(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, les ports nigérians ont joué un rôle crucial dans le commerce international, traitant un impressionnant volume de 129,3 millions de tonnes de marchandises en 2025, une augmentation significative par rapport aux 103,6 millions de tonnes enregistrés en 2024.
Ainsi, cela représente une hausse remarquable de 24,8 %, un chiffre qui illustre le dynamisme et l’efficacité croissante des infrastructures portuaires du pays, selon des données attribuées par la presse locale à l’Autorité portuaire nationale (NPA). Dans cette dynamique commerciale, les exportations ont constitué une part importante du trafic total, représentant environ 39 % de celui-ci, tandis que les importations ont continué à dominer les volumes de fret, atteignant une part de 59,2 %. Parallèlement, le transbordement a également contribué au volume global, mais dans une proportion plus modeste de 1,8 %, reflétant le paysage complexe de l’échange commercial.
De plus, le trafic de conteneurs a affiché une progression notable, avec une augmentation significative de 25,7 %, portant le volume total à plus de 2,1 millions d’équivalents vingt pieds (EVP). Cette évolution impressionnante est en grande partie alimentée par une hausse spectaculaire de 32,8 % des conteneurs à l’importation, témoignant de la demande croissante de biens et de services à l’intérieur du pays. Les volumes de conteneurs à l’exportation, quant à eux, ont également montré un léger progrès de 3,1 %, ce qui est encourageant dans le cadre de l’effort général d’augmentation des exportations nigérianes. Le segment du transbordement a enregistré une forte croissance exceptionnelle, avec une augmentation stupéfiante de 205,8 %, traduisant une à la fois l’essor des échanges internationaux et le développement stratégique des infrastructures portuaires, qui répondent ainsi aux besoins d’un marché en constante évolution.
En termes de structure du trafic maritime, les marchandises en vrac demeurent indéniablement dominantes, représentant une part significative de 54,7 % des volumes totaux traités dans nos ports. Cette catégorie de fret, qui inclut des ressources naturelles comme le pétrole et les minéraux, joue un rôle crucial dans l’économie nationale en facilitant les échanges commerciaux avec d’autres pays. D’autre part, le fret conteneurisé, qui est également essentiel pour le commerce moderne, constitue à lui seul 24 % du trafic global, témoignant de la demande croissante pour des produits spécifiques nécessitant un conditionnement soigné.
L’analyse par plateforme révèle également le poids croissant du port de Lekki, qui, dans un contexte de développement portuaire, concentre à lui seul 40,6 % des volumes manutentionnés. Ce port, grâce à ses infrastructures modernes et sa gestion efficace, est devenu un point névralgique pour le transit maritime dans la région.
En revanche, les ports d’Onne et d’Apapa suivent, mais à distance, avec des parts respectives de 19,1 % et 16,7 %, ce qui souligne l’importance à la fois de ces infrastructures et des défis auxquels elles doivent faire face dans un environnement commercial en constante évolution.
Par ailleurs, l’activité maritime s’est intensifiée de manière significative, avec une augmentation du nombre total d’escales de navires qui a progressé de près de 12 %, pour atteindre un impressionnant total de 4 477 escales. Cette tendance est le reflet d’un renforcement de l’intégration des plateformes nigérianes dans les réseaux du commerce maritime international, consolidant ainsi la position du Nigeria en tant qu’acteur clé dans la logistique maritime. Cependant, cette dynamique de croissance, bien que positive, accentue la pression sur certaines infrastructures portuaires déjà éprouvées.
Notons que les ports d’Apapa et de Tin Can Island, qui sont déjà confrontés à des niveaux élevés de congestion, pourraient se retrouver débordés et ainsi compromettre l’efficacité du transit maritime si des investissements d’extension et de modernisation ne sont pas mis en œuvre rapidement pour s’adapter à l’augmentation du trafic.
Mariam KONE

