(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a reçu le jeudi 27 août 2026, une délégation importante et bien préparée de la Commission nationale de l’Alliance des États du Sahel (CN-CES) en provenance du Burkina Faso, qui était en mission à Bamako.
Cette rencontre revêt une signification particulière, car elle s’inscrit dans le cadre de l’évaluation à mi-parcours de la Feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES). Les discussions ont porté sur les avancées réalisées jusqu’à présent et sur les défis à relever, dans le but de renforcer la coopération entre les Comités nationaux du Mali et du Niger. Cette collaboration est essentielle pour mieux orchestrer les activités de la Confédération sur le reste de l’année, en tenant compte des réalités et des besoins spécifiques de chaque pays membre.
Ainsi, les échanges ont été riches et constructifs, témoignant de l’engagement des deux nations à travailler ensemble pour la stabilité et le développement de la région sahélienne, tout en abordant des questions cruciales telles que la sécurité, le développement économique et la lutte contre le changement climatique. Selon le président de la Commission, Bassolma Bazié, les conclusions de cette visite se révèlent satisfaisantes, marquant ainsi une étape significative dans le dialogue et la coopération entre les nations concernées.
Des propositions seront faites, notamment dans le cadre de la libre circulation des personnes et des biens, un enjeu crucial pour favoriser les échanges économiques et culturels entre les pays de la région. L’élaboration de documents d’identité AES, qui facilitera l’identification et la mobilité des citoyens, est également au cœur des discussions.
Par ailleurs, la question du roaming, ou itinérance des données, est primordiale dans un monde de plus en plus connecté, où les utilisateurs cherchent à éviter des frais excessifs lors de leurs déplacements à l’étranger. Enfin, la mise en œuvre de projets de système d’adduction d’eau est essentielle pour garantir l’accès à une ressource vitale, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
Aussi, le Premier ministre, en réponse, a félicité la délégation au nom du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État, pour la démarche proactive qui a pour but de souligner les avancées réalisées et d’en assurer le suivi. « Soyez sûrs que votre démarche a un impact réel sur la jeunesse de l’AES », a-t-il poursuivi, soulignant l’importance de l’engagement des jeunes dans le processus de développement et de transformation de la région.
Pour ce qui est des points évoqués par le président de la Commission, le Chef du gouvernement a préconisé la sensibilisation des populations, un aspect fondamental pour garantir l’adhésion et la participation active des citoyens aux initiatives proposées. Il a également insisté sur la nécessité de tenir compte des impératifs sécuritaires, afin que les projets puissent être mis en œuvre dans un cadre stable et serein.
Notons qu’il s’agit également de renforcer les cadres de réflexion, permettant ainsi aux populations de sentir l’AES comme un acteur clé de leur avenir, en les impliquant dans les décisions qui les concernent directement et en leur offrant des opportunités concrètes de développement.
Assanatou Sanago

