(CROISSANCE AFRIQUE)- En Guinée Bissau, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a obtenu 10 milliards de FCFA sur le marché financier de l’ Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Cette opération a été réalisée à la suite de l’émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 352 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3 ans, le tout orchestré en partenariat avec UMOA-Titres, une institution bien établie dans le domaine de la gestion des titres.
Pour ce faire, l’émetteur a proposé à l’adjudication un montant fixe de 10 milliards de FCFA. Dans cette phase de soumission, le montant total des offres venant des investisseurs s’est élevé à un impressionnant 29,356 milliards FCFA. Cela a conduit à un taux de couverture remarquable de 293,56%, démontrant ainsi un vif intérêt du marché pour ces instruments financiers.
En termes de résultats concrets, le montant des soumissions qui a été retenu s’élève à 10 milliards FCFA, tandis qu’un montant significatif de 19,356 milliards FCFA a été rejeté, ce qui se traduit par un taux d’absorption de 34,07%.
Aussi, ces chiffres illustrent non seulement la vitalité du marché financier dans la région, mais également l’efficacité des actions du Trésor Public guinéen pour mobiliser des ressources financières nécessaires au bon fonctionnement de l’Etat.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 7,51% pour les bons, tandis que ceux qui ont choisi d’investir dans les obligations bénéficieront d’un rendement encore plus attrayant de 10%. Le Trésor Public bissau-guinéen, en charge des finances et de la gestion des ressources de l’État, entend rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance spécifiquement fixée au 12 janvier 2027, offrant ainsi une garantie de liquidité pour les investisseurs.
Par ailleurs, il est important de noter que les intérêts, qui représentent une forme de rémunération pour les investisseurs, seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, de sorte que l’ensemble du processus soit transparent et bénéfique pour les parties impliquées.
Notons que l’émetteur a également prévu de rembourser le capital des obligations, qui est un autre instrument de financement, le premier jour ouvré après l’échéance fixée au 14 janvier 2029. Cette stratégie de remboursement montre la solidité de l’engagement du gouvernement envers ses créanciers.
Pour ces obligations, le paiement des intérêts sera effectué annuellement à un taux fixe de 6,25%, dès la fin de la première année, garantissant ainsi aux investisseurs un flux de revenus prévisible et régulier tout au long de la durée de l’investissement.
Moussa KONÉ

