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Appel à candidatures pour l’édition 2026 du Prix Abdoulaye FADIGA pour la promotion de la recherche économique

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La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) lance un appel à candidatures pour l’édition 2026 du Prix Abdoulaye FADIGA (PAF) pour la promotion de la recherche économique au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Lancé en mars 2008, ce Prix rend hommage à Monsieur Abdoulaye FADIGA, premier Gouverneur africain de la BCEAO (1975-1988).

1. Objectifs du Prix

Le PAF vise, entre autres, à : (i) encourager l’excellence en matière de recherche en sciences économiques, (ii) promouvoir des approches théoriques et empiriques permettant de relever les défis auxquels les économies de l’UEMOA sont confrontées et (iii) stimuler l’innovation chez les jeunes chercheurs et les économistes professionnels ressortissants de l’UEMOA.

2. Thématiques pour l’édition 2026

Les articles devront porter sur l’une des thématiques ci-après :

  • Questions macroéconomiques relatives aux politiques monétaire, financière et budgétaire, à l’endettement public, à la coordination des politiques monétaire et budgétaires ;
  • Stabilité financière et politiques micro et macro-prudentielles dans l’UMOA ;
  • Financement des économies : financement du secteur privé, finance verte, inclusive et durable, impact des investissements directs étrangers ;
  • Intégration économique régionale, dont les programmes de coopération monétaire, la mise en œuvre de l’Accord sur la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine ;
  • Défis de la montée du protectionnisme, de la fragmentation économique et des guerres commerciales sur les économies de l’Union et leurs implications de politique économique ;
  • Changement climatique et risques associés : impacts économiques et financiers pour les pays de l’UEMOA, verdissement de la politique monétaire ;
  • Inclusion et innovations financières, digitalisation : opportunités et risques liés aux crypto-monnaies, mobile money, monnaies digitales de banques centrales, Fintechs ;
  • Impacts des chocs exogènes : volatilité des cours des matières premières, pandémie de la Covid-19, guerre en Ukraine, insécurité et terrorisme ;
  • Toute autre thématique d’intérêt scientifique ou politique pour la BCEAO et les économies de l’UEMOA.

3. Conditions d’éligibilité

Sont éligibles au Prix Abdoulaye FADIGA, tout chercheur ou toute équipe de chercheurs en sciences économiques :

  • ressortissants du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal ou du Togo, quel que soit leur pays de résidence ;
  • âgés de quarante-cinq (45) ans au plus au 31 décembre 2026 ;
  • justifiant d’un diplôme d’au moins Bac+5 en sciences économiques.
     

4. Récompenses et autres avantages

Le lauréat du PAF bénéficiera des récompenses et avantages ci-après :

  • une enveloppe financière de dix (10) millions de francs CFA ;
  • un séjour de recherche rémunéré à la BCEAO pour une durée d’un (1) an ;
  • la publication de l’étude primée dans la Revue Economique et Monétaire (REM).
     

En outre, un Prix d’encouragement d’une valeur de cinq (5) millions de francs CFA sera attribué à l’auteur du deuxième meilleur article, qui sera également publié dans la REM. Celui-ci bénéficie également d’un séjour de recherche à la BCEAO dans les mêmes conditions que le lauréat du Prix.

5. Dossier de candidature

Le dossier, à transmettre à l’adresse : prixabdoulayefadiga@bceao.int, comprend :

  • la fiche de candidature dûment remplie et signée ;
  • la version complète et non révisable de l’étude, ne comportant aucun signe distinctif ;
  • le(s) curriculum(s) vitae à jour et copie(s) du(des) passeport(s) ou carte(s) nationale(s) d’identité en cours de validité du(des) candidat(s) ;
  • la charte anti-plagiat dûment signée par le(s) candidat(s) ;
  • les bases de données et les codes/programmes utilisés dans l’analyse économétrique.

6. Langues de rédaction

Les études à soumettre au PAF peuvent être rédigées en anglais, en français ou en portugais. Un résumé de cinq cents (500) mots maximum est exigé dans la langue de rédaction de l’étude. En outre, lorsque l’étude est rédigée en français ou en portugais, elle doit comporter une version du résumé en anglais.

