ZONE CEMAC: les secteur bancaire affiche un bénéfice net de 524 milliards de FCFA au titre de l’année 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le secteur bancaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a enregistré une progression de son activité et de sa rentabilité en 2025. Toutefois, la hausse des crédits en souffrance et l’exposition croissante aux États soulève des questions sur la qualité des actifs et la solidité des établissements.

Les banques de la CEMAC ont renforcé leurs performances en 2025. Selon le rapport annuel de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), les 54 établissements bancaires de la sous-région, dont six succursales, ont dégagé un bénéfice net cumulé de 524 milliards de FCFA, contre 449,8 milliards un an plus tôt, soit une progression de 16,4% La rentabilité du secteur a bénéficié de la progression des revenus tirés des activités bancaires. Le produit net bancaire (PNB), l’équivalent du chiffre d’affaires pour une banque, a augmenté de 12,5%, à 1 723 milliards de FCFA. Les banques ont ainsi amélioré leur capacité à générer des revenus, ce qui s’est traduit par une hausse de leur bénéfice net. Le rendement des actifs s’est établi à 1,9%, tandis que la rentabilité des fonds propres a atteint 22,62%, selon les données du rapport.


La qualité du portefeuille de prêts constitue l’un des principaux points de vigilance. Les créances brutes en souffrance ont progressé de 10,9% en 2025, pour atteindre 2 244 milliards de FCFA. Elles représentent environ 16% des crédits bruts accordés à la clientèle. En d’autres termes, une part importante des prêts présente des difficultés de remboursement. Ces créances ne correspondent pas nécessairement à des pertes définitives, mais elles mobilisent des ressources pour le suivi, le recouvrement et la constitution de provisions. Le taux brut de créances en souffrance a néanmoins légèrement reculé, de 0,2 point, par rapport à 2024.

Autre évolution importante, les financements accordés aux États et aux entités qui leur sont liées ont atteint 10 641 milliards de FCFA, en hausse de 19,9% sur un an. Cette exposition représente environ 38,6% du total des bilans bancaires. Les banques contribuent ainsi de manière significative au financement des besoins des pouvoirs publics, notamment à travers l’acquisition de titres publics. Mais cette concentration crée aussi une interdépendance entre les finances publiques et le système bancaire. En cas de difficultés budgétaires ou de tensions sur le remboursement de la dette publique, les établissements fortement exposés pourraient être affectés. Par ailleurs, le poids du financement des États constitue un enjeu pour la capacité des banques à répondre aux besoins de crédit des entreprises et des ménages.

Le marché bancaire de la CEMAC demeure fortement concentré autour du Cameroun. À fin décembre 2025, les banques camerounaises collectaient 9 156 milliards de FCFA de dépôts, soit 48% du total régional, contre 46,5% un an auparavant. Le Gabon occupait la deuxième place, avec 3 253 milliards de FCFA, représentant 17,1% des dépôts. Il était suivi du Congo, avec 2 783 milliards de FCFA, soit 14,6%. La Guinée équatoriale totalisait 1 661 milliards de FCFA, le Tchad 1 852 milliards et la République centrafricaine 360 milliards de FCFA.

Le rapport relève que la progression des ressources bancaires a notamment été soutenue par le rapatriement de recettes de certaines sociétés pétrolières, ainsi que par l’augmentation des dépôts d’entreprises intervenant dans l’agriculture, le bâtiment, les télécommunications, le commerce des produits pétroliers, le gaz et l’électricité. Les encours de crédits ont progressé au Congo de 17,5%, au Cameroun de 15,1%, au Gabon de 12,6% et en République centrafricaine de 5,9%. Ils ont reculé au Tchad de 8,4% et en Guinée équatoriale de 1,2%. Le secteur privé demeure le principal bénéficiaire des financements bancaires. Les crédits qui lui sont accordés ont atteint 10 509 milliards de FCFA, soit 75,1% des crédits bruts. Ils ont augmenté de 8,2% sur un an. Leur poids relatif a néanmoins diminué, puisqu’ils représentaient 77,7% des crédits en 2024.

Cette amélioration s’inscrit dans un contexte d’expansion dynamique de l’activité bancaire, marquée par des chiffres impressionnants qui témoignent de la solidité du secteur. Le total des bilans bancaires a atteint un montant colossal de 27 536 milliards de FCFA, enregistrant une hausse significative de 10,3% par rapport à l’année précédente, ce qui reflète une confiance croissante des acteurs économiques. Les dépôts de la clientèle, qui constituent une source essentielle de financement pour les banques, ont progressé de 5,9%, atteignant ainsi 19 065 milliards de FCFA. Ce chiffre indique non seulement une augmentation des économies des ménages et des entreprises, mais aussi une volonté accrue de placer des fonds dans des institutions financières jugées fiables. Parallèlement, les crédits bruts ont connu une augmentation encore plus marquée, de 12%, pour s’établir à 13 998 milliards de FCFA, ce qui illustre une demande soutenue pour le financement des projets d’investissement et de consommation.

