(CROISSANCE AFRIQUE)-Le premier ministre de la Transition, le Général de Brigade Abdoulaye Maïga a présidé la 5 ème réunion des ministres de l’industrie et du commerce de la Confédération des États du Sahel et le Secteur privé.
C’était le lundi 28 Septembre 2026 à l’hôtel Radisson Collection en présence des trois ministres de l’industrie et du commerce qui sont M. Alassane Diallo du Mali, M. Serge Gnaniodem Poda du Burkina Faso et M. Abdoulaye Seydou du Niger.
L’objectif est de bâtir un espace Confédéral solidaire, fort et intégrer au profit des populations de la Confédération.
Heureux de prendre la parole, M. Abdoulaye Seydou a transmis les salutations fraternelles de son Excellence le Général Abdourahamane Tiani, président du Niger à son homologue et à l’ensemble du peuple malien.
Il a souligné que cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne historique scellée par nos chefs d’États《《 Elle concrétise notre volonté de faire de l’intégration Africaine économique, industrielle et commerciale, le moteur principal de notre souveraineté et du bien être de nos populations. Après les Étapes marquantes de Bamako, Ouagadougou et Niamey, nos réunions ministériels tripartites et notre dialogue permanent avec le secteur privé apporte la preuve que l’AES n’est pas seulement une alliance stratégique mais aussi une réalité économique en construction.
Les travaux de qualité conduits par nos experts durant ces 2 jours soumis à notre examen étaient de qualité. Nous devons harmoniser notre cadre légal, capitaliser les capitaux vers la valorisation locale de nos immenses ressources naturels, l’exportation de nos matières premières à l’état brut que nous devons définitivement stopper ; la lutte contre la fraude et la concurrence déloyale avec l’adoption d’un projet de décision de routes qui va permettre de conjuguer nos efforts pour faire face à ce fléau et mieux protéger l’économie Confédérale 》》a t-il indiqué.
À son tour, M. Poda a rappelé que la 4 ème réunion tenue à Ouagadougou en juin dernier les a permis de réviser le plan d’action prioritaire 2026 et la feuille de route de l’an II de la présidence par le Burkina Faso.
La présente réunion de Bamako selon lui, est celle du renforcement de l’intégration économique dans l’espace AES à travers la mise en œuvre de leur plan d’action révisé et adopté au cours des précédentes rencontres.
Leur présence témoigne selon le ministre du Faso, de leur engagement à transformer la vision de nos chefs d’États en une réalité à travers la mise en place d’une économie solide, dynamique, pragmatique et répondant au inspiration de bien être des populations de notre espace. Cette vision ajoute t-il, s’articule autour des priorités clair qui doit guider nos actions à savoir la construction d’un véritable marché Confédérale, l’industrialisation resolue de nos économies, la promotion sans complexe de notre secteur privé patriotique de notre artisanat et ce principe cardinal qui est de consommer ce que nous produisons et de produire ce que nous consommons.
Il s’est aussi permis de rappeler deux mesures dont la mise en œuvre contribueraient à consolider notre espace commun d’où le renforcement de l’investissement commun endogène AES et de la concertation régulière publique privée qui sont des leviers essentiels pour booster l’économie de notre espace et la mise en place de l’infrastructure qualité au sein de l’AES, condition pour que nos produits Made in AES répondent aux standards de haut niveau en terme de qualité et de sécurité.
Quant au premier ministre, il a indiqué qu’en portant sur les fonds baptismaux sur l’AES le 6 juillet 2024 à Niamey, les chefs ont voulu apporter des réponses concrètes aux défis essentiels auxquels sont confrontés nos États depuis plus d’une décennie auxquels figurent les problèmes sécuritaires complexes dont le terrorisme.
Le Général de Brigade Abdoulaye Maïga a également mentionné que l’AES a besoin d’un secteur privé compétitif afin de devenir une puissance économique en Afrique de l’Ouest voir sur le continent et dans le monde.
L’AES s’engage selon lui, sur la voix de la construction d’une puissance économique régional en Afrique.
Il a aussi mis l’accent sur certains grands axes issues de la rencontre de Ouagadougou d’où le développement industriel de la compétitivité du secteur privé dans notre Confédération ; l’amélioration du climat des affaires et l’attractivité aux investissements directs étrangers ; la normalisation de l’amélioration de la qualité des produits dans notre Confédération ; la lutte contre la fraude et la concurrence déloyale et la création d’un central d’achat. La mise en œuvre de ce plan selon lui, nécessite un partenariat dynamique entre le gouvernement et le secteur privé de la Confédération.
Il a aussi précisé que l’agenda économique sous-régional par la nouvelle année à venir ainsi que les négociations des nouvels accords de la CEDEAO pour fixer de nouvels rapports entre les 2 entités, les exige d’accéder la mise en place fortement intégrée.
Kadidia Doumbia