7. Critères d’évaluation des articles

Un Comité de Lecture indépendant, composé de Professeurs de renommée internationale en sciences économiques, évaluera les articles soumis suivant les normes scientifiques, en mettant un accent particulier sur les critères ci-après :

  • Originalité de la recherche ;
  • Rigueur méthodologique ;
  • Pertinence des résultats et des recommandations pour les économies ouest-africaines.
     

8. Calendrier

  • Date de lancement : 31 août 2025
  • Date limite de soumission : 31 août 2026
     

9. Informations et contact

Le Règlement du Prix, la fiche de candidature et la Charte anti-plagiat sont téléchargeables sur les sites Internet suivants : https://www.bceao.int/fr/content/prix-abdoulaye-fadiga ou https://cofeb.bceao.int/abdoulaye-fadiga Ces documents peuvent également être obtenus auprès des représentations nationales de la BCEAO. Pour toutes informations complémentaires, écrire à : courrier.zdaji@bceao.int

Toutes les formalités liées à la candidature à ce Prix sont gratuites.

Mali: JNIM et l’Ukraine préparent une attaque imminente contre la ville d’Ajelhoc, dans la région de Kidal

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«Plus de quarante civils ont été tués dimanche par des terroristes dans les villages de Karou, Ouatagouna, et Daoutegeft. Les terroristes sont entrés dans les villages et ont massacré tout le monde», a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les combattants du groupe terroriste JNIM, affilié à Al-Qaïda*, préparent une attaque contre la localité d’Adjelhoc, dans le nord-est du pays, avec le soutien de spécialistes ukrainiens. C’est ce qu’ont indiqué à l’African Initiative plusieurs sources fiables, familières avec la situation dans la région et liées à diverses structures de sécurité.

🔸Selon les interlocuteurs de l’agence, les forces du JNIM se sont concentrées ces dernières semaines dans la région de la ville de Kidal, qui reste l’un des principaux bastions des radicaux dans le nord du Mali.

🔸Les sources affirment qu’un groupe de spécialistes ukrainiens comptant jusqu’à 35 personnes se trouve dans le bâtiment du Palais de la Jeunesse à Kidal. Selon elles, ces personnes ont été recrutées par l’intermédiaire de structures liées aux services secrets français. Les interlocuteurs de l’agence soulignent que l’offre de ce type de services de la part des militaires ukrainiens dépasse aujourd’hui largement la demande : nombre d’entre eux cherchent à éviter d’être envoyés dans la zone d’opérations spéciales et cherchent à gagner de l’argent à l’étranger en devises étrangères.

🔸Le bruit médiatique autour du JNIM s’est considérablement intensifié après les événements d’avril. À l’époque, les djihadistes avaient proclamé une « grande victoire » et tenté de présenter la situation comme un tournant stratégique en leur faveur. Cependant, les offensives des islamistes radicaux ont été repoussées, et les forces armées maliennes ainsi que l’Africa Corps du ministère russe de la Défense ont réussi à conserver le contrôle des axes clés. Selon certaines sources, compte tenu des capacités limitées de la France à exercer une influence directe sur la situation dans la région, l’accent est de plus en plus mis sur la guerre de l’information et la guerre psychologique, ainsi que sur la création d’un effet médiatique autour des actions des groupes armés.

🔸Selon les sources de l’agence, les autorités maliennes continuent de considérer la ville de Kidal comme un territoire qui doit être définitivement libéré de la présence des structures terroristes et des intermédiaires étrangers qui leur apportent leur soutien.

🔸Par ailleurs, des sources de l’« AI » ont indiqué que Hamza Yag Yayd — le fils du chef du JNIM, Iyad Ag-Ghali — ainsi que des membres de son entourage proche et de sa garde résident dans l’ancienne résidence du gouverneur de la région de Kidal. Les interlocuteurs de l’agence soulignent le contraste entre le mode de vie des dirigeants du groupe et la situation des combattants de base. Selon eux, la majorité des membres du JNIM sont des fanatiques radicalisés, imprégnés de l’idéologie d’Al-Qaïda* et prêts à mourir pour les promesses du « martyre » et d’un paradis mythique, tandis que la direction du groupe et les proches de ses dirigeants vivent dans des conditions de confort et de sécurité accrues.

