(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Conseil des Ministres qui s’est tenu ce mercredi 30 septembre 2026, a été marqué par une série d’adoptions de dossiers cruciaux émanant du ministère des Mines. Ces décisions illustrent clairement la volonté des hautes autorités de la Transition de positionner le secteur minier comme un levier essentiel pour le développement économique et social du pays.
L’adoption de ces textes, en particulier ceux relatifs aux permis miniers, démontre que le Mali s’engage résolument dans une dynamique visant à offrir aux investisseurs un cadre législatif et réglementaire qui soit à la fois transparent, attractif et sécurisé. Ce cadre est jugé indispensable pour stimuler le développement du secteur minier, qui est perçu comme un pilier de la croissance économique nationale.
Le communiqué du Conseil des Ministres souligne également l’importance des réformes institutionnelles, dont l’objectif principal est de recentrer et d’adapter les missions des structures publiques. Ces ajustements visent à aligner les missions des différentes institutions aux nouvelles stratégies nationales, afin d’éviter les conflits de compétences qui peuvent entraver l’efficacité des opérations. En optimisant la gestion du secteur minier, ces réformes devraient également contribuer à renforcer la gouvernance et la transparence, éléments clés pour attirer davantage d’investissements étrangers et locaux.
Ainsi, le Mali se positionne comme un acteur sérieux sur la scène minière internationale, prêt à relever les défis et à saisir les opportunités qui se présentent dans ce domaine vital pour son avenir. En effet, le pays, riche en ressources naturelles, s’engage à développer son secteur minier, essentiel non seulement pour son économie, mais aussi pour son développement durable. Le rapport du ministre des Mines, le Pr Amadou KEITA, a été un point de départ crucial, permettant au Conseil des Ministres d’adopter des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’École des Mines et du Pétrole. Cette initiative est d’une importance capitale, car le Mali dispose d’importantes ressources minières et pétrolières dont l’exploitation optimale passe par la disponibilité des ressources humaines de qualité et en nombre, ce que le gouvernement malien s’engage à garantir.
Face à l’insuffisance des structures de formation aux métiers des mines et du pétrole, ainsi qu’à la faible prise en compte des différentes spécialités dans les offres de formation existantes, il est devenu impératif de créer une structure dédiée à la formation des cadres des Mines et du Pétrole. Les projets de texte adoptés visent à établir l’École des Mines et du Pétrole comme un pilier fondamental pour le développement des compétences nécessaires à l’exploitation de ces ressources. Cette école ne se contentera pas de former des techniciens, mais aspirera également à produire des experts capables de répondre aux enjeux contemporains du secteur minier, tout en intégrant des pratiques durables et responsables. Ainsi, le Mali se dote d’un outil stratégique pour renforcer son positionnement sur le marché international, tout en veillant à ce que ses ressources soient exploitées de manière bénéfique pour l’ensemble de la population.
« Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés, respectivement par les Décrets n°02-584/P-RM du 20 décembre 2002 et n°03-044/P-RM du 05 février 2003.
L’application de ces textes a révélé des insuffisances liées, notamment au statut du Programme, à l’évolution du cadre institutionnel et juridique du secteur minier, aux procédures de mobilisation des ressources financières et à la non prise en compte des volets recherche pétrolière et gazière », a déclaré le conseil des ministres.
Pour corriger ces insuffisances, il est apparu nécessaire d’ériger le Programme pour le Développement des Ressources minérales en Etablissement public à caractère scientifique et technologique. Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence pour la Recherche et le Développement des Ressources minérales, avec pour mission la recherche, la production, la sécurisation, la valorisation et la diffusion de la connaissance géologique, minière, pétrolière et gazière sur le territoire national.
c. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société COMPANY MINES AND CAREER « COMICAR SARL », à Dialafara-Khama, Cercle de Kéniéba ; d. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société HONGDA LIUJIU MALI SARL, à Diata-Moussala-Nord, Cercle de Kayes ;
e. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société RESSOURCES ROBEX MALI SARL, à Sanoula, Cercle de Kéniéba ;
f. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société DANSOKO GOLD MINE SARLU, à Bala, Cercle de Kangaba ;
g. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société M.B.C. DIFFUSION et cédé à la Société RESSOURCES ROBEX MALI SARL, à Gladié-Est, Cercle de Sikasso ;
h. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société RESSOURCES ROBEX MALI SARL, à Mininko, Cercle de Sikasso ;
i. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société WAGADOU EXPLORE SARL, à Goualafara, Cercle de Yanfolila ;
j. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société YONG XIN MINES SARL, à Kinia, Cercle de Bougouni ;
k. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société YONG XIN MINES SARL, à Kandjila-Ouest, Cercle de Bougouni.
Le Gouvernement a attribué en 2018, 2019, 2021 et 2022 des permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 aux Sociétés minières Company Mines And Career SARL, Hongda Liujiu Mali SARL, Ressources Robex Mali SARL, Dansoko Gold Mine SARLU, M.B.C. Diffusion, Wagadou Explore SARL et Yong Xin Mines SARL.
Ces permis de recherche ont été affectés par la suspension du renouvellement intervenue entre décembre 2022 et mars 2025.
Au regard des travaux de recherche entrepris sur les périmètres concernés ayant mis en évidence plusieurs anomalies qui justifient la poursuite des activités de recherche, lesdites Sociétés minières ont sollicité le premier renouvellement de leurs permis de recherche, conformément au Code minier. Les projets de décret, adoptés, permettront aux sociétés concernées de poursuivre les travaux de recherche pendant une période supplémentaire de 3 ans, renouvelable une fois. Un projet de décret portant deuxième renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société AFRICA MINING SARL, à Dandoko, Cercle de Kéniéba.
Le Gouvernement a attribué en 2017 un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, à la Société Africa Mining SARL, à Dandoko. Ce permis de recherche, qui a fait l’objet d’un premier renouvellement en 2020, pour une période de 3 ans renouvelable une fois, a été affecté par la suspension du renouvellement des permis de recherche intervenue entre décembre 2022 et mars 2025.
Les travaux de recherche effectués ayant mis en évidence plusieurs anomalies justifiant la poursuite des activités de recherches, la Société Africa Mining SARL a sollicité le deuxième renouvellement de son permis de recherche, conformément au Code minier.
Notons que le projet de décret, adopté, renouvelle pour une 2ème fois le permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à ladite société en vue de la découverte de gisements économiquement exploitables.
Mariam KONE

