(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali entend donner une nouvelle dimension à sa coopération économique avec la Chine. C’est dans cette dynamique que le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a reçu, mercredi 2 septembre 2026, le nouvel ambassadeur du Mali en Chine, S.E. Mamadou Sory Dembélé.
La rencontre s’est déroulée en présence du Chef de Cabinet, des directeurs généraux en charge du Commerce, du directeur général de l’API-Mali ainsi que du secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM).
Dès l’entame des échanges, le ministre de l’Industrie et du Commerce a rappelé le caractère stratégique et amical des relations entre le Mali et la Chine, qui se sont progressivement renforcées à travers des partenariats dans plusieurs domaines.
Renforcer la coopération industrielle
Sur le volet industriel, Moussa Alassane Diallo a notamment évoqué les unités sucrières de SUKALA et NSUKALA, deux infrastructures importantes dans la stratégie de développement de la production nationale. Tout en mettant en avant les acquis de cette coopération, le ministre a souligné les défis qui restent à relever afin d’améliorer les performances de ces unités et de renforcer leur contribution à l’économie nationale.
Le secteur pharmaceutique figure également parmi les priorités. Les échanges ont notamment porté sur les discussions avancées avec la partie chinoise concernant la modernisation de l’UMPP, ainsi que la diversification de ses activités.Pour les autorités maliennes, le développement d’une industrie pharmaceutique plus performante constitue un enjeu majeur, notamment pour renforcer les capacités nationales de production et répondre aux besoins de la population.
Textile et transfert de technologies au cœur des priorités
La coopération Mali–Chine devrait également s’intensifier dans le domaine du textile, ainsi que dans le transfert de technologies et de compétences. L’objectif est de faire en sorte que les partenariats noués avec la Chine produisent davantage de valeur ajoutée au Mali, notamment à travers le renforcement des capacités des entreprises et des ressources humaines nationales.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de concrétiser au Mali la politique chinoise de «zéro taxe » accordée à certains pays africains. Pour le département de l’Industrie et du Commerce, cette mesure doit pouvoir constituer un véritable levier pour accroître les exportations maliennes et favoriser l’accès des produits nationaux au marché chinois.
« Le Mali doit être un pays de production et d’investissement »
À travers les différents dossiers évoqués, un message central se dégage : le Mali veut passer davantage d’une logique d’importation à une logique de production et d’investissement. Cette orientation suppose de renforcer les capacités industrielles nationales, de favoriser les investissements, d’attirer davantage de partenaires et de tirer pleinement profit des opportunités offertes par la coopération internationale. Le nouvel ambassadeur du Mali en Chine, Mamadou Sory Dembélé, diplomate expérimenté et fin connaisseur des enjeux du secteur, a pris bonne note des recommandations et des priorités présentées par le ministère.
Cette rencontre lui permet ainsi de disposer d’une meilleure visibilité sur les principaux dossiers économiques et industriels que le département souhaite voir progresser dans le cadre du renforcement de la coopération entre Bamako et Pékin. À travers cette nouvelle dynamique, le Mali entend faire de sa coopération avec la Chine un instrument davantage orienté vers la production locale, l’investissement, le transfert de technologies, la création d’emplois et l’ouverture de nouveaux débouchés pour les produits maliens.
Ibrahima Ndiaye

