(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Restauration des Terres Dégradées(PRTD-MALI), la cérémonie de lancement du Master en Ingénierie du Développement Durable et du Management de l’Environnement (MIDDME) s’est tenue le jeudi 30 janvier 2025 au Centre International de Conférence de Bamako.

Ce programme de formation, logé à la Faculté d’Histoire et de Géographie (FHG) et à l’Institut des Sciences Appliquées et de Technologie (ISTAG), vise à renforcer les compétences nationales en matière de développement durable et de gestion environnementale.
La cérémonie s’est déroulée sous la coprésidence du Ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable et du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Elle a été rehaussée par la présence du ministre du travail, de la fonction publique et du développement durable, témoignant de l’importance accordée à la formation et à la promotion des métiers liés à l’environnement.

<< Le Mali est un pays vaste, riche de ses terres, de ses ressources naturelles et de la résilience de son peuple. Cependant, il est aussi confronté à des défis majeurs : la dégradation accélérée des terres, les effets des changements climatiques, la pression croissante sur les ressources naturelles, l’insécurité alimentaire, l’urbanisation rapide et les vulnérabilités sociales qui touchent en premier lieu les femmes et les jeunes. >>, a rappelé Mme la ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable.
Selon la cheffe de ce département, Doumbia Mariam Tangara, c’est face à ces défis que le Gouvernement de la République du Mali a fait le choix de l’action réfléchie et structurée. Ainsi, dans cet esprit, avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, le Projet de Restauration des Terres Dégradées au Mali a été lancé.

A travers une projection d’un film bilan de la mise en œuvre du projet de restauration des terres dégradées, le coordinateur national dudit projet, Madou Diallo a brièvement expliqué les objectifs du programme.
Le Master en Ingénierie du Développement Durable et Management de l’Environnement (IDDME) est le fruit d’un long processus de coproduction des différents supports pédagogiques dudit Master entre la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche Scientifique, les Institutions d’Enseignement Supérieurs publics membres du Consortium, le PRDT et l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG), un établissement privé qui constitue aussi un centre formation.
L’éclat de la cérémonie a également été
agrémenté par la présence des membres des corps diplomatique, du représentant de Mme le Maire de la commune III, de la représentante de la directrice des Opérations de la Banque mondiale au Mali des partenaires Techniques et Financiers, du Coordinateur du Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD-Mali). A cette liste s’ajoutent la présence de dr Hama Madou, président directeur général de l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG), un établissement privé qui constitue aussi un centre formation, des Doyens de faculté et Directeurs d’Institut, des auditeurs et de nombreux étudiants entre autres.

<< symbole de dignité >>
Le Consortium des Institutions d’Enseignement Supérieur chargé de la mise en œuvre de ce programme de Master est heureux de vous accueillir à l’occasion de cette importante activité de lancement. Faut il le rappeler le consortium est composé de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB), l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) et l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR-IFRA).
Ces trois institutions d’Enseignement supérieur ont signé avec le Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD-Mali) une convention de cogestion de la formation qui sera logée à la Faculte d’Histoire et de Géographie (FHG) et à l’Institut Superieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG).
Après avoir expliqué le processus de la coproduction des différents supports pédagogiques du Master en question, le professeur Soboua Théra, vice recteur de l’Université des Sciences sociales et de
Gestion de Bamako (USSGB), non moins porte-parole des Instituts de formation abritant le Master a au nom de l’ensemble de ces structures réitérer l’engagement solennel de ne ménager aucun effort pour la réussite de ce programme de formation qui répond pertinemment à une nécessité nationale.

Selon le docteur Keita Djibril Sékou, coordinateur du Master en Ingénierie au niveau de l’ISTAG répond à un besoin spécifique, dédié à la protection et à le restauration de l’environnement. Ce faisant, les cadres qui seront formés vont répondre à un besoin spécifique identifié par le département en charge de l’environnement, et ensuite analysé par le PRDT. Un projet financé par la Banque mondiale. Le rôle de l’ISTAG dans ce programme, c’est de former selon les règles et conseils données par’les institutions afin que les apprentis sortent en tant qu’experts.
Par ailleurs, Mme le ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable a ajouté que ce Master n’est pas le résultat d’une improvisation. Il a été conçu à l’issue d’un processus rigoureux de concertation et de validation, associant les départements ministériels concernés, les institutions d’enseignement supérieur, les enseignants-chercheurs, les services techniques de l’État et nos partenaires. Il est conforme aux standards du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur et répond aux critères de qualité du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest, garantissant ainsi sa crédibilité académique et sa reconnaissance régionale.
Son dispositif institutionnel, associant un consortium d’universités publiques et un institut privé sélectionné à l’issue d’un appel à candidatures rigoureux, traduit une volonté claire : faire de cette formation un espace d’excellence, mais aussi de professionnalisation et d’ouverture sur les réalités du terrain.

En s’adressant auditeurs, elle dira qu’ils son les pionniers, qui ne portent pas seulement un diplôme, mais aussi une mission nationale. Elle n’a pas manqué de souligner qu’ils sont appelés à devenir des architectes du Mali Kura, des cadres capables de défendre les s terres, les ressources et l’avenir.
Pour Mme la ministre, ce Master est avant tout une victoire du Mali, une affirmation de la capacité à concevoir et à porter les propres solutions.
Mesdames et Messieurs, En lançant ce Master, a-t-elle dit, le Mali affirme sa volonté de bâtir un développement durable fondé sur la souveraineté, la compétence et la responsabilité nationale.
L’ambition est claire : faire de ce programme une référence nationale et régionale, un symbole de dignité et de souveraineté, au service du peuple et des générations futures.
Par Drissa KEITA

