(CROISSANCE AFRIQUE)-Le 9 octobre 2024, l’annonce de l’acquisition de la mine d’or Akyem par le géant chinois Zijin Mining Group a suscité un vif intérêt. Pour un montant de 1 milliard de dollars, soit environ 600 milliards de francs CFA, cet achat révèle l’engagement stratégique de la Chine envers les ressources en or en Afrique de l’Ouest.
Cette transaction est perçue comme une étape majeure dans le renforcement des relations économiques entre la Chine et le continent africain. La mine Akyem, située au Ghana, est un projet minier significatif qui attire l’attention en raison de son potentiel aurifère.
Zijin Mining Group, à travers sa filiale Gold Source International, a finalisé un accord avec Newmont Corp, un acteur américain. Cette acquisition symbolise une tendance croissante des investissements chinois dans les ressources naturelles africaines.
Le montant total de la transaction s’élève à 1 milliard de dollars, avec un versement initial de 900 millions de dollars. Un complément de 100 millions de dollars est prévu sous conditions, démontrant la confiance de Zijin dans les perspectives de rentabilité du projet. Cette somme reflète également l’importance stratégique des ressources africaines pour les industries asiatiques.
Newmont Corp a décidé de se séparer de ses actifs non essentiels dans le cadre d’une stratégie de désinvestissement. Cette démarche lui permet de concentrer ses ressources sur des projets plus rentables et stratégiques. La vente de la mine Akyem s’inscrit dans ce repositionnement et témoigne des évolutions dans le secteur minier mondial.
Zijin Mining a exprimé une vision optimiste concernant les réserves aurifères du Ghana. Dans un communiqué, le groupe a souligné le « potentiel significatif » que présente le projet Akyem. Ils prévoient des conditions de marché favorables qui justifient l’ampleur de l’investissement et leur intention de s’implanter durablement dans la région.
Cette opération a soulevé des préoccupations parmi les acteurs locaux concernant l’impact de cet investissement sur l’économie ghanéenne. Les inquiétudes portent sur la pérennité des emplois et l’implication des communautés locales dans le projet. Des discussions sur la nécessité d’une collaboration éventuelle avec des entreprises ghanéennes ont également vu le jour.
Zijin a indiqué son ouverture à explorer des transactions potentielles avec des entités ghanéennes désirant acquérir une participation minoritaire dans le projet Akyem. Cela pourrait permettre un partage des bénéfices et une intégration plus profonde des intérêts locaux dans l’exploitation des ressources. La collaboration entre les investisseurs chinois et les acteurs locaux pourrait marquer un tournant dans la dynamique de développement économique en Afrique de l’Ouest.
Abdoulaye KONE