(CROISSANCE AFRIQUE)-Les données officielles fournies par la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ont été analysées afin d’évaluer la situation actuelle et les dynamiques au sein du marché interbancaire de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Cette analyse, qui représente un aspect crucial de la surveillance économique régionale, permet de mieux comprendre les mécanismes financiers qui régissent les transactions entre les institutions bancaires de plusieurs pays membres.
Dans son rapport détaillé, la Bceao souligne qu’au niveau du marché interbancaire, une progression significative de 7,8 % du volume des échanges a été observée durant la période sous revue. Tous segments de maturité confondus, précise la Bceao avec attention, le volume moyen hebdomadaire des opérations a atteint un impressionnant chiffre de 991,7 milliards de francs CFA en novembre 2025, en comparaison avec les 920,0 milliards de francs CFA enregistrés en octobre 2025, reflétant une dynamique de croissance soutenue dans le secteur.
Par ailleurs, le taux d’intérêt moyen de référence, soigneusement calculé sur la base des opérations à une semaine, s’est établi à 3,90 %, marquant une baisse par rapport au taux de 4,81 % qui avait été observé un mois auparavant, ce qui pourrait indiquer une tendance vers un assouplissement des conditions de crédit sur le marché.Le taux d’inflation, exprimé en glissement annuel, a enregistré une valeur surprenante de -0,5% en novembre 2025, marquant une évolution significative après avoir atteint une réalisation de -1,1% le mois précédent, ce qui indique une remontée impres-sionnante de 0,6 point de pourcentage (pdp).
Ce retournement dans la tendance de l’inflation soulève des questions intéressantes sur les facteurs sous-jacents qui ont pu influencer ces fluctuations. Parallèlement, en se concentrant sur l’inflation sous-jacente, qui représente la tendance de fond de l’inflation en excluant les produits frais et l’énergie, on constate qu’elle a également connu une légère augmentation de 0,2 pdp par rapport au mois d’octobre 2025, se chiffrant désormais à 0,2% en novembre 2025.
Notons que cette situation met en lumière les dynamiques économico-financières complexes qui régissent l’évolution des prix sur le marché et pourrait avoir des implications importantes pour les décideurs économiques ainsi que pour les consommateurs.
Moussa KONÉ