*organisation terroriste interdite en Fédération de Russie

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Marché financier de l’UMOA : le trésor public mobilise près de 181 milliards de FCFA 

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Niamey au Niger

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Niger, le 21 mai 2026, un événement financier majeur a eu lieu, orchestré par la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, qui a réussi une opération significative de levée de fonds et de reprofilage de sa dette sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

 Cette opération a permis à l’État nigérien de mobiliser un montant impressionnant de 180,81 milliards FCFA, ce qui équivaut à plus de 320 millions USD. Parmi ces fonds, 13,8 milliards FCFA représentent des ressources nouvelles, et il est remarquable de noter que le taux de couverture ainsi que le taux d’absorption ont atteint un impressionnant 100%.

Cette performance remarquable, réalisée avec le soutien de UMOA-Titres et de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), témoigne de la capacité de Niamey à maintenir l’intérêt des investisseurs régionaux, et ce, malgré un contexte sécuritaire et budgétaire qui demeure encore difficile. En effet, la situation économique du pays, marquée par des défis sécuritaires et des contraintes budgétaires, n’a pas empêché cette opération de se dérouler avec succès.

La majorité des fonds mobilisés provient des Obligations assimilables du Trésor (OAT) à 3 ans, qui ont concentré une part substantielle de 164,41 milliards FCFA. En outre, l’opération a également inclus des Bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours, représentant 10,84 milliards FCFA, ainsi que des obligations à 5 ans pour un montant de 5,56 milliards FCFA. Cette diversité dans les instruments de financement montre une stratégie bien pensée pour diversifier les sources de financement et répondre aux besoins de financement à court et moyen terme de l’État, tout en renforçant la confiance des investisseurs dans les capacités financières du Niger.

Dans son communiqué, le gouvernement du Niger met en avant une « confiance renouvelée des investisseurs régionaux envers la signature souveraine du Niger », une déclaration qui résonne comme un écho positif dans le paysage économique de la région. Ce regain d’intérêt se manifeste par les souscriptions enregistrées auprès d’investisseurs provenant de plusieurs pays membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Parmi ces pays, on retrouve le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali, le Togo et la Guinée-Bissau, chacun apportant son propre dynamisme et ses ressources au développement économique du Niger. 

Ce phénomène témoigne non seulement de la solidité des relations économiques au sein de l’UEMOA, mais aussi de la volonté des investisseurs de s’engager dans des projets qui promettent des retours sur investissement attractifs. En effet, cette confiance renouvelée pourrait être le catalyseur d’une série d’initiatives économiques, renforçant ainsi les liens interrégionaux et stimulant la croissance économique dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

Au-delà de la levée de ressources, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large de gestion active de la dette publique, un aspect crucial pour la stabilité économique d’un pays. Les autorités, conscientes des défis financiers auxquels elles font face, ont parallèlement procédé au rachat de titres arrivant à échéance en juin 2026 pour un montant significatif de 9,20 milliards FCFA, intégralement souscrit, témoignant d’une volonté de maintenir un contrôle rigoureux sur les obligations financières à court terme.

Le trésor public du Niger cherche ainsi à lisser son profil de remboursement, une démarche qui vise à réduire les tensions de trésorerie de court terme tout en renforçant la soutenabilité de sa dette. Cette approche proactive est essentielle pour éviter des crises de liquidité qui pourraient compromettre les services publics et les investissements nécessaires au développement. Le gouvernement, dans sa communication officielle, affirme vouloir poursuivre « une stratégie progressive, transparente et conforme aux meilleures pratiques du marché régional », soulignant ainsi son engagement envers une gestion financière responsable et ouverte.

