(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée-Bissau, un événement marquant s’est produit sur le marché financier de l’UMOA, où le pays a réussi à lever une somme impressionnante de 7,5 milliards FCFA.
Cette opération a été réalisée à la suite d’une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor d’une durée de 3 ans. L’événement a eu lieu le lundi 12 octobre 2026, en collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans la gestion des titres publics dans la région.
L’émetteur, dans une démarche proactive pour mobiliser des ressources financières, avait initialement mis en adjudication un montant de 7,5 milliards de FCFA. Cependant, l’intérêt des investisseurs s’est avéré bien plus élevé que prévu, avec un montant total des soumissions atteignant 16,114 milliards FCFA, principalement constitué d’obligations du trésor.
Ce chiffre remarquable témoigne d’une confiance accrue des investisseurs envers les titres émis par la Guinée-Bissau, et il se traduit par un taux de couverture du montant mis en adjudication de 215,99%.
Ce succès sur le marché financier illustre non seulement la solidité des instruments financiers proposés, mais également l’attrait croissant de la Guinée-Bissau en tant qu’émetteur sur la scène financière régionale. Le montant total des soumissions retenues s’élève à 7,5 milliards FCFA, tandis que celui des soumissions rejetées atteint 8,699 milliards FCFA.
Cette situation se traduit par un taux d’absorption de 46,30%, un chiffre qui témoigne de l’intérêt des investisseurs pour les obligations émises. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 7,80%, ce qui représente une opportunité attrayante dans le contexte actuel du marché financier.
En ce qui concerne les obligations, le Trésor public bissau-guinéen a pris un engagement ferme envers les investisseurs en s’assurant que le remboursement du capital des obligations sera effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 13 octobre 2029. Ce remboursement est crucial pour maintenir la confiance des investisseurs et garantir la stabilité financière.
Notons que le Trésor public s’engage à verser les intérêts annuellement à un taux de 6,25%, dès la fin de la première année, offrant ainsi une source de revenus réguliers aux investisseurs. Cette approche vise à renforcer la crédibilité des engagements financiers de l’État et à encourager de futures participations dans des projets d’investissement.
Daouda Bakary KONÉ

