(CROISSANCE AFRIQUE)-La première session ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) s’est tenue le 2 avril 2026, dans un contexte économique mondial en constante évolution.
Lors de cette réunion cruciale, les membres du CPM ont minutieusement analysé les prévisions économiques qui indiquent une baisse significative de la croissance, projetée à seulement 2,9% pour l’année 2026.
Ce ralentissement soulève des préoccupations quant à la stabilité économique de la région. Parallèlement, le taux d’inflation est prévu à 2,3%, ce qui, bien que relativement modeste, pourrait avoir des répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages et la consommation. De plus, le déficit budgétaire devrait se réduire à 2,2% du PIB, une amélioration qui pourrait offrir une certaine marge de manœuvre pour des investissements futurs.
En ce qui concerne la politique monétaire, les taux directeurs de la Beac demeurent inchangés, avec un taux d’intérêt des Appels d’offres fixé à 4,75%, une décision qui reflète une volonté de maintenir la stabilité financière dans un environnement incertain.
À l’échelle mondiale, les prévisions annoncent une croissance de 3,3% en 2026, mais des incertitudes persistent, notamment en raison des tensions géopolitiques croissantes et du conflit au Moyen-Orient, qui pourraient influencer les marchés et les flux d’investissement.
Notons que cette réunion du CPM a donc été marquée par une réflexion approfondie sur les défis à venir et les stratégies nécessaires pour naviguer dans cette conjoncture complexe.
Korotoumou Sylla

