Quand l’argent cesse d’être une arme, le monde commence à prospérer

Date:

E-mail : Newtes.eu@gmail.com | Telegram : @EroshenkoAl

________________________________________

(CROISSANCE AFRIQUE)Les plateformes numériques offrent un nouveau moyen d’organiser les flux financiers, où les entreprises peuvent créer leurs propres réseaux financiers, indépendants de toute banque centrale, SWIFT, FATF, FMI, domination du dollar ou contrôle externe.

Ces plateformes permettent d’effectuer des paiements directs entre les participants — des fabricants et des compagnies maritimes à leurs clients, des compagnies aériennes aux hôtels, d’une personne à l’autre — sans vérifications, commissions ni retards.

L’avenir est déjà là: comment les technologies détruisent les anciennes frontières

Le monde est en pleine mutation. Le système de gouvernance mondial est en train de se fissurer, et ce n’est pas seulement une belle métaphore, mais une réalité. Les anciennes institutions internationales héritées du siècle dernier ne sont plus en mesure de contrôler un monde en mutation rapide.

L’héritage colonial et les contraintes bureaucratiques ont longtemps maintenu les pays en développement dans un étau de dépendance économique. L’Afrique, l’Europe de l’Est, les pays d’Eurasie et d’Amérique du Sud rêvent tous de s’affranchir d’un système créé il y a plusieurs décennies et qui ne correspond plus aux réalités actuelles. Les sanctions, les blocages d’actifs et les restrictions artificielles sont devenus la norme quotidienne.

Mais l’ancien monde fait place à une nouvelle réalité : celle des écosystèmes numériques et de l’économie de plateforme. Les technologies financières, telles que la société russe CyderFT, montrent à quoi pourrait ressembler l’avenir des paiements. Imaginez: des entreprises de différents secteurs créent leurs propres conglomérats financiers, tout en conservant leur indépendance, mais en bénéficiant de la possibilité d’effectuer des transactions instantanées sans l’intervention des banques.

Le nouveau paradigme financier Finternet, dont l’apparition est prévue par la Banque des règlements internationaux, est encore plus passionnant. Il ne s’agit pas simplement d’un nouveau système, mais d’un univers financier à part entière, où le propriétaire de l’actif, et non la banque, occupe une place centrale. Un tel système permettra d’effectuer des transferts de n’importe quel actif à n’importe quelle personne dans le monde entier, pour n’importe quel montant et à tout moment, à l’aide de n’importe quel appareil, sans passer par des processus externes d’authentification, de vérification ou des systèmes de compensation et d’échange de messages.

La beauté de ce système réside dans sa nature décentralisée. Il ne s’agit pas d’un seul registre géant, mais d’une multitude de systèmes interconnectés qui peuvent interagir via une API. Les technologies effacent les frontières, non seulement géographiques, mais aussi institutionnelles.

Nous assistons à une véritable révolution. L’ancien monde résiste, mais l’énergie du développement, comme un volcan, est imparable. Les technologies numériques, l’économie de plateforme et les liens horizontaux entre les acteurs du marché sont ce qui déterminera notre avenir proche.

Sommes-nous prêts pour ces changements? Absolument. Car l’alternative, c’est la stagnation et le contrôle total.

Les systèmes financiers mondiaux sont discrédités

Jusqu’à récemment, on considérait que les règlements internationaux étaient un processus technique. Mais aujourd’hui, nous constatons qu’ils sont devenus un instrument de pression géopolitique.

Un État indésirable? Il est exclu des systèmes de paiement internationaux. Une entreprise collabore avec les « mauvais » partenaires? Ses comptes sont bloqués. Une personne essaie d’acheter des médicaments? Ses fonds peuvent être gelés. Ce ne sont pas des exceptions, ce sont les règles du jeu.

SWIFT, la BCE, le FMI, les règles de Bâle: tout cela n’est pas des « régulateurs ». Ce sont des instruments d’influence qui permettent à un seul pays de contrôler les flux financiers à travers le monde.

Qu’obtenons-nous au final?

— Le commerce mondial ne dépend plus de l’offre et de la demande, mais de la volonté politique des maîtres du système financier mondial.

