(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le trésor public, soutenu par une stratégie financière dynamique et une approche méthodique, continue de faire preuve d’une solide capacité de mobilisation sur le marché régional des titres publics, ce qui témoigne de la confiance des investisseurs et de la stabilité économique du pays.
En date du 28 janvier, l’État burkinabè a réussi à lever une somme impressionnante de 49,49 milliards FCFA, équivalant à environ 75,4 millions d’euros, sur le marché de l’UMOA-Titres, un marché reconnu pour sa transparence et son efficacité. Cette réussite ne se limite pas à une simple opération de financement ; elle représente également un franchissement significatif des attentes, car elle dépasse l’objectif initial fixé à 45 milliards FCFA, illustrant ainsi non seulement la capacité d’attraction du Burkina Faso, mais également la volonté des investisseurs locaux et internationaux de soutenir son développement économique par des investissements judicieusement placés dans des titres publics. Cette récente opération s’inscrit harmonieusement dans la continuité logique et stratégique de la précédente adjudication, qui a eu lieu le 14 janvier dernier et qui avait déjà démontré un niveau d’adhésion exceptionnel de la part des investisseurs.
Ce phénomène témoigne non seulement de la résilience remarquable de la signature burkinabè, mais aussi d’un intérêt soutenu et persistant des acteurs financiers pour les titres souverains émis par le pays, et ce, malgré les divers risques perçus qui pourraient normalement dissuader des investissements. L »émission de bons, qui a été minutieusement structurée autour des Bons assimilables du Trésor (BAT) et des Obligations assimilables du Trésor (OAT), a suscité une demande totale impressionnante de 83,84 milliards FCFA, ce qui correspond à un taux de couverture de 186,33%.
Ce niveau élevé de réponse illustre clairement non seulement l’appétit vorace du marché pour ces instruments financiers, mais aussi la confiance indéfectible des investisseurs dans la capacité du Burkina Faso à respecter et honorer ses engagements financiers au fil du temps. L’opération s’est spécifiquement concentrée sur un BAT d’une durée de 364 jours, en plus de proposer trois tranches d’OAT dont les maturités s’étalent sur 3, 5 et 7 ans, permettant ainsi à l’État d’allonger de manière significative la maturité moyenne de sa dette, tout en diversifiant habilement ses sources de financement pour assurer une stabilité financière à long terme.
L’émission, minutieusement structurée autour des Obligations assimilables du Trésor (BAT) et des Obligations assimilables du Trésor (OAT), a suscité une demande impressionnante et significative totalisant 83,84 milliards de FCFA, ce qui équivaut à un taux de couverture exceptionnel de 186,33 %. Ce niveau de couverture témoigne clairement de l’appétit du marché pour de tels instruments financiers et de la confiance réaffirmée des investisseurs dans la capacité du Burkina Faso à honorer ses engagements financiers, et ce, malgré un environnement économique parfois turbulent.
L’opération concernait un BAT d’une durée de 364 jours, en plus de trois tranches d’OAT avec des maturités respectives de 3, 5, et 7 ans, réussissant ainsi à permettre à l’État d’allonger la maturité moyenne de sa dette, tout en diversifiant efficacement ses sources de financement, ce qui représente une stratégie clé pour optimiser la gestion de sa trésorerie.
Aussi, le BAT d’une durée d’un an a permis de mobiliser la somme significative de 33,8 milliards de FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 7,27 %, ce qui confirme l’attrait et l’intérêt croissant des investisseurs pour les instruments de court terme, surtout dans un environnement où les taux d’intérêt demeurent encore élevés. Du côté des obligations, l’OAT à 3 ans a recueilli une somme de 10,17 milliards de FCFA, affichant un rendement moyen de 7,6 %, tandis que l’OAT à 5 ans a enregistré une collecte de 0,51 milliard de FCFA à un rendement de 7,43 %. La tranche la plus longue, l’OAT à 7 ans, a concentré… un intérêt marqué, attirant des fonds supplémentaires et renforçant la dynamique positive entourant cette opération de financement.
Toutefois, les s souscriptions retenues, qui revêtent une importance significative pour l’économie régionale, proviennent de cinq pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine, communément désignée sous l’acronyme UMOA. En tête de ce classement, le Burkina Faso se distingue avec un montant impressionnant de 30,75 milliards FCFA, ce qui témoigne de la solide confiance des investisseurs dans la stabilité et l’avenir financier de ce pays. Vient ensuite la Côte d’Ivoire, qui reste un acteur clé dans la zone avec une contribution de 8,71 milliards FCFA, suivie de près par le Bénin, affichant une souscription de 8,5 milliards FCFA. Le Mali, bien que moins en avant, a tout de même apporté une contribution significative évaluée à 4 milliards FCFA, attestant de son engagement à participer activement au développement économique de la région.
Enfin, le Sénégal complète cette liste avec une inscription de 0,4 milliard FCFA, une somme qui, bien que relativement modeste, témoigne de l’engagement du pays dans les initiatives financières régionales. À court terme, cette réussite se traduit par un renforcement considérable de la marge de manœuvre dont dispose le Trésor public burkinabè, lui permettant ainsi de faire face plus efficacement à ses besoins de financement variés, qu’il s’agisse d’infrastructures, de services publics ou de programmes de développement.
À moyen terme, cette dynamique place le Burkina Faso dans une position privilégiée, consolidant sa réputation parmi les émetteurs les plus prisés sur le marché UMOA-Titres, et témoignant de sa capacité à attirer des fonds et à générer des investissements soutenus dans un environnement économique en constante évolution.
Abdoulaye KONÉ

