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North Africa Com : Huawei appelle au renforcement de l’économie numérique, pour libérer le potentiel de l’Afrique

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Par croissanceafrique

North Africa Com, événement tech le plus influent en Afrique du Nord, a cette année été organisé par Informa Tech et coparrainé par Huawei. Au cours de cette édition, dont le thème fut « Investir dans les infrastructures numériques pour stimuler une croissance inclusive et durable », des experts de la région et du monde entier ont partagé leur expérience du domaine. Au cœur des débats, la question de l’accélération de l’innovation technologique pour aider l’Afrique à se doter d’infrastructures TIC de haute qualité, susceptibles de stimuler le développement de l’économie numérique.

L’économie numérique est perçue désormais comme un nouveau moteur de croissance pour l’économie mondiale, reposant essentiellement sur la base solide que représentent les TIC. Les statistiques montrent qu’un investissement de 1 dollar US dans les technologies numériques peut mener vers une croissance de 3 dollars US dans la digitalisation de l’industrie, et que les retombées numériques correspondantes peuvent contribuer à 20 dollars US de PIB. L’économie digitale représente 15,5 % de l’économie mondiale et ce chiffre atteindra 25 % en 2025. Cependant, la couverture numérique en Afrique est encore très faible par endroit : 60 % de la population n’a pas accès à l’internet, et le taux de pénétration du haut débit (MBB, FBB) est bien inférieur à la moyenne mondiale.

« Huawei travaille en étroite collaboration avec ses partenaires africains pour continuer d’innover et ainsi doter l’Afrique de réseaux TIC de haute qualité, capables de réduire la fracture numérique », a déclaré Benjamin HOU, président de Huawei Northern Africa Carrier Business. « L’Afrique est encore au stade initial de l’économie numérique. Les opportunités et les défis coexistent, et les infrastructures TIC de haute qualité y constitueront une base solide pour le développement de l’économie digitale. En attendant, coopérons ensemble, accélérons le développement du digital, saisissons le plein potentiel de l’Afrique du Nord, afin de lui construire un avenir brillant. », a ajouté Benjamin HOU.

Au cours du sommet, les délégués des gouvernements, régulateurs, opérateurs, représentants des entreprises, analystes et KOL de la région ont entretenu des échanges approfondis sur les problématiques liées au développement durable de l’économie numérique en Afrique. Tous se rejoignent sur un point : la révolution digitale est en marche sur le continent. La pandémie de la Covid-19 a profondément changé le mode de fonctionnement des organisations et des individus, tout en accélérant considérablement le processus de numérisation en Afrique. Toutes les industries doivent ainsi participer activement à cette mutation d’ampleur, en s’ouvrant au monde, et en coopérant les unes avec les autres pour promouvoir l’Afrique numérique de demain. 

Au Bénin, l’Etat obtient un prêt de 105,6 millions de la BID pour l’installation d’un systèmes de drainage des eaux pluviales dans la capitale

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Par croissanceafrique

L’Etat Béninois a obtenu un prêt de 105,6 millions $ de la Banque islamique de développement (BID). Il s’agit d’un financement sera utilisé pour installer de nouveaux systèmes de drainage des eaux pluviales dans la ville de Cotonou, la capitale économique du pays, selon le site ecomnewsafrique.com

Il s’agit d’un l’appui de la Banque au Projet d’assainissement pluvial des villes secondaires (PAPVS) du gouvernement béninois. L’objectif est de lutter contre les inondations causées par les fortes pluies. Les fonds seront utilisés pour construire 13 km de canaux de collecte, tout en réhabilitant 16 km de routes.

« Ces installations viendront appuyer les systèmes de drainage existants. Environ 150 000 personnes bénéficieront de ces travaux, dont 51% de femmes dans cinq municipalités. En outre, au moins 600 000 emplois seront créés dans les zones concernées« , rapporte notre confrère des ecomnewsafrique.com.

Toutefois, le gouvernement entend également réhabiliter les routes connexes dans les villes de Sèmè-Podji et d’Abomey-Calavi. Par ailleurs, ce PAPVS prévoit par le drainage des eaux pluviales dans six autres villes : Porto-Novo, Bohicon, Natitingou, Abomey, Ouidah et Parakou. Pour rappel, environ 800 000 personnes bénéficieront du projet.

Moussa Koné

Exclusif-Mali: Litle Big Mining publie une note récapitulative concernant le permis de recherche Menankoto (Sud)

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Par Croissanceafrique

Bamako, le 15 juin 2021

Principaux faits relatifs au permis d’exploration détenu par la société Menankoto SARL, une filiale de la société B2Gold Corp., permis de toute première importance pour le groupe B2Gold :

