(CROISSANCE AFRIQUE)-À Gao, Mopti, Bandiagara et Douentza, l’OPAM, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire et leurs partenaires ont pris l’initiative de lancer une vaste opération d’aide humanitaire visant à soutenir les populations les plus vulnérables, en particulier durant cette période difficile de soudure, où les ressources alimentaires se raréfient souvent.
Cette opération s’inscrit dans le cadre global et ambitieux du Plan National de Réponse à l’insécurité alimentaire, lequel a pour objectif fondamental de préserver non seulement la dignité des foyers les plus fragiles, mais également de veiller à ce que la distribution des ressources soit effectuée avec une transparence absolue et une équité rigoureuse.
En cette période critique, où l’urgence se fait de plus en plus sentir, OPAM et ses partenaires ont décidé de placer la protection des populations vulnérables au centre même de toutes leurs actions stratégiques. Restant fidèle à leur principe directeur de « ne laisser aucun Malien de côté », l’office a orchestré, les 27 et 28 août 2025, une opération de distribution massive de vivres dans les régions particulièrement touchées de Mopti et Gao, poursuivant ainsi sur la lancée des missions déjà menées avec succès dans les régions de Tombouctou et Taoudéni, où le besoin était également criant.
Au total, un volume substantiel de 10 540 tonnes de céréales, comprenant du riz, du mil et du maïs, a été soigneusement alloué aux foyers considérés comme étant les plus durement frappés par les crises alimentaires actuelles. Selon les informations fournies par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, cette initiative n’a pas seulement pour objectif de répondre à l’urgence immédiate posée par le manque de nourriture, mais elle s’inscrit également dans une stratégie à plus long terme qui vise à renforcer la résilience des populations face aux défis récurrents en matière de sécurité alimentaire.
La distribution de ces denrées essentielles est étroitement supervisée par les gouverneurs régionaux. Ces derniers ont la lourde responsabilité de garantir que les opérations se déroulent avec une transparence et une équité exemplaires, veillant à ce que chaque famille reçoive sa part légitime de l’aide fournie. Par exemple, à Gao, le directeur de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) a procédé à une inspection rigoureuse des stocks prépositionnés en présence du Gouverneur, le Général Moussa Moriba Traoré, pour s’assurer non seulement de leur disponibilité en temps voulu, mais aussi de leur gestion efficace et intègre.
Des dispositions similaires ont été mises en place sur le territoire de la région de Mopti, cette fois sous la responsabilité attentive de son propre gouverneur, garantissant ainsi une politique cohérente dans la gestion et la distribution des ressources alimentaires sur l’ensemble du territoire concerné.
Les Forces Armées et de Sécurité, en tant que partenaires absolument essentiels de l’opération en cours, ont joué un rôle décisif et crucial dans l’acheminement des vivres vers les zones les plus enclavées et difficiles d’accès, où l’assistance est désespérément nécessaire. Ces régions éloignées, souvent coupées des grands centres urbains, subissent des pénuries critiques et constantes qui mettent à rude épreuve les ressources locales déjà limitées.
En signe de solidarité et de soutien aux victimes de conflits qui ont souffert douloureusement des affres de la guerre, le Centre de Sécurité Alimentaire (CSA) a généreusement remis 200 sacs de riz aux blessés et victimes de guerre à Mopti et Gao, régions particulièrement touchées par les hostilités. Toutefois, l’Office des Produits Agricoles Malienne (OPAM) rappelle qu’une aide d’urgence à court terme, bien qu’indispensable, n’est pas une solution pérenne et suffisante face aux défis colossaux.
Notons que l’office lance un appel renouvelé et pressant aux partenaires techniques et financiers pour qu’ils unissent leurs forces et développent des synergies durables, permettant de renforcer véritablement la résilience des ménages. Ceci est crucial pour promouvoir l’autonomisation et l’autosuffisance des populations face à la pauvreté structurelle qui affecte gravement la région.
« La lutte contre l’insécurité alimentaire est non seulement une urgence qu’il faut traiter promptement, mais aussi une responsabilité collective et un engagement continu envers un Mali qui se veut solidaire, résilient et inclusif », a souligné avec insistance Redouwane Ag Mohamed Ali, Ministre-Commissaire à la Sécurité Alimentaire. Il a ainsi réaffirmé l’importance vitale d’une action coordonnée et concertée entre l’État, les différents partenaires internationaux et les populations locales, pour créer des solutions à long terme qui profitent à tous.
Moussa KONÉ