(CROISSANCE AFRIQUE)-À partir du 15 septembre 2026, une nouvelle mesure impactera significativement les ressortissants maliens désireux d’obtenir un visa pour la Chine, car ils ne pourront plus effectuer cette démarche à Bamako, leur capitale.
Dans un avis officiel publié le 3 septembre 2026, l’ambassade de Chine au Mali a informé le public du transfert temporaire du traitement des demandes de visa vers ses représentations diplomatiques situées à Dakar, au Sénégal, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et à Rabat, au Maroc.
Cette décision, qui s’inscrit dans un contexte déjà difficile pour les voyageurs maliens, complique davantage leurs démarches administratives, d’autant plus qu’ils doivent également faire face à la fermeture du service consulaire américain à Bamako, rendant l’accès aux visas encore plus ardu.
Les raisons de cette fermeture sont principalement d’ordre technique. En effet, l’ambassade de Chine a expliqué que la section consulaire, qui se trouve à Bamako, doit subir une reconstruction complète. Cette nécessité découle de travaux routiers en cours, liés à l’aménagement de la Route nationale 27, qui relie Bamako à Koulikoro. Ces travaux, bien qu’essentiels pour améliorer l’infrastructure routière, rendent temporairement impossible le fonctionnement normal du service des visas sur place. La fermeture du service consulaire avait été annoncée une première fois, suscitant des inquiétudes parmi les ressortissants maliens qui dépendent de ces services pour leurs projets de voyage. Dans ce contexte, les voyageurs doivent désormais envisager des solutions alternatives, ce qui pourrait engendrer des retards et des complications supplémentaires dans leurs démarches administratives.
Dès le 15 septembre 2026, les Maliens qui envisagent de se rendre en Chine se retrouveront face à un choix crucial, car ils disposeront de trois options distinctes pour déposer leur dossier de demande de visa. La première option consiste à se rendre à Dakar, la capitale vibrante du Sénégal, où se situe l’ambassade de Chine. Cette ville, riche en culture et en histoire, offre un cadre dynamique pour les démarches administratives, mais nécessite un voyage qui pourrait impliquer des frais supplémentaires et des formalités à respecter.
La deuxième possibilité s’offre aux voyageurs qui choisissent de faire le trajet jusqu’à Abidjan, la métropole économique de la Côte d’Ivoire. Cette ville, connue pour son ambiance cosmopolite et son développement rapide, abrite également l’ambassade de Chine. Cependant, cette option implique non seulement un déplacement international, mais également une planification minutieuse pour s’assurer que toutes les exigences sont remplies, notamment en termes de documents à fournir.
Enfin, la troisième option amène les demandeurs à rejoindre Rabat, la capitale administrative du Maroc, où se trouve également une ambassade chinoise. Rabat, avec son architecture historique et sa position stratégique, représente une alternative intéressante, mais elle requiert également un voyage qui peut s’avérer long et coûteux.
Dans tous les cas, quel que soit le choix effectué, les Maliens devront faire face à un déplacement international supplémentaire avant même d’entamer leur voyage vers la Chine. L’ambassade souligne que les demandeurs qui ne sont pas ressortissants du pays d’accueil devront fournir un certificat de résidence, une exigence qui complique encore davantage les démarches pour les Maliens en transit. Cette situation met en lumière les défis logistiques et administratifs auxquels ils sont confrontés, rendant le processus d’obtention d’un visa pour la Chine d’autant plus complexe.
Des activités diplomatiques qui se poursuivent
Dans un contexte international en constante évolution, l’ambassade de Chine à Bamako continue de maintenir une dynamique diplomatique active, malgré la fermeture temporaire de son service des visas. Cette situation, bien que préoccupante pour de nombreux voyageurs, n’entrave en rien les échanges réguliers et fructueux entre les autorités maliennes et les représentants chinois. Les discussions se poursuivent avec les entreprises chinoises, qui jouent un rôle clé dans le développement économique du Mali, ainsi qu’avec les divers acteurs de la coopération bilatérale, qui œuvrent ensemble pour renforcer les liens entre les deux nations. Toutefois, la date de réouverture de la section consulaire à Bamako reste incertaine, créant une atmosphère d’attente parmi les voyageurs maliens. Aucune annonce officielle n’a été faite concernant une échéance précise, laissant ainsi les ressortissants maliens dans l’incertitude quant à leurs projets de voyage.
Une contrainte de plus pour les Maliens
Cette nouvelle contrainte s’ajoute à une série de défis déjà bien présents pour les Maliens désireux de voyager à l’étranger. En effet, depuis août 2026, les demandes de visa pour les États-Unis doivent être déposées à Dakar, ce qui implique un déplacement supplémentaire et des frais additionnels pour les demandeurs. De plus, la France a également réduit son offre consulaire à Bamako, compliquant davantage la situation pour les hommes d’affaires, les étudiants et les familles maliennes qui entretiennent des liens étroits avec la Chine, un partenaire stratégique et économique majeur. Ces restrictions, cumulées aux difficultés logistiques et administratives, rendent le voyage à l’étranger de plus en plus complexe pour les Maliens, qui doivent naviguer à travers un paysage diplomatique en mutation tout en espérant des solutions rapides et efficaces pour leurs besoins de mobilité.