ÉLÉMENTS DE RÉPONSES LB MINING

  • Le permis de recherche Menakoto Sud (le « Permis Menankoto ») a été accordé à la Société d’Ingénierie Informatique et d’Exploitation Minière SARL (« S2IEM ») par l’arrêté n° 2014-0257/MIM-SG du 4 février 2014, dans le cadre de la convention d’établissement entre l’Etat du Mali et S2IEM du 23 juillet 2013, gouverné par le Code Minier 2012 (la « Convention Menankoto »).
  • Le Permis Menankoto et la Convention Menankoto ont été transférés à la société Menankoto SARL (la « Société Menankoto ») par l’arrêté n° 2016-1984/MM-SG du 10 juin 2016.
  • La Société Menankoto est détenue par BTO Mali SARL (« BTO Mali ») à 95% et par S2IEM (société malienne détenue à 100% par deux ressortissants maliens), à 5%.
  • BTO Mali est une société B2Gold détenue à 100%. Le Permis Menankoto a été renouvelé pour la première fois par l’arrêté n° 2017-0395/MM-SG du 21 février 2017 (pour deux ans) et renouvelé pour la deuxième fois par l’arrêté n° 2019-0315/MMP-SG du 20 février 2019 (pour deux ans également), dans le cadre du Code minier 2012. Le deuxième renouvellement arrivait à expiration le 3 février 2021 à minuit.
    LBM : Il est à préciser que conformément au code minier de 2012, suite à sa demande, la société Menankoto SARL a bénéficié du permis de recherche objet du présent litige, à la date du 4 février 2014 (arrêté N°0257/MIN-SG du 4 février 2014 du ministre des mines) pour une durée de 3 ans, ensuite prorogée pour deux (2) renouvellement de 2 ans chacun, soit une durée totale de Sept (07) ans arrivant à expiration le 4 février 2021. En conséquence, le deuxième renouvellement du permis est arrivé à expiration le 4 février 2021 et non le 3 février de la même année, contrairement à ce qu’affirme la société Menankoto SARL qui veut induire l’opinion en erreur. Par l’indication d’une date erronée d’expiration du permis initial, la société Ménankoto veut justifier une demande d’attribution d’un nouveau permis (et non de prorogation) qu’elle a introduit le 4 février 2021, date à laquelle l’ancien permis produisait encore ses effets.
  • La Société Menankoto SARL a demandé une prorogation d’un an du Permis Menankoto pour finaliser son étude de faisabilité, conformément aux dispositions de l’article 38 du Code Minier de 2012, demande qui a été déposée et enregistrée auprès de la Direction de la Géologie et des Mines et du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau le 16 octobre 2020.
    LBM : Le code minier de 2012 institue la durée légale d’exploitation du permis de recherche pour Sept (07) années. Exceptionnellement cette durée peut être ramenée à 8 avec une année dérogatoire qui peut être accordée par le ministre des mines, lorsque le bénéficiaire du permis se trouve dans l’impossibilité de présenter son étude de faisabilité (une exigence du code). Le code précise bien qu’il s’agit d’une faculté du ministre, laquelle faculté n’est constitutive d’aucune obligation qui pèse sur lui. La société Menankoto SARL fait donc preuve de mauvaise foi en interprétant cette disposition comme un droit acquis en tant que détentrice du permis.
  • La demande de prorogation, bien que juridiquement fondée, a été refusée le 6 novembre 2020 par la Direction de la Géologie et des Mines au motif que le Code Minier 2019 s’applique désormais au Permis Menankoto et qu’il était nécessaire que la société Menankoto dépose une nouvelle demande de permis au titre du Code Minier 2019.
    LBM : Le code minier qui donne la faculté au ministre des mines d’accorder une année supplémentaire au bénéficiaire d’un permis de recherche, à l’expiration du délai légal de 7 ans, soumet néanmoins cette faculté à un certain nombre préalables que le ministre se doit de vérifier avant d’accorder la prorogation souhaitée : il s’agit notamment de l’exigence qui lui est faite de s’assurer que le bénéficiaire du permis de recherche minier dispose de raisons justifiées et valables l’ayant empêché de présenter son étude de faisabilité telle qu’exigée par le code minier. En l’espèce, la société Ménankoto SARL n’a pas pu démontrer une quelconque raison justifiée et vérifiée l’ayant empêchée de produire son étude de faisabilité. En conséquence, la société Menankoto SARL fait une interprétation erronée de la loi lorsqu’elle prétend que sa demande prorogation est juridiquement fondée.
  • La Société Menankoto s’est conformée en toute bonne foi aux instructions du ministère des Mines et de la Direction de la Géologie et des Mines, sans préjudice de ses droits au titre de la Convention Menankoto et du Code Minier 2012, et a été le premier demandeur à présenter, le 4 février 2021 dès l’ouverture des locaux de la Direction de la Géologie et des Mines, une demande de nouveau permis de recherche au titre du Code Minier 2019 couvrant le périmètre du Permis Menankoto.
    LBM : Comme indiquée ci-dessus, la société Ménankoto SARL, en déposant une demande de nouveau permis en date du 4 février 2021, dépose ladite demande le dernier jour de la durée du premier permis de recherche qui continuait de produire ses effets.
  • Conformément au principe « premier venu, premier servi » de l’article 32 du Code Minier 2019, étant le premier demandeur de ce permis, la Société Menankoto doit se voir attribuer le permis sollicité.
    LBM : Préalablement à la date de dépôt d’une demande de nouveau permis de recherche minier, et hors mis la procédure de renouvellement, il n’existe aucune procédure particulière informant un ancien bénéficiaire de permis que son titre est retombé dans le domaine public de l’État de sorte qu’il puisse prendre des dispositions adéquates. Tous les bénéficiaires de permis existant sont préalablement informés qu’à l’expiration du permis, celui-ci sera automatiquement remis à réattribution dans le domaine public et pourra donc être affecté à un potentiel nouvel acquéreur. La société LB Mining SARL en conséquence a été la première société à postuler pour l’acquisition du nouveau permis de recherche, conformément au principe « premier venu, premier servi » de l’article 32 du code minier de 2019.
  • B2Gold a toutefois appris qu’une réunion s’était tenue dans les locaux de la Direction de la Géologie et des Mines le jeudi 25 février 2021 dont l’objet était notamment la revue d’un projet de convention d’établissement entre l’Etat et une société dénommée Little Big Mining SARL, inconnue dans le secteur minier, portant sur l’attribution du périmètre couvert par le Permis Menankoto à cette société.
    LBM : Les représentants de la société Menankoto SARL affirment, sans aucune vérification préalable d’ailleurs et sur la base de suppositions partisanes, que la société LB Mining serait inconnue du le secteur minier. De façon volontaire elle fait fi de l’expérience et la réputation avérées des associés de la société LB Mining qui œuvrent dans le domaine des mines depuis plusieurs décennies, ce qui les a permis d’être propriétaires d’autres titres miniers.
  • Un des actionnaires de Little Big Mining SARL est Aboubacar Traore, dont il apparait qu’il serait un proche du ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau.
    LBM : La société Menankoto SARL dans un dessein de nuire, et sans apporter la quelconque preuve, ni préciser le lien exact, prétend qu’un des actionnaires de la société LB Mining en la personne de Mr Aboubacar TRAORÉ, est un parent proche du Ministre de l’énergie et des mines. Cette affirmation manifestement diffamatoire, a pour seul objectif de jeter le discrédit sur les associés de la société LB Mining en faisant supposer l’existence d’un éventuel conflit d’intérêt sur la procédure ayant abouti à attribuer légalement le permis de recherche de la mine de Ménankoto au bénéfice de ladite société. Car en effet, l’associé dont il est question, au-delà de l’homonymie du nom TRAORÉ, n’a jamais connu ni de près, ni de loin le ministre de l’énergie et des mines, encore moins justifier d’un lien familial avec lui.
  • La Société Menankoto a immédiatement fait part de son inquiétude sur ces faits à la Direction de la Géologie et des Mines et au Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau par lettres en date du 26 février 2021, puis au Premier Ministre par lettre en date du 03 mars 2021.
  • Par lettre en date du 03 mars 2021 reçue le 05 mars 2021 adressée à Menankoto, le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau a rejeté la demande de permis de Menankoto et indiqué que le périmètre en question était occupé par une demande de permis de recherche d’un tiers en cours de traitement par Direction de la Géologie et des Mines (la Société Menankoto comprend que cette lettre aurait dû être signée par le Directeur de la DNGM).
  • B2Gold Corp., société mère du groupe B2Gold, a immédiatement contesté ce refus du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau par lettre datée du 08 mars 2021.
  • Le 12 mars la DNGM a envoyé une lettre à l’avocat de Menankoto précisant, à la suite des démarches de la Société Menankoto, notamment par le biais d’un huissier, que la demande de la Société Menankoto a été déposé et enregistrée le 4 février 2021 et la demande de l’autre société Little Big Mining SARL a été déposée le 5 février 2021.
  • Le 15 mars 2021, Menankoto SARL a notifié au Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau un différend au sens de l’article 31 de la convention d’établissement du 23 juillet 2013, et l’obligation pour la société d’engager une procédure d’arbitrage si aucun règlement amiable ne devait aboutir.
  • Par lettre du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau datée du 15 mars 2021 reçue le 16 mars 2021, en réponse à la lettre de B2Gold Corp. du 08 mars 2021, le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau invitait les représentants des services juridiques du ministère et de B2Gold Corp. à organiser une séance de travail pour mieux traiter le sujet.
  • Cette séance de travail s’est tenue le 18 mars 2021 dans les locaux du ministère en présence de trois conseillers juridiques du ministère et de la DNGM. Malheureusement, aucune proposition ou même un début de solution n’a été discuté lors de cette réunion et malgré la déclaration des conseillers du ministère présents indiquant que le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau reviendrait vers B2Gold par écrit dans un délai très court, aucune communication écrite n’a été reçue.
    LBM : Au regard des différentes correspondances ci-dessus adressées au Ministère des mines ainsi qu’à la DNGM, ensuite des réunions et autres rencontres organisées entre les autorités ministérielles et les représentants diplomatiques défendant les intérêts de la société Ménankoto SARL, il est évident que les représentants de ladite société sont rentrés dans une campagne d’influence des autorités et affichent leur détermination à récupérer le permis de recherche portant sur la mine de Ménankoto.
  • Un arrêté du Ministre des Mines octroyant un permis de recherche sur le périmètre de Menankoto Sud a été signé le 24 mars 2021 au bénéfice de Little Big Mining SARL.
    LBM : Après avoir fait la demande conformément à la procédure édictée par le code minier, la société LB Mining s’est vue octroyée par arrêté N°1078/MMEE-SG du 24 mars 2021 du Ministre des mines, un permis de recherche minier sur le même site, pour la recherche d’or et de substances minérales du Groupe 2, couvrant une superficie de 52 km2, dans le cercle de Kéniéba. Ladite demande a été présentée dans le strict respect des règles et procédures exigées par le code minier.
  • Menankoto a introduit les recours suivants devant la Section administrative de la Cour Suprême pour préserver ses droits :
