(CROISSANCE AFRIQUE)- Au cours du mois de février 2026, l’indice des prix à la consommation en Tunisie a enregistré une petite augmentation de 0,1% par rapport au mois précédent, c’est-à-dire janvier 2026, selon les données fournies par l’Institut National de la Statistique (INS) de ce pays, qui est chargé de surveiller et d’analyser les variations économiques.
Cette légère hausse peut avoir des implications sur le pouvoir d’achat des consommateurs tunisiens, affectant particulièrement les ménages à revenus modestes qui doivent faire face à des hausses de prix.
« Cette augmentation est principalement due à la hausse des prix du groupe des produits alimentaires, qui a connu une élévation notable de 1,3% », souligne l’INS dans son rapport détaillé. En revanche, ajoute cette structure officielle, les prix du groupe Habillement et chaussures ont connu une diminution significative de 4,6%, notamment à l’occasion des soldes d’hiver, ce qui pourrait offrir des opportunités intéressantes pour les consommateurs cherchant à renouveler leur garde-robe à des prix plus abordables.
« Sur un mois, les prix du groupe Alimentation ont augmenté de 1,3%, en grande partie en raison de la hausse des prix du poisson frais, qui a augmenté de 3%, mais aussi de la viande ovine qui a subi une hausse de 2,9%, tandis que les fruits frais ont vu leur coût grimper de 2,8%, et la volaille, quant à elle, a connu une augmentation de 2,1% », a avancé l’INS lors de la présentation de ces chiffres.
Cette situation économique souligne l’évolution des tendances de consommation et les défis auxquels sont confrontés les consommateurs tunisiens dans un contexte où l’inflation révèle des disparités dans la dynamique des prix parmi les différentes catégories de biens.En revanche, une analyse des tendances du marché des huiles alimentaires révèle une diminution notable des prix de 0,3%.
Cette tendance à la baisse des prix contraste avec d’autres secteurs, notamment celui de l’habillement, où les prix des produits se replient de manière significative de 4,6%. Ce repli s’explique en grande partie par le début tant attendu de la saison des soldes d’hiver, une période pendant laquelle les consommateurs cherchent à faire des économies sur leur garde-robe.
Plus précisément, les prix des articles d’habillement diminuent de 4,8%, tandis que ceux des chaussures enregistrent une baisse de 4,7%. Les accessoires d’habillement, quant à eux, voient leurs prix chutés de 1,2%, et les tissus également se replient de 1%, témoignant d’une volonté du marché de s’ajuster à la demande actuelle des consommateurs.
Par ailleurs, en février 2026, le taux d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, a montré un recul significatif à 4,6%, après avoir enregistré un taux de 4,9% en janvier 2026. Cela suggère une stabilisation progressive des prix dans certains secteurs. En revanche, les prix des produits libres, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas soumis à un contrôle strict, ont connu une augmentation marquée de 6,1% sur une base annuelle. De leur côté, les prix des produits encadrés, bien que moins volatils, ont également augmenté, mais à un rythme plus modéré de 0,8%.
En ce qui concerne les produits alimentaires, ceux qui sont non encadrés ont subi une hausse de 7,6%, révélant une pression inflationniste persistante sur ce secteur, alors que les produits alimentaires à prix encadrés n’ont enregistré qu’une modeste augmentation de 0,2%.
Abdoulaye KONÉ

