(CROISSANCE AFRIQUE)- Dans les États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), une organisation régionale qui regroupe plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest afin de promouvoir l’intégration économique et la stabilité monétaire, les statistiques officielles de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest révèlent une évolution significative.
Ainsi, il a été constaté que le déficit budgétaire, un indicateur crucial de la santé économique d’un pays qui mesure la différence entre les dépenses gouvernementales et les recettes fiscales, est à nouveau passé sous la barre des 3,5 % du PIB à la fin de septembre 2025. Cette information est particulièrement encourageante, car elle témoigne des efforts continus pour maitriser les finances publiques et assurer une gestion plus rigoureuse des ressources, ce qui pourrait potentiellement offrir une plus grande stabilité économique et un environnement propice à l’investissement dans la région.
Au cours des neuf premiers mois de l’année 2025, une période marquée par une volonté manifeste de redresser les comptes et d’améliorer la gestion financière, les finances publiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ont entamé un remarquable réajustement qui se révèle encourageant pour les pays membres.
Selon les données officielles et précises fournies par la Banque Centrale, qui joue un rôle essentiel dans la régulation économique et financière du pays, le déficit budgétaire global, qui prend en compte non seulement les engagements fiscaux incontournables, tels que les dépenses liées à la santé, à l’éducation et aux infrastructures, mais également les dons reçus en provenance de divers organismes internationaux, ainsi que de pays partenaires qui souhaitent soutenir le développement économique et social de notre nation, s’est chiffré à une somme totale impressionnante de 3 800,4 milliards de FCFA.
Ce chiffre, qui est d’une grande importance pour l’économie nationale, représente une réduction significative et encourageante par rapport à l’année précédente, où le déficit avait atteint un total alarmant et préoccupant de 4 408,3 milliards de FCFA. Cette diminution notable souligne ainsi les efforts concertés et résolus des gouvernements, qui ont mis en place des politiques d’austérité et des stratégies budgétaires pour maîtriser les dépenses publiques tout en travaillant à améliorer leur situation financière d’une manière durable.
Cette situation souligne l’importance d’une gestion rigoureuse des finances publiques et la nécessité d’élaborer des stratégies innovantes pour réduire ce déficit tout en poursuivant des projets qui bénéficieront à l’ensemble de la population.
Notons que cette tendance vers un contrôle budgétaire plus rigoureux et réfléchi pourrait avoir des implications positives et bénéfiques pour la stabilité économique de la région dans les années à venir, favorisant ainsi un climat propice à l’investissement et à la croissance économique.
Mariam KONE