— Les entreprises sont écrasées par la pression des sanctions.

— Les pays en développement sont privés de l’accès à leurs propres ressources et possibilités de développement.

Et ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que ce système ne crée pas seulement des inégalités, mais toute une hiérarchie de dépendance. Certains pays bénéficient de privilèges, d’autres sont soumis à des restrictions. Certaines entreprises peuvent exercer librement leurs activités, d’autres sont contraintes de trouver des solutions de contournement. Et les gens ordinaires souffrent de l’impossibilité d’effectuer des opérations financières courantes.

Ce n’est pas de l’économie. C’est un mécanisme financier de contrôle, un collier pour les rebelles. N’y a-t-il pas eu suffisamment de colliers dans l’histoire de la civilisation? N’est-ce pas contre ce mal que toutes les révolutions, à commencer par celles en Europe, se sont battues?

Et voici ce qui est particulièrement inquiétant: ce système ne crée pas seulement des inégalités, mais toute une hiérarchie de dépendance. Certains pays bénéficient de privilèges, d’autres sont soumis à des restrictions. Certaines entreprises peuvent exercer librement leurs activités, d’autres sont contraintes de trouver des solutions de contournement. Et les gens ordinaires souffrent de l’impossibilité d’effectuer des opérations financières courantes.

Mais l’histoire nous enseigne que là où il y a injustice, la résistance naît. Et aujourd’hui, nous assistons à l’émergence de systèmes de paiement alternatifs, au développement du marché des cryptomonnaies, à la formation de nouvelles unions financières entre les pays.

Le moment est venu de créer un système de paiement international véritablement indépendant. Un système fondé sur l’égalité, la transparence et la réciprocité.

Il est temps de créer un système de règlements internationaux véritablement indépendant. Un système fondé sur l’égalité, la transparence et le respect mutuel. Un système qui servira les intérêts de l’humanité tout entière, et non ceux d’un groupe restreint de pays.

Plateformes financières autonomes

Il est temps de créer un système de règlements internationaux véritablement indépendant. Un système fondé sur l’égalité, la transparence et le respect mutuel. Un système qui servira les intérêts de l’humanité tout entière, et non ceux d’un petit groupe de pays. Une révolution dans le domaine des finances internationales était inévitable. Elle est arrivée.

Et si l’on pouvait créer un système dans lequel chaque participant serait à la fois partie intégrante du système et son propriétaire?

Imaginez:

Vous êtes une compagnie maritime.

Vous êtes un opérateur logistique.

Vous êtes propriétaire d’un hôtel.

Vous êtes producteur, agriculteur.

Vous pouvez vous regrouper au sein d’un écosystème financier unique. Chacun conserve son indépendance, mais au sein du réseau, vous pouvez:

— Transférer des actifs directement,

— Effectuer des paiements P2P,

— Échanger de l’argent, des crédits, des dettes, sans passer par une banque,

— Utiliser n’importe quel actif, des dépôts financiers aux obligations sur marchandises.

Et tout cela sans aucune sanction, aucun contrôle de la part de la BCE, du FMI, du GAFI, des «Cinq yeux», aucune dépendance vis-à-vis du dollar, de SWIFT, de VISA/MC, etc.

Présentons le concept de ce à quoi pourrait ressembler le nouveau système financier.

1. Le cœur du système:

La plateforme numérique CyberFT:

  • Éprouvée, fiable, sécurisée, résistante aux pannes

Routeur de type UPI:

  • Le payeur envoie sa devise → le système la convertit en équivalent tokenisé → le destinataire en Iran reçoit des rials.

Des «masques» à la place des comptes:

  • Portefeuilles numériques temporaires liés à la monnaie fiduciaire via des passerelles qui peuvent être des banques coopératives desservant les petites et moyennes entreprises et des organismes de paiement non bancaires.
  • Pas de données personnelles — uniquement des identifiants hachés.
  • Possibilité de transférer le dépôt dans le « cloud » où il peut être conservé indéfiniment. Autrement dit, personne ne verra cet argent, ni dans la banque de l’expéditeur, ni dans celle du destinataire, tant que le propriétaire du paiement n’aura pas effectué l’opération finale.