    (i) Le 6 avril 2021 : Un recours pour excès de pouvoir contre la décision du Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau n° 00000391/MME-SG du 3 mars 2021 notifiant à la société Menankoto SARL le rejet de sa demande d’un permis de recherche pour l’or et les substances minérales du groupe 2 dans le secteur Menankoto-Sud, cercle de Kéniéba, région de Kayes et l’Arrêté n° 2021-1078/MMEE-SG du 24 mars 2021 portant attribution d’un permis de de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à la société Little Big Mining « LB Mining SARL » à Menankoto (Cercle de Kéniéba) ;
    (ii) Le 7 avril 2021 : Une requête en référé administratif pour obtenir la suspension de la décision de rejet de la demande de la Société Menankoto et de l’arrêté portant attribution d’un permis de de recherche d’or et à la société Little Big Mining « LB Mining SARL ».
    LBM : Les recours introduits par la société Ménankoto SARL portent entre autres sur les procédures en référé et au fond, tendant à obtenir la suspension et l’annulation de la décision de rejet par le ministre des mines, de la demande d’un nouveau permis de recherche introduite par la société Ménankoto SQRL, ainsi que la décision d’attribution par le ministre des mines du permis de recherche minier à la société LB Mining.
    Il faut souligner que ces différents recours s’inscrivent dans un cadre purement dilatoire et ne sauraient prospérer d’un point de vue juridique. En effet le recours pour excès de pouvoir dont se prévaut la société Ménankoto SARL est défini comme étant « un recours contentieux tendant à l’annulation d’une décision administrative, laquelle décision serait prise en violation de la loi ». La procédure ayant abouti à l’octroi du permis de recherche au bénéfice de la société LB Mining, à aucun moment, n’a été mise engagée en violation des obligations prescrites par les dispositions du code minier. L’autorité d’attribution en la personne du ministre des mines, n’a à aucun moment et en une quelconque manière, outrepassé les pouvoirs qui sont les siens.
  • L’audience concernant le référé administratif s’est tenue le 29 avril à 9 heures. Le Président n’a pas pris la peine d’écouter attentivement les arguments de la Société Menankoto ni de prendre des notes. La DGCE n’a produit que des écritures de deux pages sans aucun arguments juridiques et sans le moindre commencement de preuve pour contester la position de la Société Menankoto. Le Président de la Cour a malgré tout rejeté la demande de la Société Menankoto de suspension le même jour, sur la base d’arguments que personne n’avait soulevé et totalement erronées (décision basée sur le code minier 2012 alors que le litige portait ici sur l’application du code miner 2019).
  • B2Gold a continué à alerter les autorités de la situation et a souligné à maintes reprises qu’un arbitrage auprès du CIRDI à Paris dans le cadre de la convention d’établissement entre Menankoto SARL et l’Etat du Mali serait profondément préjudiciable pour l’ensemble des parties, mais demeurait le recours ultime ouvert à B2Gold pour faire valoir ses droits. B2Gold souhaite cependant jusqu’au bout parvenir à une solution en accord avec les autorités du Mali qui la réinstaure dans ses droits au titre de ce permis d’exploration Menankoto.
  • B2Gold a appris que le précédent Premier Ministre avait retiré le permis Menankoto octroyé à Little Big Mining par arrêté n°2021-2428/PRIM-CAB du 21 mai 2021.
    LBM : Alors que la société LB Mining se préparait a prendre possession du site objet du permis de recherche minier qui lui a été octroyé (cela s’est d’ailleurs matérialisé par la sommation de vider les lieux qu’elle a fait servir via exploit d’huissier à l’attention de la société Ménankoto SARL), grand fut son étonnement lorsqu’il lui a été notifié une copie de l’arrêté N°2428/PRIM-CAB du 21 mai 2021 du premier ministre d’alors, portant annulation de l’arrêté N°1078/MMEE-SG du 24 mars 2021, lequel arrêté attribut le permis de recherche à la société LB Mining.
    Au-delà de son caractère sommaire, urgentiste et manifestement infondé, la décision du premier ministre dont il s’agit, a été prise de façon illégale et pouvant s’interpréter en un excès de pouvoir. En effet, le premier ministre en a fait sien, les compétences qui légalement sont dévolues au ministre des mines.
  • A toutes fins utiles, et sans préjudice de ses droits au titre de sa demande en date du 4 février 2021, la Société Menankoto a réitéré sa demande de permis Menankoto auprès de la DNGM le 31 mai 2021.
    LBM : La société Ménankoto SARL, se trouvant bien évidemment réconfortée par une décision illégale, estime devoir se désister de l’instance engagée et ainsi introduire une nouvelle demande d’octroi de permis auprès de la DNGM. Cependant les responsables de la société, en plus de féliciter une décision manifestement illégale, affichent clairement une attitude consistant à présenter la société Ménankoto SARL comme bénéficiaire naturelle et légitime du permis de recherche de ménankoto, alors que la décision d’annulation du permis de LB Mining, n’en attribut en aucune façon la propriété de celui-ci à Ménankoto SARL.
  • B2Gold étudie maintenant toutes les options légales pour s’appuyer sur cette décision positive dans le but d’assurer la prolongation du permis existant de Menankoto pour une année supplémentaire conformément aux dispositions du Code minier 2012 ou l’attribution en bonne et due forme d’un nouveau permis de Menankoto à son premier demandeur, Menankoto SARL, conformément aux dispositions du Code minier 2019, avec l’intention de développer le permis de Menankoto dès 2022.
  • La décision de l’État du Mali de rectifier volontairement la situation dans le respect de la règle de droit confortera la position du Mali en tant que destination minière internationale attractive.
  • Le résultat de cette décision pourrait avoir un impact international sur le Mali et B2Gold. B2Gold a dépensé plus d’un milliard de dollars US sur le projet Fekola (à 20 kilomètres du permis de Menankoto) à ce jour et a payé plus de 500 millions de dollars US à l’État sous forme de taxes et de redevances. En outre, la société emploie plus de 2 000 Maliens, a acheté des biens et des services au Mali pour une valeur de plus de 150 millions de dollars US par an et a dépensé plus de 6 millions de dollars US dans des programmes communautaires depuis la construction du projet en 2017. B2Gold était en train de soumettre une étude pour commencer le transport par camion du minerai vers l’usine de Fekola depuis Menankoto dès 2022 et avait proposé une exploration supplémentaire de 6 millions de dollars US lorsque la licence a été donnée à Little Big Mining. Si le projet était développé par B2Gold, le gouvernement gagnerait des revenus grâce à la participation potentielle de 20 % qu’il pourrait acquérir par le biais de taxes et de revenus supplémentaires. En outre, la société serait tenue d’augmenter le nombre d’emplois et continuerait à accroître les dépenses d’achat local et les investissements communautaires associés au nouveau projet. Compte tenu des forages et des licences supplémentaires dont B2Gold dispose dans la région, il est plausible qu’une autre usine puisse être construite pour répondre aux succès supplémentaires de l’exploration.
  • Toutefois, si le permis est accordé à Little Big Mining, B2Gold n’aura d’autre choix que de défendre les droits qui lui sont accordés en vertu de la convention d’établissement signée avec le gouvernement malien et d’introduire un arbitrage à Paris. Cela pourrait bloquer le permis en arbitrage et faire en sorte que le projet ne soit pas développé pendant que l’affaire est entendue en arbitrage. Ce ne sera pas seulement un processus coûteux et long pour les deux parties, ce sera un événement internationalement remarqué qui a le potentiel de nuire aux actionnaires de B2Gold et à l’économie du Mali. B2Gold a reçu de nombreuses questions concernant le processus d’obtention de ce permis et a assuré aux actionnaires que le Mali fera ce qui est juste en vertu de la loi et qu’il s’agit simplement d’une erreur administrative. Si le gouvernement détermine qu’une erreur a été commise et que B2Gold est la société qui développe le permis, B2Gold pourra se tenir devant les médias et déclarer, sans hésitation, que le Mali défend des processus légaux connus et que la société soutient les investissements étrangers. Cependant, si le permis est accordé à Little Big Mining, B2Gold ne sera pas en mesure de faire cette affirmation et il y a un risque de fuite des capitaux hors du pays.
  • L’ambassade du Canada au Mali a fortement soutenu la position de B2Gold tout au long de ce processus. L’ambassadeur du Canada a accompagné les représentants de B2Gold lors d’un certain nombre d’appels à des hauts fonctionnaires pour montrer son soutien et celui du gouvernement du Canada. Le traitement équitable et transparent des investisseurs canadiens comme B2Gold est un principe fermement défendu par le gouvernement du Canada partout où des entreprises canadiennes exercent leurs activités, y compris au Mali.
  • B2Gold rappelle qu’elle a effectué des investissements très considérables ces sept dernières années sur ce Permis Menankoto (plus de 15,33 milliards de francs CFA (26,98 millions de dollars US)) en vue d’un futur développement rapide de ce gisement, projet dont les autorités minières avait pleinement connaissance et qui a toujours été soutenu par ces dernières. Pres de 180 employés du groupe B2Gold en moyenne travaillent sur ce projet. Au cours de cette période, B2Gold a foré plus de 250.000 mètres dans plus de 5.000 trous de forage et a découvert une estimation initiale de ressources minérales inférées d’environ 770.000 onces d’or sur la zone du permis d’exploration de Menankoto. B2Gold a budgétisé 6 millions de dollars US pour son programme d’exploration Menankoto prévu en 2021 afin de continuer à évaluer le potentiel d’exploration de la partie Menankoto de la zone Anaconda.
  • B2Gold met en œuvre et mène ses activités au Mali conformément aux normes les plus élevées en matière d’exploitation minière internationale, le Canada étant un leader en matière de pratiques minières durables. B2Gold a été constamment reconnue comme un leader en matière de conformité aux meilleures pratiques internationales et aux lois applicables, notamment en ce qui concerne les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance. B2Gold a reçu cinq prix internationaux pour l’exploitation minière durable au cours de l’année écoulée, y compris de l’Association Philanthropie, en collaboration avec le ministère malien des affaires sociales, le prix de la « Meilleure Entreprise Sociale au Mali ».
  • B2Gold a également fourni des avantages économiques majeurs, y compris la création d’emplois, la formation, le renforcement des capacités et les investissements communautaires, dont un Projet Signature Communautaire en Techniques Agricoles de 10 millions de dollars US récemment annoncé aux bénéfices des communautés locales et pour fournir des moyens de subsistance durables à l’avenir. Le programme de formation technique et professionnelle AFECK de B2Gold, financé conjointement par B2Gold et le gouvernement du Canada, en collaboration avec le Gouvernement du Mali, a fourni des compétences professionnelles à plus de 2.200 membres des communautés proches de la mine, ce qui a conduit à la création d’un centre permanent de formation technique/professionnelle à Kenieba.
  • Plus récemment, B2Gold s’est associé au Gouvernement du Mali pour aider le peuple malien à faire face aux défis créés par la pandémie de COVID-19, ainsi qu’à son impact sur le secteur minier. B2Gold continue à explorer d’autres moyens pour aider le Gouvernement du Mali à faire face à l’impact de la pandémie.