Cette opération révèle surtout le rôle croissant du marché financier régional dans le financement des États, à un moment où plusieurs économies de la zone privilégient les émissions domestiques pour sécuriser leurs besoins budgétaires et échéances à moindre risque. En effet, alors que les marchés internationaux peuvent être volatils et imprévisibles, le recours à des instruments financiers locaux permet aux gouvernements de mieux gérer leurs obligations tout en soutenant le développement de leur propre marché financier.

Notons que ce choix stratégique s’inscrit dans une tendance plus large visant à renforcer l’autonomie financière des États de la région, leur permettant ainsi de naviguer plus sereinement dans un environnement économique mondial en constante évolution.

Daouda Bakary KONÉ

Légère augmentation de la croissance du PIB au premier trimestre 2026 dans la zone OCDE

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La croissance du PIB (produit intérieur brut) dans la zone OCDE a légèrement augmenté pour atteindre 0,4 % au premier trimestre de 2026, contre 0,2 % au trimestre précédent, selon des estimations provisoires qui mettent en lumière des dynamiques économiques variées au sein des pays membres

Cette légère hausse, bien que modeste, est significative dans le contexte économique mondial actuel, où les fluctuations économiques peuvent avoir des répercussions considérables sur la stabilité financière des nations. Selon un communiqué de presse détaillé, cette évolution reflète une situation contrastée parmi les 28 pays de l’OCDE pour lesquels des données étaient disponibles. Au premier trimestre de 2026, vingt pays ont enregistré une croissance, mais à des rythmes variables, tandis que deux pays ont vu leur PIB inchangé et que six autres ont connu une contraction. 

Cette disparité souligne les défis économiques uniques auxquels chaque pays est confronté, influencés par des facteurs internes tels que les politiques économiques, les niveaux d’investissement et les tendances de consommation, ainsi que par des facteurs externes comme les tensions commerciales et les fluctuations des marchés mondiaux.

Parmi les pays du G7, il est particulièrement intéressant de noter que la croissance s’est accélérée au Royaume-Uni et aux États-Unis, passant respectivement de 0,2 % et 0,1 % au quatrième trimestre à 0,6 % et 0,5 % au premier trimestre. L’accélération observée au Royaume-Uni reflète principalement une hausse significative de la consommation privée et de la consommation des administrations publiques, ce qui indique une confiance croissante des consommateurs et une réponse positive des dépenses gouvernementales face aux besoins économiques. 

D’autre part, aux États-Unis, les rebonds de la consommation des administrations publiques et des exportations, ainsi que l’augmentation de l’investissement, ont soutenu cette dynamique de croissance. Ces éléments suggèrent une reprise économique robuste, bien que les défis subsistent, nécessitant une attention continue pour maintenir cette tendance positive dans un environnement mondial incertain. La croissance économique a connu des fluctuations notables dans plusieurs pays au cours des derniers trimestres, illustrant des dynamiques variées au sein de l’économie mondiale. Au Japon, la croissance a montré des signes d’amélioration, passant d’un modeste 0,2 % au quatrième trimestre à un plus encourageant 0,5 % au premier trimestre. Cette tendance positive contraste avec la situation en Allemagne, où la croissance a légèrement augmenté, passant de 0,2 % à 0,3 %, suggérant une reprise timide mais significative. De l’autre côté de l’Atlantique, le Canada a enregistré un rebond impressionnant, avec une croissance atteignant 0,4 % après une contraction de 0,2 % au trimestre précédent, ce qui témoigne d’une résilience face aux défis économiques.

Cependant, la France a connu une stagnation préoccupante, affichant une croissance nulle au premier trimestre, après une légère hausse de 0,2 % au trimestre précédent. Cette stagnation est attribuée à des baisses notables dans des secteurs clés tels que la consommation privée, l’investissement et les exportations, qui ont lourdement pesé sur l’activité économique du pays. En Italie, la situation est tout aussi préoccupante, avec un ralentissement marqué de la croissance, qui est tombée de 0,3 % au quatrième trimestre à seulement 0,1 % au premier trimestre, en raison d’un recul de la demande intérieure qui a freiné l’élan économique.
Selon les données fournies dans le document, parmi les autres pays de l’OCDE pour lesquels des informations étaient disponibles, la Corée a enregistré le taux de croissance trimestrielle le plus élevé au premier trimestre, atteignant un impressionnant 1,7 %. Ce dynamisme est suivi par la Finlande, qui a connu une croissance de 0,9 %, ainsi que par la Hongrie et la Suisse, toutes deux affichant une croissance de 0,8 %. 