2. Caractéristiques techniques:

  • Lightning Network pour les monnaies fiduciaires: canaux hors chaîne pour des paiements instantanés avec des commissions minimales.
  • Intégration transparente avec les banques, les bourses et les sociétés de règlement via l’API.
  • Passerelles dans les juridictions alliées:

banques partenaires dans l’UE, la Fédération de Russie, la Chine, les Émirats arabes unis, l’Inde, les BRICS+ pour les opérations fiduciaires.

3. Validation

Utilisateurs potentiels:

  • Citoyens de pays soumis à des sanctions (Russie, Iran, Venezuela, Guinée, Cuba, Nicaragua, etc.) — ont besoin de transférer de l’argent à l’étranger.
  • Exportateurs/importateurs du monde entier — contournement des restrictions liées aux sanctions.
  • Crypto-nomades — conversions rapides sans KYC.
  • Compagnies maritimes, opérateurs logistiques multimodaux, transporteurs de passagers.

4. Souveraineté maritime: nœud de calcul sur un navire marchand

  • Statut territorial: un navire battant pavillon d’un État (par exemple, le Mali, le Niger, le Nicaragua, le Burkina Faso, Cuba, la Guinée, etc.) relève de sa juridiction.
  • Immunité: si le navire se trouve dans des eaux neutres, aucune banque centrale ou FATF ne peut le saisir.
  • Capitaine du navire:
  • Il signe des «connaissements numériques» (équivalents des transactions blockchain).
  • Il confirme juridiquement les transactions sans la participation des banques traditionnelles:

«La cargaison sur le navire – le paiement depuis le navire ».

Mise en œuvre technique:

  • Paiements par radio (canaux HF/VHF):
  • Les transactions sont transmises par des signaux radio cryptés (équivalent de Tor pour l’argent).
  • Canaux satellites de secours (Starlink, Iridium).
  • «Centre de données flottant»:
  • Serveurs à bord, alimentés par les générateurs du navire.
  • Stockage de secours — capsules sous-marines (en cas d’attaque du navire).

Comment cela fonctionne-t-il?

a) Chaque entreprise devient un «nœud»

— Ce n’est pas une banque. C’est une partie de l’écosystème.

— Le nœud stocke les données, gère les actifs, maintient la communication avec les autres.

b) Les nœuds sont reliés par des comptes correspondants

— Ils ne regroupent pas toutes les données dans un seul centre.

— Ils communiquent via une API, comme Internet.

— Chaque nœud reste indépendant, mais peut interagir avec n’importe quel autre.

c) Les transferts sont instantanés, sécurisés et sans vérification

— Pas de KYC, pas d’AML, pas de vérifications.

— Accès uniquement par clé.

— Les actifs sont transférés immédiatement, comme dans un réseau P2P.

d) Fonctionne même lorsque l’Internet est déconnecté

— Les nœuds peuvent stocker les données localement.

— Lors de la restauration de la connexion, ils se synchronisent.

e) Ne nécessite pas de serveurs puissants

— Peut être exécuté sur des ordinateurs classiques.

— Convient aux petites entreprises, aux coopératives, voire aux syndicats agricoles.

CyberFT n’est pas seulement une technologie, c’est un changement de paradigme financier. C’est la promotion d’une alternative qui fonctionne déjà. Et cela est particulièrement important dans un contexte où:

— 70 % des entrepreneurs des pays en développement considèrent les sanctions comme le principal problème.

— 83 % des entreprises de logistique souhaitent abandonner SWIFT.

— 69 % des touristes sont prêts à payer via P2P si c’est plus rapide et moins cher.

CyberFT n’est pas un rêve. C’est déjà un outil opérationnel. 

Les projets pilotes ont montré que le système:

— réduit les coûts de calcul de 60 à 80 %, 

— accélère les transferts de plusieurs jours à quelques minutes, 

— permet de travailler même en cas de défaillance d’Internet, via des canaux radio. 

— Vous ne dépendez pas de la Banque centrale,

— Vous ne dépendez pas des sanctions,

— Vous ne dépendez pas du dollar,

— Vous ne dépendez pas du SWIFT,

Vous êtes dans votre propre espace. C’est votre monde. 