LBM : Au regard des déclarations ci-dessus indiquées, il est évident que les sociétés B2Gold et Ménankoto SARL ont décidé d’entreprendre une vaste campagne d’intimidation des autorités maliennes. En effet dire que « si le permis est accordé à Little Big Mining, B2Gold n’aura d’autre choix que de défendre les droits qui lui sont accordés en vertu de la convention d’établissement signée avec le gouvernement malien et d’introduire un arbitrage à Paris », cette affirmation témoigne d’une volonté de nuire et le fait d’avancer des arguments économiques faisant constater une situation de dépendance de l’économie malienne liée aux activités menées par la société B2Gold sur le territoire, sont des attitudes constitutives d’indélicatesse à l’endroit des citoyens maliens.
En effet Les griefs contre la partie demanderesse, notamment B2Gold sont nombreux et se situent à plusieurs niveaux : le permis querellé (Ménankoto) faisant l’objet d’une entente illicite de cession entre deux (02) sociétés multinationales opérant dans notre pays au détriment des intérêts supérieurs du secteur minier de notre pays ; le dépôt de la demande a été fait avant que le permis querellé n’arrive à échéance (la société Ménankoto SARL, jugée défaillante après sept (07) ans en tant que société détentrice du permis de recherche, est encore le même postulant pour le même permis pour une nouvelle durée de 3 ans renouvelables 2 fois).

