(CROISSANCE AFRIQUE)- L »institution multilatérale Africa Finance Corporation (AFC) et la société saoudienne Vision International Investment Company (Vision Invest) s’engagent dans un partenariat stratégique ambitieux, réalisant un investissement conjoint de 300 millions de dollars
Cet investissement vise à renforcer l’extension de l’infrastructure numérique ouverte, un élément crucial pour les entreprises et les communautés africaines qui aspirent à s’intégrer pleinement dans l’économie mondiale, à innover dans leurs services et à se positionner de manière compétitive sur la scène internationale. Pour concrétiser cet objectif, un accord significatif a été signé avec le groupe WIOCC (West Indian Ocean Cable Company), reconnu comme une plateforme d’infrastructures numériques d’Afrique. WIOCC joue un rôle essentiel en construisant et en exploitant des infrastructures neutres qui facilitent la connectivité tant intra-africaine qu’internationale, permettant ainsi de surmonter les défis liés à l’accès à Internet et à la communication.
Cet accord, qui a été signé le 1er septembre lors du salon international des technologies LEAP 2026, qui se tient à Riyad, représente une étape majeure dans l’évolution des infrastructures numériques sur le continent africain. Grâce à cet investissement massif, WIOCC sera en mesure de bénéficier de ressources financières substantielles, lui permettant d’étendre son empreinte sur le continent et d’accélérer son plan de croissance à long terme. Les fonds alloués seront prioritairement utilisés pour intensifier la construction et la consolidation des infrastructures nécessaires, garantissant ainsi que les entreprises africaines puissent non seulement accéder à des technologies de pointe, mais aussi innover et se développer dans un environnement numérique en constante évolution. Cette initiative promet de transformer le paysage numérique en Afrique, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités économiques et à une intégration plus profonde dans l’économie mondiale.
L’objectif central demeure la création de capacités partagées et accessibles à tous les acteurs économiques, un enjeu crucial pour le développement durable et inclusif des sociétés contemporaines. En renforçant les autoroutes de l’information, ces installations permettront aux entreprises locales, aux fournisseurs d’accès et aux communautés de disposer de services numériques fiables et performants, favorisant ainsi l’innovation et la compétitivité. Imaginez un réseau où chaque entrepreneur, quelle que soit sa taille, peut accéder à des ressources numériques de pointe, permettant une collaboration fluide et une intégration harmonieuse dans l’économie mondiale. Cela pourrait transformer des secteurs entiers, de l’agriculture à la technologie, en facilitant l’accès à des outils et des plateformes qui étaient autrefois réservés à une élite.
Le continent héberge la population la plus jeune de la planète, une richesse humaine qui représente un potentiel inestimable pour l’avenir. Cette jeunesse dynamique, pleine d’énergie et d’idées novatrices, devrait représenter plus du quart de la population mondiale d’ici 2050. Cette dynamique démographique entraînera une sollicitation accrue des écosystèmes technologiques, alors même que le retard d’équipement reste à combler. Les jeunes Africains, en tant que consommateurs et créateurs, seront au cœur de cette transformation, poussant à l’adoption de nouvelles technologies et à l’émergence de solutions adaptées aux défis locaux.
Selon les données de l’Union internationale des télécommunications (UIT), le taux de pénétration d’Internet en Afrique s’élevait à seulement 35,7% en 2025, contre une moyenne mondiale de 73,6%. Loin de révéler un déficit en infrastructures, ce constat chiffré met en lumière d’importantes perspectives d’investissement pour accompagner l’immense potentiel de croissance du marché africain. Chaque pourcentage d’augmentation dans la connectivité peut se traduire par des millions de nouvelles opportunités d’emploi, d’éducation et d’innovation. Les investisseurs, les gouvernements et les organisations internationales doivent donc unir leurs efforts pour surmonter les obstacles existants et libérer le potentiel inexploité de ce continent vibrant, en transformant ces chiffres en actions concrètes qui bénéficieront à des générations entières.
En parallèle, les projections de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) révèlent une vision impressionnante pour l’avenir, indiquant que le marché mondial de l’intelligence artificielle est en passe d’atteindre un montant colossal de 4 800 milliards USD d’ici 2033. Cette estimation souligne non seulement l’énorme potentiel de croissance que représente l’intelligence artificielle, mais aussi l’importance cruciale de l’intégration des pays en développement, en particulier ceux du continent africain, dans cette dynamique mondiale. Sans des réseaux solides et bien établis, le continent risque de se retrouver en marge de cette création de valeur, perdant ainsi des opportunités essentielles pour son développement économique et social. D’où l’urgence pressante de mobiliser des capitaux privés et institutionnels, afin de bâtir les infrastructures de connectivité indispensables à l’essor de l’économie numérique africaine, qui pourrait transformer la vie de millions de personnes en facilitant l’accès à l’information, à l’éducation et à des services innovants.
Déjà implanté dans une trentaine de pays africains, le groupe WIOCC se positionne comme un acteur clé dans ce paysage en pleine évolution. S’appuyant sur un réseau d’actionnaires historiques, il regroupe plusieurs opérateurs télécoms nationaux tels que Uganda Telecom, Djibouti Telecom, Mozambique Telecom, Telkom Kenya et Onatel, qui apportent chacun leur expertise et leur connaissance du marché local. Cette collaboration stratégique permet à WIOCC de renforcer son infrastructure et d’améliorer la qualité des services offerts. De plus, le soutien d’institutions internationales comme la Société financière internationale (SFI) ajoute une couche de crédibilité et de ressources financières, facilitant ainsi l’expansion et l’innovation dans le secteur des télécommunications en Afrique.
Notons que ces efforts visent à créer un écosystème numérique robuste qui pourrait propulser le continent vers une nouvelle ère de prospérité et d’inclusion.
Mariam KONE

