(CROISSANCE AFRIQUE)-À la suite de la publication de l’article intitulé : « Afitech et le masque de Sharp Vision: Quand la régulation des jeux devient une affaire privée » et signé de Croissanceafrik, Sharp Vision a souhaité rédiger une réponse que nous publions.
Sur le lien allégué avec la société Afitech
L’article indique que : « Depuis 2020, Afitech est présenté comme le partenaire technique chargé de moderniser les systèmes de la LONASE. Mais son contrat, attribué sans appel d’offres, a échappé au Code des marchés publics sous couvert d’un “partenariat technique”. Un rapport d’expertise judiciaire a révélé un fait accablant : cent millions de francs CFA ont été versés avant toute exécution de service. »
Sharp Vision tient à préciser qu’elle n’entretient aucun lien capitalistique ou opérationnel avec la société Afitech. Elle intervient exclusivement en qualité de partenaire technologique.
Les contrats attribués à la société Afitech au Mali ou au Sénégal relèvent de procédures d’entente directe conformes aux réglementations locales en vigueur. Sharp Vision n’est en aucun cas partie prenante de ces contrats, ayant uniquement agi comme fournisseur technologique, sans implication dans les relations contractuelles conclues avec les autorités adjudicatrices.
Sur les accusations de manque de transparence dans l’attribution des marchés
L’article indique que : « Sharp Vision […] décroche des contrats hors procédures transparentes […] puis se substitue progressivement aux autorités publiques dans la régulation. »
Sharp Vision conteste fermement ces affirmations. La société n’a jamais bénéficié d’attributions en dehors des cadres légaux applicables.
Les projets qui lui ont été confiés, notamment en Guinée et en République démocratique du Congo, ont été obtenus à l’issue de procédures d’appels d’offres formelles, conduites par les autorités compétentes.
Le choix du mode de passation relève exclusivement des autorités publiques concernées. Sharp Vision intervient uniquement dans le cadre défini par les États. Le secteur de la régulation des jeux d’argent demeure concurrentiel, et les autorités conservent une entière liberté dans le choix de leurs partenaires.
Le développement de Sharp Vision repose sur des procédures encadrées, des appels d’offres et des cycles de décision exigeants, dans un environnement où la concurrence est effective.
Sur sa présence en Afrique
Il est indiqué dans l’article que « Sharp Vision n’est pas une inconnue dans le paysage africain. Cette société française s’est fait une spécialité de la régulation privée des jeux dans plusieurs pays : Bénin, Guinée, Cameroun, République centrafricaine… ».
Sharp Vision précise qu’elle n’est pas présente dans l’ensemble des pays mentionnés. À ce jour, Sharp Vision opère au Sénégal, Bénin, Guiné Conacry, Mali et République Démocratique du Congo (RDC).
Sur les coûts, la transparence financière et l’influence supposée.
L’article avance que : « […] un manque de transparence, une opacité financière persistante et […] une prise d’influence progressive sur la régulation du secteur. ». Sharp Vision rappelle qu’elle fournit exclusivement une solution technologique. Les autorités nationales demeurent pleinement autonomes dans son exploitation.
Chaque projet comprend un dispositif structuré de formation et de transfert de compétences, permettant aux équipes locales d’utiliser la plateforme de manière indépendante. En outre, les États conservent l’intégralité de leurs données sur un cloud souverain et restent libres de recourir, à tout moment, à un autre partenaire technologique.
L’entreprise agit exclusivement comme prestataire technique, à la demande des gouvernements, et met sa technologie au service de choix souverains définis par les autorités publiques. Les paramètres de régulation, les règles d’analyse et les décisions relèvent entièrement des États.
Sur l’affaire Lat Diop
Il est indiqué que « Le cas le plus révélateur [de la frontière entre prestataire technique des paris en ligne et acteur économique est brouillée] : l’affaire Lat Diop et Honoré Gaming ». Sharp Vision n’est ni impliquée de près ni de loin dans l’affaire dite « Lat Diop ».
Nous contestons avec la plus grande fermeté toute allégation ou insinuation visant à associer Sharp Vision à cette affaire, auxquelles aucun élément factuel ne permet de donner crédit.
Nous regrettons que certains propos puissent entretenir des confusions injustifiées, contraires aux exigences de rigueur, de sérieux et d’éthique qui doivent prévaloir dans le débat public. Sharp Vision n’est en aucun cas concernée par cette affaire et ne fera pas davantage de commentaires à ce sujet.
Sur les liens allégués avec Honoré Gaming
L’article indique que : « les deux sociétés partagent la même direction et le même actionnariat […] faisant de Sharp Vision un acteur juge et partie. »
Sharp Vision dément catégoriquement ces affirmations.
Sharp Vision et Honoré Gaming sont des entités juridiquement, matériellement et opérationnellement distinctes. Elles disposent de directions, d’équipes, de salariés et de locaux propres. Aucune fonction exécutive, décisionnelle ou opérationnelle n’est exercée de manière croisée entre les deux structures.
Cette séparation constitue un principe fondamental. La crédibilité de Sharp Vision repose sur sa neutralité, sa fiabilité et sa capacité à agir exclusivement dans l’intérêt général. Toute confusion entre des activités de régulation et des activités commerciales serait incompatible avec sa mission ainsi qu’avec les exigences de confiance des États partenaires.
Par ailleurs, Sharp Vision développe depuis sa création ses propres solutions technologiques de manière autonome et indépendante de Honoré Gaming. Elle conçoit et fait évoluer en interne l’ensemble de ses outils, sur la base de son expertise propre et de ses capacités d’innovation, dans une logique pleinement indépendante.
Affaire à suivre.

