(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, dans le cadre de ses opérations financières, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative le mercredi 29 avril 2026. Ainsi, elle a encaissé la somme impressionnante de 55 milliards FCFA auprès des investisseurs actifs sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Cette opération a été le résultat d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été mise en œuvre en collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans la gestion des titres publics dans la région.
Le montant initialement mis en adjudication s’élevait à 50 milliards FCFA, un chiffre qui témoigne de l’ambition de l’État malien de mobiliser des ressources financières pour soutenir ses projets de développement. Cependant, la réponse des investisseurs a largement dépassé les attentes, avec des soumissions globales atteignant un total de 86,969 milliards FCFA. Cela a conduit à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 173,94%, illustrant ainsi l’intérêt soutenu des investisseurs pour les titres publics maliens et la confiance qu’ils placent dans la stabilité économique du pays.
Cette dynamique positive sur le marché financier est un indicateur encourageant pour l’avenir économique du Mali et souligne l’importance des instruments de dette publique dans le financement des besoins de l’État.Le montant total des soumissions retenu par le Trésor Public malien s’élève à une impressionnante somme de 55 milliards FCFA, tandis que celui des soumissions rejetées atteint 31,968 milliards FCFA. Cette dynamique de soumission donne lieu à un taux d’absorption de 63,24%, un chiffre qui témoigne de l’intérêt significatif des investisseurs pour ces instruments financiers.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se réjouissent de la perspective d’un rendement moyen pondéré qui varie selon la durée des bons et obligations. En effet, pour les bons, le rendement est fixé à 5,12%, tandis que les obligations de 3 ans offrent un rendement attractif de 7,90%. Pour celles de 5 ans, le rendement est légèrement inférieur, se chiffrant à 7,27%, et pour les obligations de 7 ans, il s’établit à 7,52%. Ces taux de rendement sont particulièrement intéressants dans le contexte économique actuel, où les investisseurs recherchent des opportunités stables et rentables.
L’émetteur a également prévu un remboursement des bons émis, qui sera effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 28 avril 2027. Ce remboursement est accompagné d’une particularité : les intérêts seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons. Cette approche permet aux investisseurs de bénéficier d’une certaine sécurité et d’une prévisibilité dans leurs investissements, renforçant ainsi la confiance dans le système financier malien.
Concernant le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public malien a prévu une stratégie claire et structurée pour assurer le paiement aux investisseurs. Ainsi, il est annoncé que le remboursement se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, qui est fixée au 30 avril 2029 pour les obligations d’une durée de 3 ans, au 16 avril 2031 pour celles de 5 ans, et au 16 avril 2033 pour les obligations de 7 ans.
Aussi, ce calendrier précis témoigne de l’engagement du gouvernement malien à respecter ses obligations financières envers les détenteurs de ces titres. En outre, les intérêts, qui représentent une part essentielle du rendement pour les investisseurs, seront versés annuellement.
Notons que le taux d’intérêt est fixé à 6,00 % pour les obligations de 3 ans, à 6,20 % pour celles de 5 ans, et à 7,40 % pour les obligations de 7 ans. Ces taux compétitifs sont conçus pour attirer les investisseurs et garantir un retour sur investissement attrayant, et ce, dès la fin de la première année. Pour rappel, cette approche vise non seulement à renforcer la confiance des investisseurs dans la stabilité financière du Mali, mais également à stimuler l’intérêt pour les investissements à long terme dans le pays.
Daouda Bakary KONÉ

