(CROISSANCE AFRIQUE)-La directrice de la plateforme Scandin Africa Group, Mme Madeleine Taylor Mendy nous a accordé un entretien pour s’exprimer sur les futures stratégies et politiques à adopter face à l’hégémonie des grandes puissances qui s’accusent mutuellement autour des ressources naturelles de notre continent, l’Afrique. Dans cet entretien, Madeleine Taylor Mendy est restée focus sur son objectif : Selon elle, l’Afrique doit conscientiser ses dirigeants mais aussi sa jeunesse à aller tisser de la coopération avec les pays Nordiques le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l’Islande etc.…
Pour ce faire, les bonnes nouvelles d’Afrique sont assez rares. Elles (nouvelles) tombent en compte goutte comme une pluie tropicale. C’est exactement ce que cherche le peuple d’Afrique. Ces bonnes nouvelles sont appuyées par l’avènement du numérique en Afrique. Mais, constat est amer. En Afrique, la transformation numérique pourrait changer la donne pour le continent africain. Elle représente l’occasion de dynamiser la croissance économique et l’industrialisation, de réduire la pauvreté et d’améliorer la vie des populations. Lisez plutôt
CROISSANCE AFRIQUE : Pouvez-Vous, vous présentez à nos lecteurs et ?
Madeleine Taylor Mendy : Je suis la fondatrice de (Scandin Africa Group ), c’est la plateforme de mise en information des acteurs économiques africains. Lorsque, je suis arrivée à (Scandin Africa Group ). j’accompagne également les structures et des États qui ont de bonnes garanties recherchant des financements et j’ai aperçue que les acteurs Danois et Suédois sont très peu présents en Afrique. Mais je remarque également que les acteurs économiques de l’Afrique sont très présents dans l’environnement économique de Danemark. Je suis née en France et grandie au Danemark, j’ai 49 ans, mariée et mère d’un enfant.
Donc j’ai décidé de créer cette plateforme. C’est une structure qui met en relation des acteurs divers horizons. J’ai voulu redéfinir les rôles et les taches en proposant un partenariat équitable parce qu’étant née en France, grandie dans les pays nordistes. On s’est vite aperçu que les pays occidentaux avaient pris un avantage sur nos pays. Je ne trouvais pas juste, parfaire par équitable le partenariat qui avait entre l’Afrique et l’occident. Donc j’ai voulu la redéfinir à ma manière avec l’opportunité que j’ai eue des parents, issues de l’immigration.

CROISSANCE AFRIQUE : l’Afrique, un continent en pleine mutation vers l’émergence. Alors, vous, en tant qu’acteurs (trices) majeures du développement qui sert de pont entre l’Afrique et l’Europe, quelles sont des réflexions que vous menez au niveau de votre structure afin d’apporter des solutions idoines aux dirigeants et décideurs du continent ?
Madeleine Taylor Mendy: Je fais parti de la première génération dont les parents sont issues de l’immigration. Donc du coup, je ne veux lier cela à mon identité d’origine africaine. Née en Europe, j’essaie de combiner le tout pour apporter au continent africain mon expérience. Ce continent qui se murit et qui aspire au retour ses enfants, puis que je compte parmi ses enfants. J’essaye d’apporter également ma contribution au développement notre continent, l’Afrique.
J’ai crée cette plateforme en 2015, comme nous savons tous que l’Afrique dispose toutes les matières premières, pour mener des réflexions et de savoir ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses en Afrique. Il s’agit d’un continent qui est béni. Nous avons besoin justement de l’expertise pour la transformation du continent. Voila, pourquoi, j’ai voulu me positionner dans un domaine précis. Celui de la transformation des matières, des produits agricoles et cela, en essayant de manière très frontale de concurrencer la France dans les marchés qu’elle a prise pour acquis en Afrique.
Les nouvelles technologies sont plus ou moins des secteurs dans lesquels, je voudrais me lancer parce que la technologie en Afrique, c’est la vraie révolution. Aujourd’hui, nous pouvons avoir avec son téléphone, communiquer avec la grand-mère aux fins fonds du village. La technologie sera la véritable révolution en Afrique. Nous devons savoir que nous avons, une jeunesse croissante en Afrique, qui représentera 60 % de la population au monde d’ici 2040. Cette jeunesse a une moyenne d’âge qui se situe entre 20 et 35 ans.
CROISSANCE AFRIQUE : Observatrice avertie, défenseure de l’Afrique, Avez un événement futur dans les jours à venir ? Et pensez vous que la jeunesse Africaine peut jouer un rôle majeur dans l’exécution des politiques volontaristes qui permettront de changer la donne ?