La rentabilité du secteur bancaire a également bénéficié de cette dynamique, avec une progression notable des revenus tirés des activités bancaires. Le produit net bancaire (PNB), qui représente l’équivalent du chiffre d’affaires pour une banque, a enregistré une augmentation de 12,5%, atteignant 1 723 milliards de FCFA. Cette croissance des revenus a permis aux banques d’améliorer leur capacité à générer des bénéfices, se traduisant par une hausse significative de leur bénéfice net. En effet, le rendement des actifs s’est établi à 1,9%, tandis que la rentabilité des fonds propres a atteint un impressionnant 22,62%, selon les données fournies par le rapport. Ces indicateurs financiers solides témoignent d’une gestion efficace et d’une stratégie commerciale bien définie.

Cependant, la qualité du portefeuille de prêts demeure l’un des principaux points de vigilance pour les institutions financières. Les créances brutes en souffrance ont progressé de 10,9%, ce qui soulève des préoccupations quant à la gestion des risques et à la nécessité d’une surveillance accrue des emprunteurs. Cette situation souligne l’importance pour les banques de maintenir des pratiques de crédit prudentes afin de protéger leur santé financière et de garantir la stabilité du système bancaire dans son ensemble.

Le secteur bancaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a connu une dynamique positive en 2025, marquée par une progression significative de son activité et de sa rentabilité. Cette évolution, bien que réjouissante, s’accompagne de défis notables, notamment la hausse des crédits en souffrance et l’exposition croissante aux États, soulevant ainsi des interrogations sur la qualité des actifs et la solidité des établissements financiers de la région.

Les banques de la CEMAC ont non seulement renforcé leurs performances, mais elles ont également démontré une résilience face aux défis économiques. Selon le rapport annuel de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), les 54 établissements bancaires de la sous-région, incluant six succursales, ont enregistré un bénéfice net cumulé impressionnant de 524 milliards de FCFA, en hausse par rapport aux 449,8 milliards de l’année précédente, ce qui représente une progression notable de 16,4%. Cette augmentation des bénéfices témoigne d’une gestion efficace et d’une adaptation réussie aux conditions du marché.

La rentabilité du secteur a été principalement soutenue par la hausse des revenus générés par les activités bancaires. Le produit net bancaire (PNB), qui équivaut au chiffre d’affaires pour une banque, a connu une augmentation de 12,5%, atteignant 1 723 milliards de FCFA. Cette amélioration des performances financières indique que les banques ont su optimiser leurs opérations et diversifier leurs sources de revenus, renforçant ainsi leur capacité à générer des bénéfices. Toutefois, cette situation favorable est tempérée par la nécessité de surveiller de près la qualité des actifs, car une augmentation des crédits en souffrance pourrait compromettre la stabilité à long terme du secteur bancaire.

Le rapport met en lumière une dynamique intéressante concernant la progression des ressources bancaires dans la région, soulignant que cette croissance a été particulièrement favorisée par le rapatriement de recettes provenant de certaines sociétés pétrolières. Ce phénomène a été accompagné d’une augmentation significative des dépôts d’entreprises opérant dans divers secteurs clés tels que l’agriculture, le bâtiment, les télécommunications, ainsi que le commerce des produits pétroliers, du gaz et de l’électricité. En examinant les chiffres, on constate que les encours de crédits ont connu une hausse notable au Congo, avec une progression de 17,5%, suivie par le Cameroun à 15,1%, le Gabon à 12,6%, et enfin la République centrafricaine qui a enregistré une augmentation de 5,9%. En revanche, des reculs ont été observés au Tchad, où les crédits ont chuté de 8,4%, et en Guinée équatoriale, avec une diminution de 1,2%.

Pour rappel, il est essentiel de noter que le secteur privé continue de jouer un rôle prépondérant en tant que principal bénéficiaire des financements bancaires. Les crédits alloués à ce secteur ont atteint un montant impressionnant de 10 509 milliards de FCFA, ce qui représente 75,1% des crédits bruts accordés. Cette augmentation de 8,2% sur une période d’un an témoigne d’une confiance croissante des institutions financières envers les entreprises privées.

Notons qu’il est également important de souligner que leur poids relatif dans le total des crédits a légèrement diminué, passant de 77,7% en 2024, ce qui pourrait indiquer une diversification des bénéficiaires de ces financements et une évolution des priorités économiques dans la région.

Daouda Bakary KONE

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Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

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