(CROISSANCE AFRIQUE)-Au quatrième trimestre de l’année 2025, le Produit intérieur brut (PIB) réel, ajusté pour tenir compte des variations saisonnières (CVS), a enregistré une progression significative de 3,1 % par rapport au trimestre précédent, marquant ainsi une dynamique économique encourageante.
Selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), cette performance positive est principalement attribuée à l’accroissement des valeurs ajoutées dans plusieurs secteurs clés de l’économie. En effet, le secteur primaire a connu une hausse notable de 3,6 %, suivi de près par le secteur secondaire, qui a progressé de 3,5 %.
Le secteur tertiaire, bien qu’enregistrant une augmentation plus modeste de 2,1 %, contribue également à cette tendance générale de croissance. De plus, l’ANSD souligne que les taxes nettes de subventions sur les produits ont connu une amélioration de 6,4 %, ce qui témoigne d’une meilleure gestion fiscale et d’un environnement économique plus favorable.
Par ailleurs, il est intéressant de noter que le PIB réel hors hydrocarbures a également évolué de 3,1 %, indiquant une diversification croissante de l’économie, moins dépendante des fluctuations des marchés pétroliers. En ce qui concerne les composantes de la demande intérieure, la formation brute de capital fixe a enregistré une augmentation impressionnante de 12,2 %, signalant un investissement accru dans les infrastructures et les capacités de production.
En revanche, la consommation finale globale a connu une légère contraction de 1,4 %, ce qui pourrait refléter des ajustements dans les comportements des consommateurs face à des incertitudes économiques. Ces chiffres, dans leur ensemble, dessinent un tableau complexe mais prometteur de l’économie nationale, où les secteurs clés continuent de montrer des signes de résilience et de croissance.
Selon l’Ansd, les exportations de biens et services se sont accrues de 31,0%, marquant une dynamique impressionnante dans le paysage économique. Par rapport à la même période de l’année 2024, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel du quatrième trimestre de 2025 a crû de 4,2%, témoignant d’une résilience et d’une vigueur remarquables de l’économie nationale.
Cette progression s’explique principalement par la consolidation des activités des secteurs primaire, qui a enregistré une augmentation significative de 8,6%, du secteur secondaire avec une hausse de 5,1%, et du secteur tertiaire, qui a connu une croissance de 2,7%. Par ailleurs, les taxes nettes de subventions sur les produits se sont rehaussées de 2,8%, ce qui souligne l’amélioration des recettes fiscales et la santé financière des entreprises.
Sous l’angle de la demande, le regain d’activité économique au quatrième trimestre de 2025, comparé au même trimestre de l’année précédente, s’est traduit, en termes réels, par l’accroissement des exportations de biens et services de 29,7%, de la formation brute de capital fixe de 7,2%, et de la consommation finale de 3,4%, illustrant une reprise robuste et une confiance croissante des consommateurs et des investisseurs. L
e Produit Intérieur Brut nominal est estimé à 7 068,5 milliards de FCFA au quatrième trimestre de 2025, un chiffre qui reflète non seulement la croissance mais aussi la diversification des activités économiques.
Notons qu’en excluant les hydrocarbures, ce PIB s’élève à 6 800,2 milliards de FCFA, ce qui démontre l’importance des autres secteurs dans la dynamique économique du pays. En 2025, la croissance économique, estimée avec le cumul des quatre trimestres, s’annonce prometteuse, avec des projections qui laissent entrevoir des opportunités d’investissement et de développement dans divers domaines, renforçant ainsi la position du pays sur la scène économique régionale et internationale.
Mariam KONE

