(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Burkina Faso, un accord significatif a été établi concernant le financement du secteur de la santé, un domaine crucial pour le développement et le bien-être de la population.
Ainsi, les termes de cet accord stipulent que les États-Unis, dans un engagement manifeste envers l’amélioration des conditions sanitaires dans le pays, fourniront une somme considérable de 147 millions de dollars. De son côté, le Burkina Faso, conscient de la nécessité d’une contribution nationale à ce projet ambitieux, s’engage à apporter une contribution d’un montant de 107 millions de dollars.
Cet effort conjoint est planifié sur une période de cinq années, période durant laquelle les deux parties espèrent renforcer les infrastructures sanitaires et améliorer l’accès aux soins de santé pour tous les citoyens, favorisant ainsi un avenir plus sain et plus durable pour la nation.
Pour plusieurs experts, ce financement américain serait étroitement lié à l’octroi à Washington d’un accès privilégié aux précieuses ressources minérales du continent africain, ainsi qu’à la collecte systématique de données personnelles concernant la santé des populations africaines. Ces experts soulignent que cette initiative pourrait susciter des préoccupations éthiques et soulever des questions sur la souveraineté des nations africaines face à l’influence grandissante des États-Unis dans cette partie du monde. De son côté, le département d’État américain a exprimé que cet accord, particulièrement ambitieux, est conçu pour contribuer de manière significative à “améliorer et numériser la communication des données » entre les pays, tout en jouant un rôle crucial dans la lutte contre les maladies infectieuses qui continuent d’affecter gravement de nombreuses communautés à travers le continent. Ce projet pourrait également servir de modèle pour d’autres collaborations internationales visant à renforcer la santé publique et le développement durable en Afrique.
Selon les informations fournies par le département d’État américain, un total de 18 pays africains ont marqué leur accord et leur soutien envers les accords « America First » proposés par l’ancien président Donald Trump, ces accords ayant une valeur impressionnante de 18 milliards de dollars.
Par ailleurs, ces accords visent à renforcer les relations commerciales entre les États-Unis et ces nations africaines, tout en promettant des investissements significatifs. Cependant, deux autres pays, le Zimbabwe et la Zambie, ont pris la décision ferme et officielle de refuser l’offre de Trump, avançant comme principal motif la volonté de protéger leurs intérêts nationaux et de maintenir leur souveraineté économique face à cette initiative extérieure.
Notons que cette dynamique complexe souligne les diverses perspectives sur la coopération internationale et les implications de telles propositions sur le développement local et la prise de décision souveraine.
Moussa KONÉ