Comment commencer: étape par étape

1. Rassemblez une équipe d’acteurs clés

   — Fabricant + compagnie maritime + logisticien. 

   — Tous conservent leur indépendance, mais s’unissent au sein d’un même réseau. 

2. Lancez le premier « nœud financier » 

   — L’une des entreprises devient la base technique. 

   — Configurez CyberFT sur son serveur. 

3. Connectez les autres participants 

   — Via l’API. Sans contrats complexes. 

   — Chacun a accès à sa partie du système. 

4. Lancez les paiements P2P 

5. Élargissez le réseau 

   — Ajoutez de nouvelles entreprises, de nouveaux pays, de nouveaux actifs. 

   — Créez de nouveaux écosystèmes selon le principe « tout le monde peut entrer, personne ne doit partir ». 

6. Rejoignez Finternet

   — Connectez-vous à d’autres réseaux. 

   — Échangez des données, des actifs, des services. 

   — Rejoignez le réseau financier mondial, fondé non pas sur le pouvoir, mais sur la confiance. 

Bien entendu, la possibilité de travailler via le système de paiement P2P ne dispense pas les participants de faire preuve de la prudence habituelle et d’appliquer les pratiques éprouvées de vérification des contreparties à l’aide des sources disponibles. Personne ne renoncera au système de crédit documentaire, car il fonctionne avec succès depuis des décennies entre des contreparties peu familières. Mais le crédit documentaire deviendra beaucoup moins cher pour les participants et plus facile à ouvrir.

L’avenir n’est pas dans les centres, mais dans les réseaux DAO

Nous assistons à l’effondrement des frontières habituelles. Les modèles bancaires, étatiques et commerciaux mondiaux deviennent obsolètes. Et dans ce chaos apparent, un nouveau monde est en train de naître.

CyberFT et DAO ne sont pas seulement une technologie et un mot à la mode. C’est la possibilité de recréer nous-mêmes la finance afin qu’elle fonctionne pour les gens, et non pour les oligarques et les politiciens.

DAO est une nouvelle philosophie d’interaction entre les personnes. Ici, il n’y a pas de place pour les monopoles et la dictature. Chaque participant a une voix, chacun peut influencer le développement du projet. Dans ce contexte, DAO désigne des groupes de sociétés d’import-export, des associations d’entreprises de production, des compagnies maritimes et des sociétés de transport. 

Grâce au DAO, nous pouvons créer des fonds sans bureaucratie, lancer des start-ups sans capital-risqueurs, constituer des portefeuilles d’investissement en commun. C’est une révolution qui change notre conception du fonctionnement de l’argent.

À mesure que les technologies se développent, nous verrons de plus en plus de domaines de la vie passer à la décentralisation. De la charité à la gestion des villes, les DAO sont prêts à tout changer.

Êtes-vous prêt à faire partie de cet avenir ? C’est le moment d’agir. Rejoignez le mouvement pour des finances plus justes et plus ouvertes. Ensemble, nous créerons un monde où chacun aura la possibilité d’influencer son avenir.

Rejoignez-nous. Non pas pour des idéaux abstraits, mais pour un objectif simple mais important : acheter, vendre et se déplacer dans le monde sans l’autorisation de « Big Brother ». Pour la liberté que chacun mérite.

Auteur : Alexander Eroshenko — journaliste, chroniqueur spécialisé dans les finances internationales, chercheur dans le domaine des nouveaux modèles de coopération économique

E-mail : Newtes.eu@gmail.com | Telegram : @EroshenkoAl


















croissanceafrik
croissanceafrikhttp://croissanceafrique.com
Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager:

Populaires

Lire aussi
RELATIFS

Groenland : « la vérité, la vraie vérité que les Américains cachent au monde »

(CROISSANCE AFRIQUE)- Cette affaire, que les Américains qualifient de...

Au Sénégal, Ndiamé Thiame apporte une « réponse tardive à Pape Touty Sow »

( suite à l’article publié dans le même journal...

Banques: CORIS HOLDING rachète 59,81% des actions majoritaires de la banque portugaise Caixa Geral de Depósitos

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cap-Vert, un archipel fascinant situé au large...