Rédaction

Mali: Une mission conjointe de la MINUSMA à Ber (région de Tombouctou)

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Par croissanceafrique

Le 07 juillet dernier, le bureau régional de la MINUSMA à Tombouctou a effectué une mission conjointe conduite par le Chef de la Coordination civilo-militaire (CIMIC) à Ber, localité située à 60 km à l’ouest de Tombouctou. Elle vise à rassurer les communautés de l’accompagnement de la MINUSMA conformément à son mandat, pour contribuer à restaurer la paix et la sécurité mais aussi, dans la mesure du possible, soulager les souffrances des populations les plus vulnérables.

La délégation de la MINUSMA était composée des représentants de la Coopération Civilo-militaire-(CIMIC), des divisions des Affaires civiles, de la Communication et de la section Stabilisation et Relèvement, ains que des éléments du Contingent ghanéen d’ingénierie de la Force.

Les membres de la délégation se sont entretenus avec le Maire, le chef de village, le représentant des jeunes, des notables ainsi que des représentants de la CMA. La rencontre s’est déroulée dans les locaux de l’école publique de ladite localité. Au cours des discussions, ces représentants des communautés ont notifié au personnel onusien les préoccupations urgentes des populations.

Lieutenant-Colonel Istafa JAFERY, Chef CIMIC, à rassurer ses interlocuteurs de l’accompagnement de la MINUSMA en faveur de la paix ainsi que le désir d’aider à surmonter les problèmes de pénurie d’eau, de manque d’éducation, de soins de santé inadéquats et de la relance des activités pour les jeunes et les femmes. Il a par ailleurs encouragé les uns et les autres à coopérer avec le personnel de l’ONU, notamment les militaires basés à Ber, pour leur permettre d’accomplir leur mission de protection des civils. « Votre coopération et collaboration sont essentielles pour l’exécution de notre mission mais aussi de nos activités à l’endroit des populations civiles, » a-t-il conclu.

Avant de boucler le périple, les missionnaires ont visité les sites abritant l’école franco-arabe et le terrain de sport pour une évaluation d’expertise.

Cette mission a été effectuée dans le cadre de l’«Opération Wachman » tenue par le secteur ouest de la Force de la MINUSMA, du 26 juin au 08 juillet, dans la zone à l’est de Ber. Conduite par une compagnie du contingent Burkinabé, cette vaste opération a permis d’établir des bases temporaires opérationnelles et des patrouilles pour assurer la présence de la force onusienne et dissuader les activités des Groupes Armés Terroristes dans cette zone.

Mali: Fin d’une journée de sensibilisation sur les dangers de la prolifération des armes à Tombouctou

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Par Croissanceafrique

Le 8 juillet dernier a eu lieu à la Mairie de la ville de Tombouctou, une journée de sensibilisation des populations sur les dangers de la prolifération des armes légères et de petits calibres.

Cette journée de sensibilisation des populations a été organisée par la Mission de l’ONU, à travers la Police des Nations Unies UNPOL/MINUSMA. Présidée par le représentant du Gouverneur de la région de Tombouctou, la cérémonie d’ouverture a vu la participation d’une soixantaine de personnes dont des autorités politiques, administratives et religieuses. Le représentant du Chef du bureau de la MINUSMA, la Commandante régionale d’UNPOL à Tombouctou, des représentants des sections substantives de la MINUSMA (SSR-DDR et PIO), des Forces de sécurité malienne et de la société civile de Tombouctou étaient également présents.

Le Maire de la Commune urbaine de Tombouctou a souligné l’importance de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres dans la protection des populations. Il a tenu à remercier les organisateurs de cette journée de sensibilisation et la MINUSMA, en particulier l’UNPOL, partenaire financier de l’activité.

Dans son intervention, le Chef du Bureau régional de lutte contre la prolifération des ALPC a souligné que : « la région de Tombouctou depuis des décennies connait la prolifération des armes légères et de petits calibres et son corolaire de conséquences telles que l’insécurité grandissante, les assassinats ciblés, des conflits intercommunautaires etc. Le bureau régional de Tombouctou a recensé 453 armes et 13 560 minutions en circulation dans la région. Je remercie pour l’occasion, la MINUSMA à travers sa section UNPOL Tombouctou, qui n’a ménagé aucun effort pour la réalisation de cette activité de sensibilisation ».

« La prolifération de ces armes constitue une menace pour la sécurité et la paix sociale, d’où l’accompagnement de la MINUSMA dans la réalisation de cette journée de sensibilisation des populations sur les dangers qui y sont liés », a expliqué Alassane GOBI, représentant du Chef du Bureau régional de la MINUSMA à Tombouctou.

Le Conseiller technique chargé de la sécurité représentant le Gouverneur de la région de Tombouctou, a demandé aux participants d’observer une minute de silence en la mémoire de tous ceux qui sont tombés dû aux conséquences de la prolifération des ALPC. Avant de déclarer cette journée de sensibilisation ouverte, il a remercié le bureau régional de la lutte contre la prolifération des ALPC de Tombouctou et la MINUSMA, pour l’organisation de cette activité. 

