La CEA et ses partenaires promeuvent une protection sociale inclusive et réactive aux chocs

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Des représentants gouvernementaux et des experts se sont réunis à Addis-Abeba dans le but de renforcer les systèmes de protection sociale, afin qu’ils atteignent les populations mal desservies et répondent efficacement aux pressions économiques, aux catastrophes climatiques et aux conflits.

Cet atelier interrégional, qui se tient au Centre de conférences des Nations Unies, du 7 au 9 octobre, est coorganisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DESA), la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO), la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) et la Commission de l’Union africaine. L’Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI) y apporte un soutien technique.

Lors de la séance d’ouverture, la Directrice de la Division du développement socio-économique de la CEA, Mme Zuzana Schwidrowski, a souligné que la protection sociale est essentielle pour satisfaire les besoins fondamentaux, gérer les risques et bâtir des moyens de subsistance durables. « La protection sociale doit aider les populations à progresser tout en les protégeant contre tout recul », a-t-elle déclaré, insistant sur l’importance d’articuler le soutien autour de l’emploi, du développement des compétences et de l’entrepreneuriat, tout en étendant la couverture aux travailleurs du secteur informel et aux travailleurs indépendants.

Mme Schwidrowski a appelé à la mise en place de systèmes réactifs aux chocs, conçus en amont de ces derniers, et à la traduction des données probantes sur la pauvreté multidimensionnelle ainsi que des expériences nationales en engagements concrets. Elle a réaffirmé la volonté de la CEA de soutenir ces efforts par le biais d’analyse de politiques, d’une assistance technique et le partage d’expériences à l’échelle régionale.

Représentant le DESA, le Chef de la Section de l’analyse des politiques sociales et de la coordination de la recherche au sein de la Division du développement social, M. Amson Sibanda, a mis en lumière la manière dont l’analyse de la pauvreté multidimensionnelle révèle des privations cumulées que les mesures fondées uniquement sur le revenu pourraient occulter. L’analyse de la pauvreté multidimensionnelle ne constitue pas un simple outil de mesure ; c’est un instrument d’action publique concret susceptible d’aider les gouvernements à concevoir leurs systèmes de protection sociale.

Il a souligné l’intérêt de cette approche pour identifier les populations exclues, lier l’aide aux services essentiels et orienter des ressources limitées vers les personnes confrontées à de multiples désavantages.

Le Spécialiste principal de la gouvernance et Responsable mondial du Groupe de solutions sur la mobilisation des ressources intérieures au sein du pôle Gouvernance de la Banque mondiale, Rajul Awasthi, a souligné l’importance d’une gestion saine des finances publiques, de mandats institutionnels clairs et de l’obligation de rendre des comptes aux bénéficiaires. Des registres sociaux fiables, des mécanismes de traitement des plaintes accessibles et une mobilisation accrue des ressources nationales ont été mis en avant comme des priorités pour une mise en œuvre efficace.

Représentant la CESAO, le Chef de la Section de la protection sociale au sein du Groupe sectoriel « Justice de genre, population et développement inclusif », Marco Schaefer, a attiré l’attention sur les lacunes en matière de couverture qui touchent les travailleurs du secteur informel, dépourvus d’assurance sociale mais non éligibles à l’aide ciblée contre la pauvreté. Il a insisté sur la nécessité de compléter l’aide en espèces par un soutien à l’emploi et une protection préventive, ainsi que par un financement d’urgence pour faire face aux chocs.

L’atelier porte sur l’examen et la validation des Lignes directrices pour l’opérationnalisation de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle pour une protection sociale adaptative : un cadre d’action. Les participants examineront comment les indices nationaux de pauvreté multidimensionnelle peuvent être liés aux registres sociaux et aux données administratives afin d’améliorer l’évaluation de l’éligibilité, la priorisation, la conception des programmes et le suivi.

Cette réunion s’appuie sur l’atelier de formation interrégional de 2025 à Livingstone (Zambie) et sur deux projets du Compte de développement des Nations Unies visant à combler les lacunes en matière de données probantes et de couverture de la protection sociale en Afrique et dans le monde arabe.

Les participants devraient définir des mesures concrètes visant à finaliser et à appliquer les lignes directrices, en s’appuyant sur des responsabilités institutionnelles clairement définies, à savoir un renforcement des capacités piloté par les pays et une assistance technique.

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