36 % pour les obligations à 7 ans, ce qui témoigne de la compétitivité de cette offre sur le marché.
L’émetteur, conscient de l’importance de maintenir la confiance des investisseurs, a prévu de rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance précise, qui est fixée au 24 février 2027. Il est à noter que, par mesure de simplification et de sécurité pour les investisseurs, le paiement des intérêts se fera d’avance, étant précompté sur la valeur nominale de ces bons, permettant ainsi aux investisseurs de bénéficier immédiatement de cette rente.
En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public burkinabé, dans un souci de rigueur et de transparence, a également prévu d’effectuer ce remboursement le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 26 février 2029 pour les obligations ayant une durée de 3 ans, au 26 février 2031 pour celles de 5 ans, et enfin au 26 février 2033 pour les obligations de 7 ans.
Pour garantir un revenu stable aux détenteurs de ces titres, le paiement des intérêts sera réalisé annuellement, en se basant sur des taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans, et 6,40 % pour celles de 7 ans, et cela, dès la fin de la première année, offrant ainsi une perspective attrayante pour les investisseurs à long terme.
Mariam KONE