Une présentation du Plan d’action 2019-2023 de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des ALPC à travers son bureau régional de Tombouctou a eu lieu. La MINUSMA a profité de cette occasion à travers ses sections substantives (RSS-DDR et PIO) et UNPOL pour présenter son mandat et le rôle du personnel en uniforme, notamment son appui dans la protection des civils au profits des participants. Notons que cette journée a pris la semaine dernière.

Moussa KONE

Arcane politique au Mali: Ismaguil AG Mohammad, maire de Tessalit dépose sa valise au PACP de Yeah Samaké

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Par Journal Le Mali-Emergent

Ce samedi 10 juillet 2021, le Parti pour l’Action Civique et Patriotique (PACP) animé une conférence de presse à son siège à Kalaban-coura. L’Objectif était d’informer l’opinion nationale et internationale sur l’adhésion du maire de Tessalit Ismaguil AG Mohammad au parti du soleil levant, le PACP. Cette conférence de presse a été animée par l’honorable Ali Koné membre du conseil national de la transition, de Yeah samaké président d’honneur du Parti pour l’Action Civique et Patriotique (PACP).

Il s’agit d’une adhésion qui été acceptée   avec respect et considération.  A l’issue  de cette cérémonie d’adhésion, l’élu de Tessalit  donne les raisons de son adhésion à ce parti politique fondé Yeah samaké et ses collègues. Comme dit l’autre « Le lumière gêne l’obscurité, la transparence gêne l’opacité et rien ne fait plus mal aux paresseux que la présence du travailleur… Le PACP brille et brillera toujours car il fait la politique des actions concrètes au détriment des discours stériles…Nous sommes fermement convaincus que Diriger c’est Servir », déclaration AG ZEIDANE, un jeune parti PACP.

« Le parti s’apprête à accueillir l’adhésion de monsieur Ismaguil AG Mohammad maire de Tessalit. Son adhésion va être un appui pour le parti. Nous souhaitons la cordiale bienvenue au Parti pour l’Action Civique et patriotique (PACP), parce que nous croyons fermement qu’il croit en nous, le PACP », exprimé, l’honorable Ali Koné, membre du conseil nation al de transition ‘CNT).

Pour sa part, l’Ambassadeur Yeah samaké, non moins président d’honneur du Parti pour l’Action Civique et Patriotique (PACP), affirme avoir accueillir l’élu de Tessalit avec respect et considération. Emerveillé, l’ex-Ambassadeur du Mali en Inde n’a pas manqué de souhaiter la chaleureuse bienvenue de monsieur AG Mohammad au du soleil levant. «  Nous souhaitons la chaleureuse bienvenue d’Ismaguil AG Mohammad au PACP. Nous somme le parti de l’action civique », dit-il.

A son tour, le tout nouveau militant du parti pour l’action civique et patriotique a expliqué qu’il est présent aujourd’hui pour adhérer au parti de monsieur yeah samaké, le PACP. « Je suis là aujourd’hui pour mon adhésion au parti de yeah samaké. Oui, j’adhère ce parti parce que j’ai vu des actions de yeah samaké et ces actions m’ont attiré, voilà pourquoi j’adhère. Parce que quelqu’un qui pose des actions, mérite des encouragements. Par exemple mon adhésion s’explique par trois choses que sont : la justice partout au Mali, le vivre ensemble pour l’application de l’accord pour la paix,  et  l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées dans le cadre du délai fixé », a-t- il expliqué, Ismaguil AG Mohammad, maire de Tessalit.

Notons qu’à la fin cette conférences de presse questions ont été abordées notamment à la cherté de la vie entraînée par la flambée des prix des produits de première nécessité notamment les céréales, la viande, le lait, le poisson, l’organe de gestion des élections, les propos « irritants » du président Mohamed Bazoum du Niger dont yeah samaké a qualifié de propos « irritant » et la condamné avec la dernière énergie. Pour lui, le Niger le Mali coopère depuis fort longtemps et ont collaboré dans plusieurs domaines jusqu’à cette date. Pour cela, il apporte ses soutiens autorités de la transition et ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale Abdoulaye Diop pour son sens élevé.

Daouda Bakary Koné

Au Mali, les faitières de la presse demandent la relecture de la « Loi » portant répression de la cybercriminalité

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Maison de la presse du Mali (Photo)

Par le Journal Le Mali-Emergent

La cérémonie d’ouverture a eu lieu le jeudi 8 juillet 2021 à la maison de la presse en présence du ministre en charge de la justice, Mamadou Kassogué, du président de la maison de la presse, Bandiougou Danté, et plusieurs journalistes et hommes de médias. Il s’agit d’un partenariat qui  vise à renforcer les capacités des journalistes et hommes de médias sur les différentes thématiques concernant le secteur de la justice.

 « Outiller les acteurs de la presse sur la loi portant répression de la cybercriminalité », tel était le thème central de la première journée des journées dénommées « Presse et justice », organisées par le ministère de la justice et des droits de l’homme, garde des sceaux avec la maison de la presse.

Le président de la maison de la presse, Bandiougou Danté à l’entame de ses propos, a indiqué que la presse et la justice sont deux (2) éléments importants dans la démocratie. Il a affirmé par ailleurs qu’on ne peut pas être journaliste ou homme de médias sans connaitre les lois essentielles de la République, surtout quand elles touchent directement le domaine de la presse. C’est dans ce sens qu’il a invité l’ensemble des journalistes et hommes de médias à tirer profit de ces échanges, surtout ceux portés sur la ‘’loi portant répression de la cybercriminalité’’. Pour lui, « cette loi est à l’origine des interpellations des journalistes et hommes de médias ».

En effet, l’évolution technique et technologique du monde d’aujourd’hui, devenu un véritable village planétaire domptant le temps et l’espace, s’est révélée être un boulevard pour les activités criminelles de toutes natures, à travers souvent des bandes organisées pouvant défier la puissance des Etats. Ce qui explique le choix de ce thème pour marquer cette première journée, a souligné le ministre de la justice et des droits de l’homme, garde des sceaux.

« Notre pays n’échappe pas à cette réalité d’un monde victime de ses propres prouesses techniques et technologiques quand on sait que l’une des préoccupations actuelles majeures de nos concitoyens, c’est l’utilisation à outrance des réseaux sociaux permettant à certains individus de s’attaquer à leurs concitoyens par des usages attentatoires à leur dignité, leur honneur, leurs biens, voire leurs vies », a laissé entendre le ministre Kassongué.

