(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Afrique subsaharienne devrait afficher une croissance de 4,5 % en 2026 et 2027. L’adaptation de l’offre mondiale, la bonne tenue des recettes d’exportation dans certains pays et les réformes engagées ont atténué le choc de la guerre au Moyen-Orient.
Cette croissance soutenue masque des trajectoires contrastées : l’activité reste robuste dans les pays riches en ressources naturelles, mais elle ralentit dans les pays pauvres en ressources naturelles. L’ajustement budgétaire d’avant-guerre et la baisse des ratios d’endettement constituent des progrès notables.
Néanmoins, la charge de la dette, la faiblesse des réserves et le recul de l’aide laissent peu de marge face à un nouveau choc. Les risques restent nettement orientés à la baisse. Les autorités devraient poursuivre l’ajustement budgétaire, épargner les recettes tirées des produits de base, protéger les plus vulnérables et maîtriser l’inflation. Préserver l’investissement productif et soutenir le secteur privé est essentiel pour réduire le coût des futurs chocs et améliorer durablement les niveaux de vie.


