(CROISSANCE AFRIQUE)-Au premier semestre de l’année 2026, la société Holcim Maroc, un acteur majeur dans le secteur de la cimenterie, a fait face à un repli significatif de 8% par rapport aux résultats du premier semestre de 2025, selon les comptes consolidés publiés par la direction de l’entreprise.
Ce déclin est particulièrement préoccupant dans un marché où la concurrence est de plus en plus féroce et où les attentes des investisseurs sont élevées. Le résultat net de l’entreprise s’est élevé à 843 millions de dirhams (MDH), en baisse par rapport aux 918 MDH enregistrés au 30 juin 2025, ce qui soulève des questions sur la stratégie de l’entreprise et sa capacité à s’adapter aux fluctuations du marché.
En ce qui concerne le chiffre d’affaires consolidé, celui-ci a également montré un léger repli de 0,2%, se chiffrant à 4 152 MDH contre 4 159 MDH au premier semestre de l’année précédente. Cette stagnation des revenus est un indicateur préoccupant, surtout dans un secteur où la croissance est souvent synonyme de santé économique. L’équipe dirigeante de Holcim Maroc a attribué cette baisse à un recul de 1,3% du marché domestique du ciment au cours du premier semestre 2026, un phénomène en grande partie causé par la forte pluviométrie observée au premier trimestre. Cependant, il est important de noter que cette tendance a été quelque peu atténuée par un dynamisme retrouvé sur le marché au cours du deuxième trimestre, ce qui laisse entrevoir une possible reprise.
Quant au résultat d’exploitation courant, il a connu une baisse de 5,2%, atteignant 1 655 MDH contre 1 747 MDH au 30 juin 2025. La direction de l’entreprise a expliqué que cette évolution défavorable s’explique principalement par la diminution des ventes, couplée à une hausse des prix des combustibles, ce qui a eu un impact direct sur les coûts de production. Cette situation soulève des interrogations sur la gestion des coûts et la capacité de Holcim Maroc à naviguer dans un environnement économique en constante évolution, tout en maintenant sa position sur le marché et en répondant aux besoins croissants de ses clients.Quid des perspectives ? Sur ce point, les responsables de la société de cimenterie avancent que « les perspectives de croissance du marché du ciment demeurent favorables au deuxième semestre, soutenues par les investissements en infrastructures liés à la préparation de la Coupe du Monde 2030, les grands projets d’investissement annoncés ainsi que la poursuite du programme d’aide directe au logement sur le segment Bâtiment. » Cette affirmation s’inscrit dans un contexte où le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est en pleine mutation, avec une demande croissante pour des matériaux de construction durables et innovants.
Selon eux, en ligne avec la stratégie « NextGen Growth 2030 » du Groupe Holcim, Holcim Maroc ambitionne de consolider son positionnement en tant que partenaire de référence du secteur du BTP et de contribuer à la construction durable au Maroc. Cette ambition se traduit par une volonté claire de répondre aux défis contemporains, notamment en matière de durabilité et d’efficacité énergétique.
« Son approche repose sur le développement de l’activité ciment et des solutions constructives, le déploiement d’offres différenciatrices et créatrices de valeur adaptées à chaque segment de marché, l’amélioration continue de l’expérience client, l’excellence opérationnelle et la durabilité », ajoutent-ils.
En effet, l’entreprise met un point d’honneur à innover dans ses produits, en intégrant des technologies de pointe qui favorisent une utilisation responsable des ressources. Cela inclut le développement de ciments à faible empreinte carbone, ainsi que des solutions adaptées aux exigences spécifiques des projets d’infrastructure liés à la Coupe du Monde 2030.
Notons que Holcim Maroc se positionne non seulement comme un acteur clé dans le secteur, mais également comme un leader en matière de responsabilité sociale et environnementale, s’engageant à bâtir un avenir où la croissance économique va de pair avec le respect de l’environnement.