Notons que l’Irlande a continué de faire face à des défis économiques significatifs, enregistrant la plus forte contraction avec un taux alarmant de -2,0 %. Israël et le Mexique n’ont pas non plus échappé à cette tendance négative, avec une contraction de -0,8 % dans les deux pays, soulignant ainsi les disparités croissantes au sein de l’économie mondiale.
Moussa KONÉ 

Au Sénégal, le résultat net de TotalEnergies Marketing en hausse de 5% au premier trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le résultat net après impôts de la société TotalEnergies Marketing a enregistré une hausse significative de 5% au premier trimestre 2026, comparé à la même période de l’année précédente, 2025. 

Cette information provient du rapport d’activité détaillé établi par la direction de l’entreprise, qui met en lumière la performance financière de TotalEnergies dans un contexte économique en constante évolution. Il en ressort que le résultat net s’élève à 1,585 milliard FCFA, une augmentation par rapport aux 1,513 milliard FCFA enregistrés au 31 mars 2025, ce qui témoigne d’une gestion efficace et d’une stratégie adaptée aux défis du marché.

Cependant, en ce qui concerne le chiffre d’affaires, celui-ci s’établit à 99,924 milliards FCFA, en baisse par rapport aux 110,814 milliards FCFA du premier trimestre 2025, ce qui représente une diminution de 10,890 milliards FCFA. Cette contraction du chiffre d’affaires est principalement attribuée à la révision à la baisse des prix à la pompe, une décision prise par l’État du Sénégal en décembre 2025, qui a eu un impact direct sur les revenus de l’entreprise.

 La direction de TotalEnergies souligne que cette mesure, bien qu’elle ait entraîné une baisse du chiffre d’affaires, s’inscrit dans un cadre plus large de régulation des prix visant à protéger les consommateurs face à la volatilité des marchés pétroliers. Ainsi, malgré les défis rencontrés, la société continue de démontrer sa résilience et sa capacité à s’adapter aux fluctuations du marché tout en maintenant une croissance de son résultat net.Le résultat des activités ordinaires de TotalEnergies Marketing Sénégal a enregistré une hausse significative de 28%, atteignant ainsi 2,623 milliards FCFA, en comparaison avec les 2,051 milliards FCFA notés à la fin mars 2025. Cette augmentation remarquable témoigne d’une dynamique positive au sein de l’entreprise, qui se traduit par une amélioration des performances financières. 

Selon les responsables de la société, cette progression est principalement due à une augmentation des marges bénéficiaires, en particulier sur les produits lubrifiants, qui ont vu leur demande croître sur le marché. Cette tendance pourrait être le reflet d’une stratégie efficace de gestion des coûts et d’optimisation des ressources, ainsi que d’une réponse adéquate aux besoins des consommateurs.

Notons que cette amélioration des marges pourrait également indiquer une position renforcée de TotalEnergies sur le marché sénégalais, lui permettant de se démarquer face à la concurrence tout en consolidant sa réputation en tant que leader dans le secteur des lubrifiants.
Abdoulaye KONÉ 

Burkina Faso : le trésor public mobilise 50 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le mercredi 20 mai 2026, un événement marquant s’est produit dans le domaine financier, lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une somme impressionnante de 50 milliards FCFA. 

Cette opération a été réalisée grâce à l’émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été orchestrée en partenariat avec UMOA-Titres, une institution reconnue dans la région de l’UEMOA pour sa gestion des titres publics. 

L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant total de 50 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes.

