Au Burkina Faso, l’État sécurise 40 milliards de FCFA sur le Marché Financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le mercredi 7 octobre 2026, un événement financier marquant a eu lieu lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une somme impressionnante de 40 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA. Cette opération a été réalisée à l’issue d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3, 5 et 7 ans, orchestrée en collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans le domaine des titres publics dans la région.

L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant total de 40 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs s’est révélé bien au-delà des attentes. En effet, le montant des soumissions globales a atteint un impressionnant total de 73,350 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’un vif intérêt pour ces instruments financiers. Ce chiffre traduit un taux de couverture du montant mis en adjudication de 183,38 %, illustrant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité et la viabilité des titres émis par le trésor burkinabé.

Après l’analyse des soumissions, le montant retenu pour cette opération s’est élevé à 40 milliards de FCFA, tandis que 33,350 milliards de FCFA de soumissions ont été rejetées, ce qui a conduit à un taux d’absorption de 54,53 %. Ce taux d’absorption, bien qu’inférieur à celui des soumissions, reste un indicateur positif de l’engagement des investisseurs envers les obligations d’État.

Pour les investisseurs dont les soumissions ont été retenues, les rendements promis sont également très attractifs. Ils bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 3,73 % pour les bons assimilables du trésor d’un an, tandis que ceux qui ont opté pour les obligations de 3 ans recevront un rendement de 7,01 %. Les obligations de 5 ans offriront un rendement légèrement supérieur de 7,44 %, et celles de 7 ans, quant à elles, afficheront un rendement de 7,39 %. Ces rendements reflètent non seulement la santé du marché financier burkinabé, mais aussi l’attrait croissant des titres publics dans la région de l’UEMOA, renforçant ainsi la confiance des investisseurs dans l’économie locale.

Le Trésor Public burkinabé a pris un engagement clair et ferme envers ses investisseurs en annonçant le remboursement du capital des bons émis. Ce remboursement est prévu pour le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 6 octobre 2027. Cette promesse de remboursement témoigne de la solidité et de la fiabilité de l’État burkinabé dans la gestion de ses obligations financières. De plus, les intérêts associés à ces bons sont payables d’avance, ce qui signifie qu’ils seront précomptés sur la valeur nominale de ces bons, offrant ainsi une certaine sécurité financière aux investisseurs dès le départ.


En ce qui concerne les obligations, l’émetteur a également pris des engagements similaires, garantissant le remboursement du capital le premier jour ouvré suivant la date d’échéance. Pour les obligations de 3 ans, la date d’échéance est fixée au 8 octobre 2029, tandis que pour celles de 5 ans, elle est prévue pour le 8 octobre 2031, et pour les obligations de 7 ans, la date d’échéance est le 8 octobre 2033. Ce calendrier de remboursement est conçu pour offrir une prévisibilité aux investisseurs, leur permettant de planifier leurs finances en conséquence. Les paiements d’intérêts, quant à eux, seront effectués annuellement, avec un taux d’intérêt de 6 % pour les obligations de 3 ans, de 6,20 % pour celles de 5 ans, et de 6,40 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Cette structure de rémunération est attrayante pour les investisseurs, leur garantissant un retour sur investissement compétitif et stable au fil des ans.

Moussa KONE

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