Au Mali, la FINTECH WAVE exhortée à rétablir l’équilibre du marché malien

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Direction générale du commerce et de la concurrence (DGCC), a pris l’initiative d’émettre une annonce d’une grande envergure par le biais d’un communiqué officiel, dans lequel elle a articulé des directives précises et détaillées. Parmi ces directives cruciales, il a été clairement stipulé que la Fintech WAVE-SA, une entreprise faisant preuve d’innovation et d’agilité dans le domaine des services financiers numériques, doit procéder sans délai au réajustement de ses tarifs en vigueur sur le territoire malien.

Cette décision, prise par la DGCC, semble répondre à la nécessité pressante d’assurer des pratiques commerciales qui soient équitables et transparentes au sein du secteur, dans le but de protéger les consommateurs maliens et de leur offrir un cadre sécurisant face aux fluctuations économiques et aux réalités parfois complexes et imprévisibles du marché. Cette intervention vise également à instaurer une certaine confiance claire entre les entreprises et leur clientèle, en favorisant une meilleure conformité des tarifs à des standards éthiques et justes. Il s’agit d’un dossier brûlant qui enflamme actuellement la toile malienne et qui suscite des réactions vives et passionnées dans les milieux financiers et commerciaux du pays.

La Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), un organisme de régulation crucial en charge de veiller au bon fonctionnement et à la transparence du marché malien, vient de frapper un coup d’une grande ampleur avec la décision N°2026-0001/MIC-DGCC, une mesure qui ne passe pas inaperçue. L’ordre est clair, net et sans aucune ambiguïté : WAVE SA, une entreprise réputée pour son innovation dans le secteur dynamique et compétitif des services de transfert d’argent, est sommée de cesser immédiatement toute pratique de vente à perte concernant ses offres de retrait d’argent. Cette décision, élaborée dans un contexte de préoccupation grandissante pour l’équité et la justice sur le marché, vise non seulement à encadrer les pratiques commerciales, mais aussi à restaurer la confiance essentielle parmi les divers acteurs économiques, qu’ils soient petits entrepreneurs ou grandes entreprises, en veillant à ce que tous opèrent sur un piédestal d’égalité et de fair-play.

Le fond du problème réside dans une stratégie audacieuse mais controversée adoptée par WAVE, qui a suscité un vif débat parmi les acteurs du secteur financier. Alors que la norme du marché impose un prélèvement de 1 % sur les retraits d’argent, une pratique largement acceptée pour garantir la pérennité des services financiers, WAVE a pris le risque audacieux de choisir d’absorber ces frais dans un effort manifeste de séduire massivement sa clientèle. En offrant ainsi la gratuité à ses utilisateurs, la société a réussi à attirer une base d’abonnés loyaux et enthousiastes, en particulier ceux qui cherchent à accéder à des services financiers à moindre coût, et ce, dans un contexte où les charges financières représentent souvent un fardeau pour de nombreux consommateurs.

Bien que cette approche ait rencontré un succès notable et ait permis à WAVE de se démarquer sur un marché saturé, le régulateur estime que cela déséquilibre tout l’écosystème financier dans son ensemble. Une telle situation, où une entreprise pourrait potentiellement dominer le marché en contournant des pratiques standards, pourrait entraîner des conséquences imprévues, affectant à la fois la viabilité à long terme des services de WAVE et l’équilibre des relations commerciales dans le secteur bancaire et financier. Ainsi, cette intervention de la Direction Générale de la Concurrence et du Consommateur (DGCC) pourrait marquer un tournant décisif dans la réglementation des services financiers au Mali, redéfinissant peut-être les règles du jeu et poussant les autres acteurs à revoir leurs stratégies afin de s’adapter à un environnement en constante évolution.

Aujourd’hui, l’enjeu qui se profile à l’horizon est de taille pour cette Fintech panafricaine, car il pourrait avoir des répercussions majeures sur la dynamique du marché financier à travers le marché financier Malien de transfert d’argent. En effet, si les consommateurs se réjouissaient jusqu’à présent de cette « générosité » manifeste des offres proposées, il n’en reste pas moins que la Direction Générale de la Concurrence et du Consommation (DGCC) y voit une concurrence déloyale qui pourrait nuire à l’équilibre économique. L’objectif affiché par cette autorité est donc clair et précis : garantir un marché stable et équitable où chaque acteur, qu’il soit grand ou petit, joue avec les mêmes règles, favorisant ainsi une concurrence loyale qui permettrait de protéger à la fois les consommateurs et les entreprises, tout en encourageant l’innovation et la croissance dans le secteur.

Pour mémoire, le gouvernement malien avait approuvé, lors du Conseil des ministres du mercredi 5 février 2025, un projet de loi portant la taxe sur la fourniture de services télécoms à 7 %, contre 5 % auparavant. L’exécutif pourrait ainsi réaliser une plus-value d’environ 13 milliards de francs CFA (20,6 millions de dollars) par an, le chiffre d’affaires du secteur ayant atteint 649 milliards de FCFA en 2023. Les autorités maliennes ont anticipé une « augmentation substantielle » des contributions fiscales des opérateurs télécoms. Bamako attribue cela à « l’essor prodigieux » du secteur des télécommunications sénégalais au cours des deux dernières décennies, grâce à l’adoption généralisée des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

D’après les statistiques de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des TIC et des Postes (AMRTP), le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile au Mali est passé de 19,7 millions en 2013 à 25,25 millions en 2023. Durant cette même période, le nombre d’abonnés Internet a grimpé de 3,4 millions à 13,4 millions, enregistrant ainsi une hausse de 294 %.

Notons que le nombre d’abonnés à la téléphonie fixe est passé de 126 362 à 347 704. Le chiffre d’affaires du secteur s’est élevé à 384 milliards FCFA en 2013 et a continué de croître depuis. Une fois mise en œuvre, cette majoration de la taxe sur les services télécoms pourrait contribuer à accroître les recettes du gouvernement malien. Pour rappel, l’exécutif anticipe des recettes fiscales nettes de 2 334,5 milliards FCFA pour l’exercice financier 2025, ce qui représente une augmentation d’environ 263 milliards FCFA par rapport à 2024.Avec cette mesure, la DGCC a souligné l’importance d’une régulation efficace dans le secteur du commerce, prônant des mesures adaptées aux circonstances actuelles du marché.

DAOUDA BAKARY KONÉ 

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Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

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