 En effet, le montant des soumissions globales a atteint un chiffre remarquable de 100,097 milliards FCFA. Cela représente un taux de couverture du montant mis en adjudication de 220,20%, illustrant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité financière du Burkina Faso et l’attractivité de ses titres publics. Cette opération témoigne non seulement de la dynamique du marché financier de l’UMOA, mais également de la capacité du Burkina Faso à mobiliser des ressources significatives pour soutenir ses projets de développement économique et social.

Le montant total des soumissions retenu s’élève à 50 milliards de FCFA, une somme considérable qui provient exclusivement des obligations, témoignant ainsi de la confiance des investisseurs dans ce type de placement. En revanche, le montant des soumissions rejetées atteint 50,097 milliards de FCFA, ce qui souligne un intérêt marqué pour les titres proposés, mais également une sélection rigoureuse de ceux qui ont été acceptés. Cette situation aboutit à un taux d’absorption de 49,95%, un chiffre qui peut être interprété comme un indicateur de la santé du marché obligataire. 
Aussi, ce taux révèle non seulement l’appétit des investisseurs pour les obligations, mais aussi la capacité des émetteurs à attirer des fonds dans un environnement économique potentiellement volatile. Les implications de ces chiffres sont multiples, affectant à la fois la stratégie de financement des entreprises et les décisions d’investissement des acteurs du marché.

Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 7,32 % pour les obligations de 3 ans, 7,46 % pour celles de 5 ans et 7,47 % pour celles de 7 ans. Ces rendements, qui témoignent de la solidité et de l’attractivité des investissements proposés, sont le fruit d’une analyse minutieuse des conditions du marché et des besoins financiers du pays. 

Le Trésor Public burkinabé, conscient de l’importance de maintenir la confiance des investisseurs, s’engage à rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 21 mai 2029 pour celles de 3 ans, au 21 mai 2031 pour celles de 5 ans et au 21 mai 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement précis est conçu pour assurer une transparence totale et une prévisibilité pour les investisseurs. 

Par ailleurs, le paiement des intérêts se fera annuellement sur la base d’un taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans et 6,40 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Cette structure de paiement vise à garantir un flux de revenus régulier pour les investisseurs, renforçant ainsi l’attrait de ces obligations sur le marché financier burkinabé. 

Notons que cette initiative du Trésor Public s’inscrit dans une stratégie plus large de développement économique, visant à mobiliser des ressources financières pour soutenir des projets d’infrastructure et de développement durable au Burkina Faso.

Mariam KONE 

Bourses et Marchés: les indices phares de la BRVM continuent de s’embellir depuis le mercredi 20 mai 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’embellie des indices phares de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), observée avec un intérêt croissant depuis plusieurs séances de cotation, s’est poursuivie avec une dynamique réjouissante lors de la séance de cotation de ce mercredi 20 mai 2026. 

Ce jour-là, l’indice BRVM Composite a enregistré une progression notable de 0,50%, atteignant ainsi 418,16 points, en hausse par rapport aux 416,07 points de la veille. Cette tendance positive témoigne d’un regain de confiance des investisseurs et d’une activité soutenue sur le marché.
Parallèlement, l’indice BRVM 30 a également affiché une légère hausse de 0,18%, se chiffrant à 196,75 points contre 196,40 points la veille, ce qui souligne l’attrait continu pour les valeurs les plus performantes du marché. De son côté, l’indice BRVM Prestige a connu une augmentation de 0,39%, atteignant 162,78 points, en comparaison avec les 162,14 points précédemment enregistrés, ce qui reflète l’essor des entreprises de premier plan au sein de cette catégorie.
L’indice BRVM Principal, quant à lui, a progressé de manière significative de 0,96%, atteignant 294,42 points, en hausse par rapport aux 291,63 points de la veille, illustrant ainsi une tendance générale à la hausse qui pourrait inciter davantage d’investisseurs à s’engager sur le marché. 
En outre, l’indice BRVM Composite Total Return, qui mesure le rendement global du marché, a également enregistré une variation positive de 0,50%, atteignant 161,45 points contre 160,64 points la veille, ce qui est un indicateur encourageant pour les investisseurs à long terme. La valeur totale des transactions a également connu une hausse significative, s’établissant à 1,697 milliard de FCFA, en comparaison avec 1,620 milliard de FCFA le 19 mai 2026. Cette augmentation des volumes échangés témoigne d’un intérêt croissant pour les actifs cotés à la BRVM, renforçant ainsi l’optimisme quant à la santé économique de la région.