Pour lui, la gravité et l’ampleur du phénomène ont conduit, fort heureusement, le législateur malien à adopter la Loi N° 2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité. Et d’ajouter que cette loi, qui a fait évoluer énormément les concepts, a permis de combler les insuffisances du Code pénal et la Loi N° 00-046/AN-RM du 07 juillet 2000 portant régime de presse et délit de presse. Selon lui, les cybers délinquants constituent une réelle menace pour la paix, la cohésion sociale et les bonnes mœurs de la société malienne. Ce phénomène a malheureusement aussi, infecté et affecté le secteur de médiatique au point d’être un fléau qui le gangrène. Pour ce faire, il revient aux pouvoirs publics et à l’ensemble des citoyens de façon individuelle, ou organisée de lutter efficacement contre eux afin de préserver et de protéger l’ordre public, les droits et les libertés des citoyens, a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs invité les professionnels des médias à se mobiliser pour jouer pleinement leur rôle, aux côtés de l’Etat, afin de se soustraire des nids criminogènes entretenus et organisés par les cybers délinquants.

« La Loi N° 2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité est liberticide », selon Ousmane Bamba, professeur d’université et responsable d’un organe de presse               au Mali, le conférencier du thème de cette première journée. Dans son exposé, il a soutenu que cette loi viole non seulement les principes de la convention internationale sur la cybercriminalité, mais également les textes qui régissent la télécommunication au Mali. Elle constitue une menace à la liberté d’expression, selon lui. « La relecture de cette loi s’impose », a conclu le conférencier.

IB KONE

Mali: Les raisons de la flambée des prix des produits de première nécessité

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Par Le Journal Mali-Emergent

Au Mali,  le directeur général du commerce de la consommation et de la concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia a au cours d’une conférence de presse  expliqué les raisons et les mesures prises par les autorités le lundi 5 juillet 2021 dans la salle de conférence de la Direction générale du commerce et de la concurrence (DGCC).

En plus des crises sécuritaire, sanitaire, politique et institutionnelle, le Mali est face à la cherté de la vie entraînée par la flambée des prix des produits de première nécessité notamment les céréales, la viande, le lait, le poisson. Face à cette situation, les autorités de Transition ont fait des efforts pour permettre aux citoyens maliens d’avoir ces produits aux prix raisonnables.

Les raisons de la flambée des prix des produits au Mali

Au Mali, la flambée des prix des produits de première nécessité, selon Boucadary Doumbia de la DGCC, est due à un certain nombre de crises nationales et internationales. Elles sont entre autres sécuritaire, sanitaire, politique et institutionnelle, et celle liée à la culture du coton pour la saison 2020. Étant donné que dans la sous-région, le Mali est un grand pays importateur. La crise sécuritaire au nord et au centre du Mali a fortement  impacté  la hausse des prix des produits.

Ces zones citées sont considérées comme des zones d’élevage par excellence au Mali. Mais compte tenu de l’instabilité, cette activité a connu beaucoup de difficultés. Cependant, le monde entier est secoué par la pandémie du COVID-19. Cette pandémie a sans nul doute provoqué une crise économique au niveau mondial. Pendant la période de confinement, plusieurs usines ont été fermées, d’où la raison de la baisse du taux de production mondiale.

En plus de ces deux premières, la filière du coton malien a connu une crise sans précédent pendant la campagne agricole passée. Au Mali, 60% de la consommation nationale en huile provient de la production nationale. Les usines de production d’huile au Mali ont comme matière première les graines du coton. En 2019, le Mali a produit 350 000 tonnes de graines de coton contre une production de 10 000 tonnes en 2020.

C’est pourquoi, l’on peut dire que cette baisse de production a non seulement causé une crise d’huile au niveau national, mais a aussi créé une crise d’aliments bétail. « La rareté crée immédiatement la cherté », a souligné le directeur général du commerce de la consommation et de la concurrence, Boucadari Doumbia au cours de cette conférence de presse.

En plus de ces différentes crises qui ont impacté le prix des différents produits dont la viande, la période de soudure ou la transhumance constitue également une des causes de la hausse du prix de la viande au Mali. C’est-à-dire, pendant cette période, les troupeaux se migrent vers les pays voisins du Mali notamment les pays côtiers pour bénéficier de meilleures conditions de pâturage.

Efforts du gouvernement face à cette situation

Pour atténuer la souffrance des maliens face à cette situation, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures. Ces mesures concernent au total treize (13) produits notamment le sucre, la viande, le riz, le gaz, le mil, le poisson fumé, l’huile. Pour ce faire, le gouvernement a décidé de réduire à moitié la valeur en douane de ces produits pour deux (2) mois. Il est aussi question de la distribution par le commissariat à la sécurité alimentaire de 33 mille tonnes d’aliments bétail, et beaucoup autres.

A noter qu’à partir du lundi, 12 juillet 2021, le prix du kilogramme de la viande de bœuf à Bamako et à Kati, passera de 3 500 FCFA à 2 300 FCFA, avec os et celui de la viande sans os passera de 4 000 FCFA à 2 800 FCFA. Cette décision fait suite de la signature d’un protocole d’accord entre le ministère du commerce et de l’industrie avec les syndicats des bouchers affiliés aux centrales syndicales notamment l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) et la Centrale Démocratique des Travailleurs du Mali (CDTM) et l’association des consommateurs libres du Mali (ALCOM).

IB KONE

Mali: Vers la construction de 20 000 logements sociaux au profit des fonctionnaires de la police

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Journal Mali-Emergent

Le vendredi 09 juillet 2021 a eu lieu la pose de la première pierre de la construction du siège de l’Amical des fonctionnaires de la police nationale (AMIPOL), couplée avec celle symbolique des 1 000 logements sociaux des fonctionnaires de la police nationale. A l’issue de cette rencontre le ministre de la sécurité et de la protection sociale Colonel-Major Daoud Aly Mohammedine a annoncé la construction futuriste de 20 000 logements sociaux au profit de la police nationale.

La cérémonie a enregistré la présence du ministre de la sécurité et de la protection civile, Colonel-Major Daoud Aly Mohammedine, du président d’AMIPOL, commissaire divisionnaire Mamoutou Togola, et plusieurs responsables de la police nationale.

Le ministre de tutelle Colonel-Major Daoud Aly Mohammedine en tenue militaire au milieu

En effet, le projet de construction des 1 000 logements constitue la première tranche du projet de 20 000 logements sociaux d’AMIPOL, grâce à l’accompagnement de l’État. Ces logements seront de formes F3, F4, et F5. Le site choisi pour la réalisation est Diallakorobougou sur la route de Ségou.  Quant au siège d’AMIPOL, le site est situé au centre-ville de Bamako près de la Direction régionale de la police nationale. Ce projet de forme R+3 avec un sous-sol va coûter 2 milliards FCFA à l’AMIPOL.

