Au Burkina Faso, l’industrie aurifère génère 1,4 milliards de dollars de recettes budgétaire en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le secteur aurifère confirme son rôle central et prépondérant dans l’architecture économique et budgétaire nationale, jouant un rôle clé dans la stratégie de développement du pays. 

En effet, la production d’or, moteur essentiel de l’économie, a généré plus de 776 milliards FCFA (l’équivalent de 1,4 milliard de dollars) de recettes budgétaires au 31 décembre 2025, atteignant ainsi un niveau historique qui non seulement souligne la performance et la résilience du secteur minier face aux défis tant internes qu’externes, mais également illustre l’efficacité des réformes audacieuses et ciblées engagées par les autorités burkinabées.

Ces chiffres impressionnants, qui témoignent d’une dynamique économique encourageante, ont été révélés par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de son exposé percutant sur la situation de la Nation, prononcé ce 30 janvier à Ouagadougou. Dans un contexte où le Burkina Faso s’efforce de consolider sa souveraineté économique tout en valorisant de manière accrue ses ressources nationales, cette présentation s’inscrit dans un cadre plus large d’amélioration continue des conditions de vie des populations grâce à une gestion rigoureuse et ciblée des revenus miniers. Ces efforts sont fondamentaux pour renforcer la position du pays sur la scène internationale, tout en soutenant des projets de développement durables visant à transformer la richesse minérale en investissements fructueux pour l’avenir.

En 2025, la production aurifère nationale a franchi le seuil impressionnant de 94 tonnes, un chiffre qui témoigne de l’essor remarquable de ce secteur stratégique. Parmi ces 94 tonnes, près de 43 tonnes proviennent de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, une composante qui, jusqu’à récemment, était souvent marginalisée dans les statistiques officielles et peinait à obtenir la reconnaissance qu’elle mérite. Cependant, avec le temps et grâce à une structuration améliorée ainsi qu’à une intégration progressive dans les circuits formels, cette partie de l’industrie minière est désormais considérée comme un segment stratégique essentiel de la chaîne de valeur minière. Cette évolution est d’autant plus significative qu’elle ne se limite pas aux aspects économiques ; au-delà des recettes fiscales directes générées par ce segment croissant, le secteur minier a également contribué à hauteur de plus de 85 milliards FCFA aux fonds miniers de développement, ce qui renforce considérablement les capacités de financement des collectivités territoriales. Ces ressources sont essentielles pour la mise en œuvre de projets d’exploitation sociale dans les zones touchées par l’exploitation minière, permettant ainsi de soutenir des initiatives d’amélioration des conditions de vie locales.

Un autre fait marquant de l’exercice 2025 a été la lutte intensifiée contre la fraude et l’exploitation minière illicite, qui a pris une ampleur jamais vue auparavant. Selon les déclarations du gouvernement, ces actions rigoureuses ont permis de sécuriser des recettes supplémentaires estimées à plus de 100 milliards FCFA, un montant considérable qui a joué un rôle crucial dans la réduction significative des pertes de revenus pour l’État et a également servi à réaffirmer son engagement à encadrer et à réguler le secteur minier de manière plus efficace et responsable. Cette démarche vise à garantir non seulement la viabilité économique du pays à long terme, mais également la protection des intérêts des communautés locales qui dépendent de l’exploitation de ces ressources naturelles précieuses.

La montée en puissance de la Société de participations minières du Burkina (SPMB), véritable bras armé de l’État burkinabé dans le secteur minier, marque une étape décisive et stratégique dans la mise en œuvre de la politique nationaliste des ressources naturelles. En effet, en 2025, pas moins de 11 actifs miniers clés ont été cédés par l’État à cette entité, dans le but explicite de relancer des sites emblématiques qui ont une importance indéniable pour l’économie nationale, tels que Perkoa, Inata, Kiéré, Kalsaka, Tambao et Taparko. Cette approche novatrice traduit une volonté claire et résolue de reprendre le contrôle des actifs stratégiques dont dispose le pays, d’optimiser leur exploitation efficace et durable, et de maximiser les retombées économiques positives pour le Burkina Faso, et ce, dans un contexte de recomposition complexifié des rapports entre États africains et les puissantes industries extractives souvent critiquées pour leur manque de transparence et d’implication locale.

Parallèlement aux efforts concentrés autour de l’extraction de l’or, qui demeure un pilier central de l’économie burkinabé, le Burkina Faso prend des mesures audacieuses pour consolider sa base minière diversifiée avec la mise en service, également en 2025, de 34 nouvelles carrières industrielles. Parmi celles-ci, on trouve 22 carrières de granite, 4 carrières de tuf et 6 carrières de calcaires dolomitiques. Cette diversification minière n’est pas simplement une réponse aux besoins du marché, mais elle contribue également de manière significative à soutenir les secteurs du BTP (bâtiment et travaux publics) et des infrastructures en plein essor, tout en réduisant la dépendance aux importations de matériaux de construction essentiels, ce qui est crucial pour le développement économique et la souveraineté de la nation.

Mariam KONE 

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