De son côté, la capitalisation du marché des actions a connu un mouvement significatif, passant de 16 028,165 milliards de FCFA la veille à 16 109,021 milliards de FCFA ce mercredi 20 mai 2026, ce qui représente une augmentation notable de 80,856 milliards de FCFA. Cette dynamique positive sur le marché des actions s’accompagne également d’une hausse sur le marché des obligations, qui a enregistré une augmentation de 3,833 milliards de FCFA, atteignant ainsi un total de 12 044,826 milliards de FCFA, contre 12 040,993 milliards de FCFA la veille. 

Dans ce contexte, le Top 5 des plus fortes hausses de cours est dominé pour la seconde journée consécutive par NSIA Banque Côte d’Ivoire, qui a vu son action grimper de 7,19 %, atteignant un prix de 17 900 FCFA. Cette performance est suivie de près par les titres de BOA Niger, qui ont enregistré une hausse de 6,34 %, se chiffrant à 3 690 FCFA. 

Les actions de SETAO Côte d’Ivoire ont également connu une belle progression, avec une augmentation de 5,67 %, atteignant 2 980 FCFA. La Compagnie Ivoirienne d’électricité Côte d’Ivoire a vu son cours augmenter de 4,32 %, s’établissant à 3 500 FCFA, tandis que Sucrivoire Côte d’Ivoire a enregistré une hausse de 4,08 %, avec un prix de 2 295 FCFA.

En revanche, le Flop 5 des plus fortes baisses de cours est occupé par les titres de SAFCA Côte d’Ivoire, qui ont chuté de 4,76 %, atteignant 3 800 FCFA. AGL Côte d’Ivoire a également subi une baisse de 3,51 %, avec un prix de 1 650 FCFA, tandis que la Société de Caoutchouc de Grand Béréby Côte d’Ivoire a vu son action diminuer de 3,36 %, se chiffrant à 7 200 FCFA. 

Notons que ces fluctuations sur le marché boursier témoignent d’une volatilité qui peut à la fois refléter des tendances économiques sous-jacentes et influencer les décisions des investisseurs dans un environnement financier en constante évolution.

Zangouna KONÉ 

Marché financier de l’UMOA: la Côte d’Ivoire obtient 110 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le mardi 19 mai 2026, un événement marquant s’est déroulé sur le marché financier de l’UMOA, où la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une somme impressionnante de 110 milliards de FCFA.

 Cette opération a été réalisée à l’issue d’une émission d’adjudication simultanée, qui a inclus des bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours ainsi que des obligations assimilables du trésor (OAT) de 3 et 5 ans. Le Trésor Public ivoirien avait initialement mis en adjudication un montant de 100 milliards de FCFA, une somme qui témoigne de la volonté du gouvernement de financer ses projets de développement et de soutenir l’économie nationale. 

Cependant, l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes, avec des soumissions globales atteignant un montant colossal de 225,193 milliards de FCFA. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 225,19%, ce qui souligne non seulement la confiance des investisseurs dans la solidité des instruments financiers ivoiriens, mais aussi l’attractivité croissante du marché financier de l’UEMOA. 

Cette levée de fonds est un indicateur positif pour l’économie ivoirienne, signalant une dynamique de croissance et une volonté d’investissement qui pourrait avoir des répercussions significatives sur le développement des infrastructures et des services publics dans le pays. Les résultats de cette adjudication pourraient également encourager d’autres initiatives similaires à l’avenir, renforçant ainsi la position de la Côte d’Ivoire comme un acteur clé sur la scène financière régionale.Le montant total des soumissions retenues s’élève à une impressionnante somme de 110 milliards de FCFA, tandis que les soumissions rejetées atteignent un montant encore plus élevé de 115,193 milliards de FCFA. Cette dynamique de soumission se traduit par un taux d’absorption de 48,85%, un chiffre qui illustre la capacité du marché à intégrer les offres des investisseurs dans le cadre des opérations de financement public. 
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues bénéficieront d’un rendement moyen pondéré qui varie selon la durée des instruments financiers. Pour les bons, le rendement s’établit à 3,74%, tandis que les obligations de 3 ans offrent un rendement plus attractif de 6,39%. Les obligations à 5 ans, quant à elles, se distinguent par un rendement encore plus élevé, atteignant 7,10%. Ces taux de rendement sont essentiels pour attirer les investisseurs et stimuler l’intérêt pour les titres publics émis par le Trésor.

