(CROISSANCE AFRIQUE)- Le 31 août 2024, l’Algérie est devenue officiellement membre de la Nouvelle Banque de Développement (NDB), marquant un tournant significatif dans sa stratégie d’intégration au système financier mondial.
Cette décision a été confirmée lors de la 9e réunion annuelle du conseil des gouverneurs de la NDB, tenue à Cape Town, en Afrique du Sud. Avec cette adhésion, l’Algérie se positionne comme le neuvième pays membre de cette institution financière multilatérale, qui est un outil crucial pour soutenir le développement durable au sein des économies émergentes.
L’adhésion de l’Algérie à la NDB représente un pas important pour le pays, ouvrant de nouvelles opportunités économiques et financières. Le ministère des Finances algérien a souligné que cette intégration permettrait à l’Algérie d’accéder à des financements destinés à ses projets d’infrastructure. Cela pourrait contribuer à la croissance économique et à l’amélioration des conditions de vie pour sa population. De plus, cette adhésion accentue la volonté du pays de renforcer sa coopération internationale.
Établie en 2015 et basée à Shanghai, la NDB a été conçue pour mobiliser des ressources en vue de financer des projets de développement durable. Elle vise à soutenir les marchés émergents et les pays en développement dans leurs initiatives d’infrastructure. Par son rôle, la NDB peut offrir des solutions pragmatiques face aux défis de financement liés au développement durable, lesquelles sont essentielles pour les pays en croissance rapide comme l’Algérie.
L’Algérie a fait un premier pas concret en contribuant à hauteur de 1,5 milliard de dollars pour son adhésion à la NDB. Cette contribution témoigne de l’engagement du pays à participer activement et financièrement au développement de projets qui peuvent bénéficier à son économie. Cet investissement stratégique permettra d’harnacher les ressources nécessaires pour la mise en œuvre d’initiatives vitales.
La demande d’adhésion de l’Algérie à la NDB a été officiellement soumise en juillet 2023, durant une période où le pays cherchait à renforcer ses liens économiques internationaux. Bien que l’Algérie ait exprimé son intérêt pour rejoindre les BRICS en même temps, son intégration dans ce groupe n’a pas été réalisée. Néanmoins, son adhésion à la NDB représente un développement encourageant pour son implication sur la scène mondiale.
Alors que l’Algérie n’est pas devenue membre des BRICS, son adhésion à la NDB augmente le potentiel d’interaction avec les pays qui composent ce groupe influent. Cela pourrait faciliter des collaborations futures, que ce soit en matière d’investissements ou de projets communs. En intégrant la NDB, l’Algérie se positionne stratégiquement pour construire des relations solides et profiter des avantages d’être connecté à ces économies émergentes.
Abdoulaye KONE