(CROISSANCE AFRIQUE)-Au mois de décembre 2025, le marché mondial des matières premières a continué de suivre sa tendance globale à la baisse, un phénomène évident qui s’est manifesté par un recul notable des cours du riz, du pétrole brut et du blé lorsqu’on examine leur variation mensuelle.
Cette situation préoccupante pour les acteurs du marché et les économies dépendant fortement de ces produits de base a été mise en lumière par les données détaillées issues du rapport « Repères statistiques », un document important publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), qui fournit des analyses et des évaluations économiques précieuses. Il est intéressant de noter que, malgré cette tendance générale à la baisse, certaines matières premières ont pourtant enregistré une croissance des prix au cours de ce mois sous revue. En effet, des produits tels que le maïs, le sucre et le coton ont connu une progression, générant ainsi des débats parmi les économistes et les acteurs du marché, soulignant les dynamiques complexes et souvent contradictoires qui régissent les fluctuations des matières premières à l’échelle mondiale.
En décembre 2025, le prix du pétrole brut, qui est un indicateur essentiel de l’économie mondiale et impacte de nombreux secteurs, s’est établi à 61,6 dollars américains le baril, marquant ainsi une diminution significative par rapport au mois précédent, où il se chiffrant à 63,6 dollars, ce qui représente une baisse mensuelle de 3,1%. Cette tendance à la baisse s’avère encore plus prononcée lorsque l’on regarde le cours du pétrole brut en comparaison avec décembre 2024, où le prix avait atteint 73,8 dollars. Ainsi, on peut noter un recul important de 16,5%, soulevant des questions sur les dynamiques de marché et sur l’offre et la demande à l’échelle mondiale.
De plus, le prix du riz a également continué à suivre une tendance baissière. En effet, ce produit de base, essentiel dans l’alimentation de millions de personnes, est passé de 128,4 francs CFA le kilogramme en novembre 2025 à 121,3 francs CFA en décembre, affichant une diminution de 5,5% en variation mensuelle. Sur une période d’un an, la baisse est encore plus marquée, avec un repli alarmant de 40,0% par rapport à décembre 2024, période où le kilogramme était échangé à un prix de 202,0 francs CFA, reflétant ainsi les fluctuations du marché ainsi que les impacts potentiels sur les producteurs et les consommateurs.
En ce qui concerne le blé, une autre denrée fondamentale dans le secteur alimentaire, le prix a subi un léger repli de 0,2%, passant de 521,3 cents américains par boisseau de 60 livres en novembre à 520,1 cents en décembre 2025. En comparaison avec décembre 2024, où le prix était de 545,7 cents, on observe une baisse de 4,7%, ce qui pourrait influencer les décisions de cultivation des agriculteurs et le marché des exportations, par conséquent affectant à la fois les producteurs et les consommateurs à l’échelle locale et internationale.Augmentation du prix du maïs, du sucre et du coton.
À l’inverse des tendances généralement observées sur le marché, certains produits spécifiques ont enregistré une progression notable au cours du mois de décembre 2025. En effet, le prix du maïs, un élément essentiel dans de nombreuses filières agricoles et alimentaires, a enregistré une hausse significative, passant de 431,4 cents américains par boisseau en novembre à 440,4 cents en décembre, témoignant ainsi d’une augmentation de 2,1% en variation mensuelle. Bien que cette progression indique une certaine dynamique positive sur le court terme, il convient de noter que, sur l’ensemble de l’année écoulée, ce prix reste globalement stable, avec une légère augmentation de seulement 0,1%, ce qui souligne un équilibre relatif sur le marché.Parallèlement, le prix du sucre a également suivi une trajectoire ascendante avec une progression de 2,1%, s’établissant à 14,9 cents américains la livre en décembre contre 14,6 cents en novembre 2025. Cependant, il est important de mettre en perspective cette hausse, car, lorsqu’on la compare avec le prix enregistré en décembre 2024, qui était de 20,3 cents la livre, on observe une baisse significative de 26,6%. Cette chute marquée est révélatrice des fluctuations du marché et des divers facteurs qui peuvent influencer les prix du sucre au fil du temps.Le coton, quant à lui, enregistre une légère hausse de 0,5% sur le mois, le prix passant de 74,2 cents américains la livre en novembre à 74,6 cents en décembre. Néanmoins, malgré cette petite augmentation, il est essentiel de considérer la tendance par rapport à l’année précédente : en décembre 2024, le prix du coton s’établissait à 80,2 cents la livre, indiquant ainsi une baisse de 7,0% par rapport à la même période un an plus tôt. Ces chiffres illustrent l’évolution complexe du marché des matières premières, où des variabilités mensuelles peuvent coexister avec des tendances annuelles plus stables, voire en déclin.
Des diminutions significatives tout au long de l’année 2025.
En rythme annuel, la majorité des matières premières ont enregistré des baisses notables en 2025, ce qui témoigne d’une dynamique préoccupante sur le marché des matières premières. Les reculs les plus importants concernent des denrées essentielles comme le riz, qui a connu une chute dramatique de 40,0 %, suivi par le sucre, dont le prix a diminué de 26,6 %, et le pétrole brut, qui a affiché une baisse significative de 16,5 %. D’autres produits comme le coton et le blé ont également subi des diminutions, respectivement de 7,0 % et de 4,7 %, soulignant ainsi une tendance générale à la dépréciation de ces matières vitales pour de nombreuses économies.
En cumul annuel, presque tous les produits affichent des niveaux inférieurs à ceux de l’année 2024, ce qui pourrait suggérer une contraction de la demande ou des modifications dans les chaînes d’approvisionnement. Seul le maïs fait exception à cette tendance alarmante, affichant une légère progression de 3,5 % sur l’ensemble de l’année 2025, ce qui pourrait être dû à des conditions climatiques favorables ou à des modifications dans les patterns de consommation.
Ces évolutions traduisent ainsi une tendance générale à la baisse des cours des matières premières sur le marché mondial, malgré quelques hausses ponctuelles observées sur certains produits au cours du mois de décembre. Cette situation pourrait avoir des répercussions importantes, tant pour les producteurs que pour les consommateurs, amplifiant la nécessité d’adapter les stratégies commerciales à un environnement économique en constante évolution.
Mariam KONE

