(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a récemment dévoilé des nouvelles significatives qui ont attiré l’attention des acteurs économiques et financiers, en marge de la 8ème édition des Rencontres des Marchés des Titres Publics de l’UMOA (Union Monétaire Ouest-Africaine), un événement crucial pour le développement des marchés obligataires en Afrique de l’Ouest.
Lors de cette rencontre hautement anticipée et orchestrée par l’Agence UMOA-Titres, en collaboration avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les spécialistes ont annoncé la mobilisation d’une somme considérable de 1 400 milliards de F CFA sur le marché financier régional, prévue pour l’année 2026.
Cette initiative se traduit par une stratégie ambitieuse visant à renforcer l’intégration économique au sein de la région tout en stimulant l’investissement public et privé, et témoigne des efforts constants des autorités maliennes pour dynamiser l’économie nationale et régionale dans un environnement financier en évolution rapide.
Selon les informations détaillées qui ont été mises à disposition des investisseurs par l’UMOA Titres, une institution financière clé dans la région de l’Union Monétaire Ouest Africaine, le trésor public du Mali prévoit, pour l’année 2025, une augmentation significative qui verra le taux de pression fiscale atteindre un niveau de 14 %. Cette anticipation a des implications non négligeables pour l’économie nationale et la gestion des finances publiques.
Parallèlement, le taux d’endettement, qui est un indicateur crucial de la santé financière d’un pays, devrait être estimé à environ 42,3 % d’ici la fin de la même année, soulignant ainsi les défis que le pays pourrait rencontrer dans sa quête de développement durable. En outre, dans le cadre des efforts déployés pour augmenter les recettes fiscales et améliorer la situation budgétaire, les différents acteurs économiques, y compris les représentants de l’État, ont mis en lumière un projet ambitieux visant à accroître le volume de la collecte d’impôts.
Pour ce faire, l’État malien prévoit d’appliquer de nouvelles législations fiscales, qui devraient permettre d’élargir l’assiette fiscale, ainsi que de mettre en œuvre un nouveau code minier, qui est destiné à optimiser les ressources naturelles du pays et à garantir un meilleur retour sur investissement pour l’État, tout en respectant les normes internationales de durabilité et de responsabilité sociale.
C’est pourquoi, les questions de taxation des webs médias en ligne et du commerce électronique ont été abordées ici à Lomé par un cadre supérieur de l’État malien, qui a pris un moment pour souligner l’importance cruciale de ces enjeux dans le monde économique moderne. L’objectif sous-jacent de cette discussion est de renflouer les caisses de l’État, en tenant compte des revenus potentiels que peuvent générer ces plateformes numériques qui prennent une place toujours plus significative dans le commerce global.
Il a exposé ce sujet devant un parterre de dirigeants financiers ouest-africains réunis à Lomé, tous conscients des défis et des opportunités que représente la digitalisation croissante de l’économie dans la région. Le Mali, un pays d’Afrique de l’Ouest, dispose d’une gestion financière spécialisée et parfaitement orientée, ce qui se reflète clairement dans les évaluations positives des agences de notation internationales reconnues pour leur crédibilité et leur rigueur.
C’est dans ce contexte économique crucial et dynamique que le représentant du trésor public du Mali a tenu à rassurer les investisseurs du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Ce dernier a souligné les efforts soutenus et les initiatives en cours visant à rendre le secteur de la finance publique non seulement plus rigoureux, mais aussi plus robuste, afin d’être en adéquation avec les normes internationales les plus élevées.
Ces actions visent à instaurer une confiance accrue parmi les investisseurs tout en promouvant une transparence indispensable dans la gestion des finances publiques, essentielle pour le développement durable et la croissance économique du pays.
D’après les déclarations récentes du représentant de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, nous pouvons observer que, malgré les défis considérables et variés posés par la crise multidimensionnelle que traverse le pays à l’heure actuelle, l’économie nationale a su faire preuve d’une résilience remarquable et admirable.
Cette résilience se manifeste, entre autres, par une gestion équilibrée de la dette publique, qui devrait atteindre un niveau soutenable de 42,3 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici l’année 2025, ce chiffre étant largement inférieur à la norme communautaire acceptable de 70 %. En outre, il a été souligné l’importance d’une gestion rigoureuse et disciplinée des finances publiques, qui se traduit par un déficit prévu de 2,6 % du PIB pour l’année 2024, suivi d’une amélioration pour atteindre seulement 1,4 % en 2025.
Notons que ces chiffres illustrent non seulement la prudence adoptée par les autorités financières, mais aussi leur engagement envers une politique économique stable et prévisible. De plus, l’excellente qualité de signature du pays sur le marché des capitaux joue un rôle crucial en garantissant la confiance des investisseurs, essentiel pour promouvoir les investissements et soutenir la croissance économique à long terme, a-t-il précisé avec conviction.
Daouda Bakary KONÉ /Envoyé Spécial à Lomé

