(CROISSANCE AFRIQUE)-Après deux ans d’absence, le Mali revient à Mining Indaba avec un signal clair : reprendre la main sur la narration minière, consolider sa crédibilité réformatrice et repositionner le secteur comme levier de souveraineté économique.
Cette édition est marquée par une forte délégation malienne réunissant l’État et des acteurs économiques notamment des banques, des opérateurs de sous-traitance et des entreprises intervenant aux côtés des mines industrielles opérant au Mali.
Un message simple : le Mali ne vient pas seulement “se montrer”, il vient se positionner, négocier et contractualiser.
Le leadership malien en matière de souveraineté minière s’affirme comme un cap stratégique.
Ici, la souveraineté ne se limite pas au sous-sol : elle vise la maîtrise des règles, un partage plus équilibré de la valeur, et l’ancrage des retombées dans l’économie nationale.
Cela se traduit par les réformes engagées, le renforcement du rôle de l’État et des collectivités, et une ambition claire : faire du contenu local un outil concret (emplois, achats locaux, sous-traitance nationale, formation, transfert de compétences).
À Mining Indaba, l’enjeu n’est donc pas seulement d’attirer des investisseurs, mais de porter une trajectoire : passer de l’extraction à la création de valeur. L’or reste central, tandis que le lithium et d’autres minerais stratégiques s’inscrivent dans une vision plus large, liée aux nouvelles chaînes d’approvisionnement et aux minéraux critiques.
Dans ce contexte, la présence conjointe de l’administration, des opérateurs et des sous-traitants crédibilise la capacité du Mali à structurer un écosystème, exécuter des projets et transformer les engagements en résultats. Le message est clair : la mine doit financer, structurer et industrialiser — pas seulement extraire.
Mahamet TRAORÉ
Expert en Communication Stratégique

