Par Daouda Bakary KONÉ-(Analyse)
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), une une institution régionale qui vise à promouvoir l’intégration économique et la stabilité financière entre ses États membres, les données officielles de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) récentes fournissent une œuvre impressionnante révélant qu’un montant colossal de 7 300 milliards FCFA, environ (13 millions de dollars) de ressources extérieures a été mobilisé, s’inscrivant ainsi dans le cadre d’efforts concertés visant à soutenir le développement économique durable de la région.
Cette dynamique de mobilisation des ressources, qui s’est manifestée de manière significative en dehors du cadre traditionnel et souvent rigide du Fonds Monétaire International (FMI), reflète une tendance marquée vers une diversification accrue des sources de financement disponibles pour les pays en développement. Cela met en lumière non seulement les efforts concertés des nations à travers le monde, mais également les initiatives de coopération bilatérale et multilatérale qui jouent un rôle crucial dans la promotion de l’autonomie économique et de la souveraineté financière des pays membres.
En parallèle, à la fin du mois de septembre 2025, la somme considérable mobilisée dans ce contexte témoigne non seulement de la volonté indéfectible des États de surmonter les défis financiers qui les frappent, mais également des opportunités prometteuses qui se dessinent pour renforcer la résilience économique et la stabilité financière au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), favorisant ainsi une croissance durable et inclusive dans la région.
Confrontés à des exigences de financement persistantes et à des marges budgétaires limitées qui restreignent leur capacité d’action et de développement, les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont intensifié en 2025 leur recours aux capitaux étrangers, désireux de diversifier leurs sources de financement.
Cette stratégie a été mise en place pour répondre à des besoins croissants en matière d’investissement et de développement infrastructurel, essentiellement dans des domaines cruciaux tels que les transports, l’énergie et les technologies de l’information. Par conséquent, ces nations ont cherché à établir des partenariats plus solides avec des investisseurs internationaux, afin d’attirer des fonds qui permettraient de stimuler leur croissance économique et d’améliorer les conditions de vie de leurs populations.
Dans ce contexte économique difficile, les banques multilatérales, telles que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, ainsi que le Fonds monétaire international, ont non seulement joué un rôle crucial en tant que sources de financement, mais ont également fourni des conseils techniques et des ressources pour aider ces pays à surmonter leurs défis financiers.
Notons que les marchés internationaux, avec leur potentiel d’accroissement des ressources financières, ont occupé une place prépondérante dans cette dynamique, venant en complément des émissions sur le marché financier réglementé. Ce mouvement vers l’internationalisation du financement témoigne de la volonté des États de diversifier leurs sources de capitaux et d’optimiser leurs stratégies économiques pour soutenir la croissance et le développement durable de leurs économies respectives.
Daouda Bakary KONÉ