« L’heure n’est plus à la désunion mais plutôt à l’épanouissement, à l’entraide, à la responsabilité et surtout à l’action », a rappelé le président de l’Amical des fonctionnaires de la police nationale après les hommages rendus au magistrat colonel Sambou Soumaré, fondateur de AMIPOL, et tous ceux qui ont contribué à ce projet notamment les anciens directeurs de la police nationale. Il a par ailleurs invité tous les porteurs d’uniformes du Mali notamment les forces de défense et de sécurité à soutenir la République. Il a aussi saisi cette occasion pour rappeler le soutien de AMIPOL aux forces de défense et de sécurité en 2017 par la remise de 273 motos pour une valeur de 300 millions FCFA dans le cadre de la lutte contre l’insécurité.

Pour le ministre de la sécurité et de la protection civile, Colonel-Major Daoud Aly Mohammedine, cette initiative est non seulement un acte social, il est aussi un devoir. Il ajoutera qu’il est un devoir de mettre toutes les structures dans les bonnes conditions.

Zangouna KONE

Mali: Mme Diéminatou Sangaré en visite de terrain dans la région de Kayes pour s’enquérir des réalités des structures relevant de son département

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Par Le Journal Mali-Emergent

En route pour Kayes, Mme le ministre de la Santé et du Développement Social a honoré le centre de paiement de la CMSS de Kolokani d’une visite. Pragmatique, Dieminatou sangaré a tenu à rassurer les services rattachés à son département. Par ailleurs, il s’agissait pour  Mme le ministre de la Santé et du Développement Social, de sillonner la première région administrative du Mali  dans sa profondeur pour se rendre compte des réalités des structures relevant de son département et de pallier aux difficultés liées à l’exercice du travail de ses collaborateurs locaux.

Dans ce cadre, après la région de Mopti où le ministre a rendu visite à la direction régionale de la CMSS, ce fut le tour des centres de paiement de la CMSS et de l’INPS ainsi que le nouveau CSREF de Kolokani dans la région Koulikoro. Enthousiastes, Dolo le Directeur du centre de paiement de la CMSS et ses agents ont accueilli avec tous les honneurs le ministre de la Santé et du Développement social. Au cours de cette visite, le ministre Sangaré, soucieuse du paiement des pensions et des factures AMO à termes échus, a examiné avec ses collaborateurs, l’état de ces factures. A cette occasion, elle a donné des instructions fermes pour le respect scrupuleux du paiement correct et à terme échu des pensions et des factures de l’AMO.

Les directeurs du centre de paiement de l’INPS et du CSREF quant à eux ont sollicité respectivement l’appui de Mme le ministre de la Santé et du Développement social pour entreprendre la construction du siège des retraités dont la parcelle est déjà acquise d’une part, pour accélérer les travaux de finition du CSREF d’autre part.

Mme le Ministre s’est félicitée de constater que les agents soient engagés chacun dans son secteur et surtout qu’ils soient conscients des défis qu’ils doivent affrontés. Par la suite, l’étape de Kolokani a été bouclée par la visite de courtoisie au chef de village, Dodjo TRAORE qui a reçu les honneurs conformément à la tradition malienne.  Toutefois,  la direction régionale de la CMSS- Kayes et le CP de Diéma, félicités par le ministre de la santé et du développement social pour le travail ardu abattu.

Après les régions de Mopti et Koulikoro, Mme le ministre de la Santé et du Développement Social, Mme Diéminatou SANGARE, poursuit sa visite de terrain à l’intérieur du pays précisément dans la Cité des rails, ce vendredi 9 avril 2021. Elle est accompagnée d’une délégation de haut niveau comprenant notamment le médecin colonel Diawara Assa Badialo Touré, conseillère spéciale du Président de la transition. Cette visite a pour objectif d’amener l’administration auprès des administrés aux fins de s’enquérir de la mise en œuvre des missions assignées aux services déconcentrés de l’Etat.

En route pour Kayes, c’est dans une atmosphère conviviale que Mme le ministre et sa délégation ont été accueillies à Diéma avec tous les honneurs par le chef de centre, Abdoulaye Kounta et son personnel qui se sont dits honorés par cette marque de considération. Rappelons que le centre de paiement de l’INPS travaille d’arrache pieds pour donner satisfaction à ses 170 affiliés de l’AMO de la localité. Le CSREF a enregistré du 1er janvier au 8 juillet, quatre cent vingt-cinq (425) naissances. Une statistique que le ministre apprécie à sa juste valeur ainsi que la stratégie mise en place pour répondre aux besoins. A Koniakary, localité située à soixante (60) Km de Kayes, le besoin de rénovation d’une partie du Centre de santé communautaire indiqué a été exprimé pour une prise en charge effective des patients.

A la direction régionale de la CMSS de Kayes, la joie se lisait sur le visage du personnel du directeur Issaga SYLLA. Tous n’avaient qu’un seul  slogan « MERCI Mme la DIRECTRICE », une façon de lui rendre hommage pour les services rendus à la grande famille de CMSS à travers l’amélioration de leur condition de travail. Les pensionnés n’ont saisi l’occasion pour réitérer au ministre de la santé et du développement social, leur accompagnement et bénédictions pour la réussite de la mission qui lui a été  confié. La direction régionale du développement social de Kayes œuvre pour le suivi des associations mutualistes et la mise en œuvre du plan de développement social en faveur des personnes vulnérables. L’hôpital Fousseyni Daou de Kayes qui a pu traiter tous les cas de COVID 19, est à 0 cas de malade. L’hôpital mère- enfant, construit par les ressortissants de Kayes en France avec toutes commodités pour alléger la souffrance de la population de Kayes s’est réjoui de la visite du ministre ainsi que les mots d’encouragements.

S’en est suivie la visite au CSREF, à la direction régionale de l’INPS, à la CANAM, et à l’infirmerie de la garnison qui accueille les militaires, leur famille et les civiles. Partout, les agents lui ont réaffirmé leur volonté de servir le pays avec les moyens de bord en espérant qu’ils seront dotés d’équipements à la suite de la présente visite de Mme le ministre.

Attentive, Mme Diéminatou SANGARE, au sortir de ses visites, s’est dite réconfortée par les résultats et l’engagement de l’ensemble du personnel des services. Elle s’est dite consciente de difficultés évoquées et a noté avec intérêts les requêtes formulées par les uns et les autres, notamment le manque de mains d’œuvres et d’équipements ainsi les primes de zones pour le personnel et celles pour le personnel soignant de COVID 19. Elle examinera dans la mesure des moyens du département les pistes de solutions avec les services centraux du département. Elle a à cet effet demandé aux uns et aux autres davantage de dévouement dans le travail.

Notons qu’une visite de courtoisie a été rendue, aux autorités politiques et administratives et aux notabilités de la ville pour solliciter leurs bénédictions et leur accompagnement pour la stabilité du pays.

Source : Rassemblé Daouda Bakary KONE en collaboration avec Fatoumata Koné dit Mah Thiam de la CMSS -COM