Au Sénégal, l’activité du secteur primaire a augmenté de 3,6 % au 4e trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, par rapport au troisième trimestre de 2025, la valeur ajoutée (Va) réelle du secteur primaire a connu une augmentation significative de 3,6%, une dynamique positive largement attribuée aux performances remarquables des sous-secteurs de l’agriculture, qui a enregistré une hausse de 4,7%, et de la pêche, avec une progression de 3,9%. 

Cette embellie dans le secteur primaire est le reflet d’efforts soutenus et d’initiatives stratégiques visant à renforcer la productivité et la durabilité des ressources naturelles. Selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), une analyse en glissement annuel révèle une hausse impressionnante de 8,6% de la valeur ajoutée du secteur primaire.

 Ce résultat encourageant est principalement tiré par la forte progression de l’activité de la pêche, qui a connu une flambée de 18,3%, ainsi que par l’agriculture, qui a enregistré une augmentation de 9,4%, et l’élevage, qui a également contribué avec une hausse de 4,8%.

 Cette situation florissante de l’activité agricole est étroitement liée à l’accroissement de la production de cultures stratégiques telles que le maïs, l’arachide et le niébé, sans oublier les produits horticoles variés comme les oignons et les pommes de terre, qui jouent un rôle crucial dans l’alimentation locale et l’économie rurale. L’Ansd souligne également que la valeur ajoutée du secteur secondaire, mesurée en volume Cvs, s’est bonifiée de 3,5% au quatrième trimestre de 2025, par rapport au trimestre précédent. 

Cette hausse est favorisée par la dynamique positive des activités de la construction, qui a connu une progression impressionnante de 6,9%, témoignant d’un secteur en pleine expansion, soutenu par des investissements dans les infrastructures et des projets de développement ambitieux. Les perspectives pour les mois à venir semblent prometteuses, avec une anticipation de croissance continue dans ces secteurs clés, renforçant ainsi les fondements de l’économie sénégalaise.

Par rapport au quatrième trimestre de 2024, la valeur ajoutée du secteur secondaire s’est renforcée de 5,1%, un chiffre qui témoigne d’une dynamique économique positive, soutenue par une amélioration significative des activités de fabrication du ciment et d’autres matériaux de construction, qui ont connu une hausse impressionnante de 18,7%. 

Cette croissance est également visible dans le secteur de la construction, qui a progressé de 13,0%, illustrant une demande accrue pour de nouveaux projets d’infrastructure et de logements. L’extraction, quant à elle, a enregistré une augmentation de 9,3%, tandis que la production et la distribution d’électricité et de gaz ont crû de 7,6%, reflétant une amélioration des services énergétiques.


 De plus, la distribution d’eau et l’assainissement ont vu leur valeur ajoutée augmenter de 7,3%, soulignant l’importance croissante des services essentiels dans le développement durable. Enfin, la fabrication d’autres produits manufacturiers a également contribué à cette dynamique, avec une augmentation de 2,7%, bien que moins marquée.
Cependant, malgré ces résultats encourageants, les performances globales du secteur ont été limitées par des défis dans certaines sous-catégories. Les activités de fabrication de produits chimiques de base ont enregistré un recul de 2,4%, une tendance qui pourrait soulever des inquiétudes quant à la compétitivité de ce segment. 


Aussi, le secteur agroalimentaire a connu une baisse de 2,3%, principalement en raison d’une diminution significative des valeurs ajoutées dans la fabrication de produits laitiers et de glaces alimentaires, qui a chuté de 26,9%. Cette baisse alarmante pourrait être attribuée à des facteurs tels que des fluctuations de la demande ou des problèmes d’approvisionnement.

Notons que la fabrication de boissons a également souffert, avec une diminution de 6,5%, tandis que la production de sucre, chocolaterie et confiserie a connu un repli de 5,5%. La fabrication de pain et pâtisseries a enregistré une baisse plus modeste de 2,5%, et le secteur de l’abattage, de la transformation et de la conservation des viandes a également été touché, ce qui pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire. Ces défis soulignent la nécessité d’une attention accrue et de stratégies adaptées pour revitaliser ces segments clés de l’économie.

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