Madeleine Taylor Mendy : Oui, ma partition pour la (Scandin Africa Group ) va organiser un forum dont votre média pourra peut être participé. L’idée, est de véritablement diversifier, intensifier les activités. Comme vous le voyez aujourd’hui, avec l’avènement des médias émergents, notamment les réseaux sociaux, et autres support de communications, les anciens pays colonisateurs n’ont plus le vent en poupe. Parce que, tout simplement, la jeunesse Africaine s’est réveillée. Les marchés qui ont été octroyés par la corruption massive, sont dénoncés en longueur de journée. Surtout, avec le marché émergent, la jeunesse africaine a été conscientisée sur le combat que mène le continent africain. Vous savez, nous avons les mêmes schémas avec les intervenants, les mêmes acteurs économiques, et les mêmes résultats. Aujourd’hui, nous devons être à mesure de changer la donne. Et cela dépendra à nous même. Nous les africains, nous ne sommes pas des européens. Nous devrons être munis d’une arme panafricaine pour pouvoir relever et réaliser des projets, notamment à travers des actions qui doivent avoir uniquement un intérêt pour l’émergence du continent africain. Notre rayonnement se fera au fur et à mesure. Il y a besoin d’une réelle prise de conscience. Sans prise de conscience, nous allons retourner sur les mêmes chemins.

CROISSANCE AFRIQUE : Avec l’Intensification de la digitalisation des Infrastructures numériques en Afrique, est ce que les dirigeants du continent doivent diversifier ou intensifier les investissements dans le secteur du numérique ou nous devons privilégier la formation ?
Madeleine Taylor Mendy : L’idée c’est cela. Avant de diversifier les investissements dans le secteur numérique, la première chose qu’il faut, c’est conscientiser nos dirigeants. Là, il y a un autre travail à faire. C’est-à-dire, les ministères de l’économique numérique en Afrique qui doivent être, des plus importants portefeuilles du contient. Si nous donnons à un jeune un ordinateur, il y aura une possibilité d’avoir de la formation sur la technologie digitale ou numérique.
Je dirais qu’on doit essayer de former cette jeunesse Africaine. Pourtant, ce n’est pas compliqué. Il faut véritablement que les dirigeants prennent conscience. Le sillage, sur lequel, le continent est attendu, je dirais qu’aucun autre pays au monde, ne fera une mainmise. Nous devons éveiller la jeunesse et lui donner tous les outils nécessaires pour qu’il puisse au travers des web digitaux créer dans tout le continent africain des politiques de développement. Surtout, cet expérience est très facile avec les partenaires suédois, ou a d’ailleurs, été commencé au Rwanda, au Royaume du Maroc et en en Guinée. Le but est de pouvoir guider vers la création du web numérique et de permettre aux acteurs digitaux via la jeunesse afin de s’occuper à ns propres besoin et à nos propres consommations. D’autres parts, il s’agira de pouvoir s’employer chez nous en Afrique de façon autonome. Voila pourquoi, les nordistes ont une avance dans la nouvelle technologie. Ils ont capitalisé seuls, les ressources qu’ils avaient, la matière première. Ils ont réussi le pari de digitaliser de tous leurs systèmes administratifs, ainsi que les systèmes bancaires. Le deuxième avantage, c’est la numérisation des collectes de taxes et notamment l’une des structures pour laquelle je travaille s’est attaquée à un marché particulier, c’est le marché des taxes privés sur le secteur informel qui représente gros déficit et manque à gagner pour les Etats. Le secteur informel représente à peu près 80% de la population, qui n’est pas bancarisée. Donc, il permettra d’identifier et de numériser ce secteur informel vers le formel.
CROISSANCE AFRIQUE : Avez-vous, un message à lancer à l’endroit de la jeunesse du continent afin qu’elle s’intéresse au développement de l’Afrique, mais aussi les exhortée à aller vers les pays nordiques pour acquérir un partenariat gagnant-gagnant ?
Madeleine Taylor Mendy : C’est tout simplement d’offrir la possibilité d’avoir des compétences et de voir comment reformer cette jeunesse, et comment l’intéresser au développement de son continent. Pour cela, il faut une grande médiation. Nous allons bâtir le continent africain. Aujourd’hui, nous avons la possibilité via les réseaux. Cette Union se fera à travers des jeunes qui doivent être formés. Ils vont pouvoir créer, et vont pouvoir nous apporter la possibilité de développer des technologies avancées et qui sont propres à consommer par le continent africain et pour l’Afrique. Il s’agit des technologies qui sont consommées en fonction de nos écosystèmes. Donc, j’invite les Etats africains à faire une volteface vers les pays nordiques notamment le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l’Islande.
Focus sur le parcours d’une valeureuse personnalité du continent:
Titulaire d’une licence en journalisme de l’Académie audiovisuelle de Paris, Madeleine Taylor Mendy s’est spécialisée en ingénierie des Affaires Internationales à l’Ecole Nationale Supérieure de Paris. La Franco-Bissau guinéenne a obtenu une certification en management de l’innovation et de la transformation digitale à l’International Business Management Institute de Berlin, et une autre en développement des Affaires et leadership au Copenhagen Business School (CBS). Depuis Août 2022, Mme Madeleine Taylor Mendy est membre du Conseil d’administration d’une importante institution financière danoise, la Nordic Global Investment Foundation (NGIF) et également ancienne Directrice Stratégique pour le développement des projets et des investissements de cette institution.
Ce n’est pas tout, l’ancienne conseillère spéciale du Gouvernement et représentante spéciale de la République de Guinée Bissau en Scandinavie (de 2019 à 2020) a responsabilité de représenter la Nordic Global Investment Foundation (NGIF) sur le continent détient un grand réseau axé sur le financement de projets d’infrastructure dans le domaine social et humanitaire répondant aux Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés par les Nations Unies.
Réalisée par Daouda Bakary KONE