(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a reçu en audience, le mardi 29 septembre 2026, une délégation de l’agence de notation Bloomfield Investment Corporation. Cette agence a été sélectionnée pour réaliser une évaluation approfondie du climat des affaires au Mali, un enjeu crucial dans le contexte actuel de développement économique du pays. Ainsi, l’Agence de notation a jugé la note du Mali de perspective stable aux investissements étrangers en continu et cela dans un contexte sécuritaire.
Ces programmes de notation financière ont pour objectif de fournir aux investisseurs une visibilité accrue sur la situation économique et commerciale générale du Mali. Cette transparence est un élément fondamental qui influence les décisions des investisseurs, en particulier lorsqu’il s’agit de mobiliser des ressources sur les marchés financiers. En effet, une notation favorable peut encourager les investissements étrangers et locaux, stimulant ainsi la croissance économique et la création d’emplois.
A l’issue de cette rencontre, introduit par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, le Directeur de mission de Bloomfield, Blanchard Tra Bi, a souligné l’importance de cette réévaluation. Il a précisé que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 » ainsi que dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNEDD) 2024-2033, qui découle de la vision 2063. Cette initiative vise à aligner les efforts de développement du Mali avec les objectifs ambitieux fixés pour l’avenir, en assurant un environnement propice à l’investissement et à la prospérité économique.
Il a tenu à préciser que, malgré les défis sécuritaires et environnementaux qui pèsent sur le pays, le Mali, après un diagnostic approfondi, se démarque par des perspectives économiques stables et encourageantes. Cette résilience se traduit par la capacité du Mali à honorer ses engagements, tant sur le plan national qu’international. Les échanges ont notamment porté sur la place cruciale du secteur privé et de la diaspora dans le développement économique, ainsi que sur l’importance de l’intégration africaine et du développement du capital humain, qui sont des leviers essentiels pour l’avenir du pays.
En réponse à ces préoccupations, le Premier ministre a rappelé la vision prospective du Mali, soulignant l’importance d’une approche proactive face aux défis actuels. Il a également exposé les grandes orientations stratégiques du gouvernement, principalement axées sur l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire, un enjeu fondamental pour instaurer un climat de confiance propice au développement. Il était également question des réformes politiques en cours, qui ont permis d’engager de grands chantiers, tels que la relecture du code minier, visant à optimiser l’exploitation des ressources naturelles, et l’accent mis sur le contenu local pour favoriser l’essor des entreprises maliennes. Pour le Premier ministre, l’objectif est clair et ambitieux : il s’agit d’atteindre une croissance de 10 % à l’horizon 2033, un but qui nécessite la mobilisation de toutes les forces vives de la nation et une coopération étroite avec les partenaires internationaux.
Pour y parvenir, de nombreux cadres de concertation et de partenariat ont été soigneusement élaborés avec le secteur privé, tant au niveau national qu’au niveau confédéral, afin de favoriser une collaboration efficace et durable. Ces initiatives visent à établir un dialogue constructif entre les acteurs publics et privés, permettant ainsi de créer un environnement propice à l’innovation et à la croissance économique. Le Premier ministre a également souligné l’importance des efforts déployés par le gouvernement pour apaiser le climat social, un aspect essentiel pour garantir la stabilité et la cohésion au sein de la société malienne.
Dans son discours, le Chef du gouvernement a particulièrement insisté sur la nécessité de diversifier les partenaires économiques, en veillant à ce que cette diversification se fasse dans le respect des intérêts souverains du Mali. Cette approche stratégique vise à renforcer l’autonomie économique du pays tout en ouvrant la voie à des collaborations fructueuses avec des investisseurs étrangers. En ce qui concerne l’impact économique de la diaspora, le Premier ministre a préconisé une évaluation approfondie des investissements réalisés, en mettant l’accent sur ceux qui, bien que non productifs, ont un impact social significatif. Cette « photographie » des investissements permettra de mieux comprendre les contributions de la diaspora et d’orienter les politiques publiques en conséquence.
In fine, il s’agit d’axer les investissements sur de grands projets structurants et productifs, qui non seulement stimuleront l’économie nationale, mais aussi créeront des emplois durables et amélioreront les conditions de vie des Maliens. Ces projets doivent être pensés comme des leviers de développement, capables de transformer le paysage économique du pays et de répondre aux défis contemporains auxquels il fait face.
Moussa KONÉ