En ce qui concerne le remboursement des bons, le Trésor Public ivoirien a prévu de procéder à leur remboursement le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 18 mai 2027. Ce calendrier de remboursement est crucial pour assurer la confiance des investisseurs dans la gestion des finances publiques. De plus, le paiement des intérêts sera effectué d’avance, et ces derniers seront précomptés sur la valeur nominale des bons. Cette approche garantit aux investisseurs une certaine sécurité et prévisibilité quant à leurs retours sur investissement, renforçant ainsi l’attrait des bons émis par l’État.

Il est prévu que le remboursement du capital des obligations s’effectue le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 20 mai 2029 pour les obligations d’une durée de 3 ans, tandis que pour celles d’une durée de 5 ans, la date d’échéance est le 20 mai 2031. Ce remboursement marque une étape importante pour les investisseurs, car il représente le retour sur leur investissement initial, un moment attendu avec impatience.

 En ce qui concerne le paiement des intérêts, ceux-ci seront versés annuellement, offrant ainsi aux détenteurs d’obligations un flux de revenus régulier. Le taux d’intérêt appliqué sera de 5,20% pour les obligations de 3 ans, tandis que pour celles de 5 ans, le taux sera légèrement plus élevé, à 5,45%. Ce versement des intérêts commencera dès la fin de la première année, garantissant ainsi une rentabilité attractive pour les investisseurs qui ont choisi de placer leur capital dans ces obligations. 

Notons que ces conditions de remboursement et de paiement des intérêts témoignent d’une stratégie de financement réfléchie, visant à rassurer les investisseurs tout en leur offrant des rendements compétitifs dans un environnement économique en constante évolution.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Sénégal, les prix de la téléphonie mobile ont diminué de 10,9 % au premier trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), en collaboration avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), a récemment publié un rapport détaillé sur l’Indice des prix des services mobiles (Ipsm), un document essentiel qui éclaire les tendances actuelles du marché des télécommunications. 

Ce rapport, qui couvre le premier trimestre de l’année 2026, révèle que les prix de la téléphonie mobile continuent de suivre une trajectoire baissière significative, affichant une diminution de 10,9 % par rapport au quatrième trimestre de 2025. Cette tendance à la baisse, qui s’inscrit dans un contexte plus large de réduction des coûts, confirme la dynamique observée à la fin de l’année précédente, où une baisse de 5,3 % avait déjà été notée. 

Les données fournies dans le rapport mettent en lumière les efforts des différents opérateurs de réseau mobile (MNO) pour rendre leurs services plus accessibles. Ainsi, les baisses de prix notées chez les principaux acteurs du marché, tels qu’Orange, qui a enregistré une chute impressionnante de 17,2 %, Expresso avec une diminution de 3,5 %, et Yas qui a vu ses tarifs baisser de 1,8 %, témoignent d’une volonté collective d’améliorer l’accessibilité des services de télécommunication pour les consommateurs sénégalais. 

Cependant, il est intéressant de noter qu’en dépit de cette tendance générale à la baisse, le fournisseur de services mobiles virtuels (MVNO) Promobile a connu une hausse de 3,4 % de ses prix durant la période examinée. Cette situation soulève des questions sur la stratégie commerciale de Promobile et sur la manière dont elle se positionne par rapport à ses concurrents. En analysant les chiffres sur une base annuelle, le rapport indique que l’Ipsm a reculé de 16,6 %, ce qui traduit une baisse généralisée des prix chez tous les opérateurs, renforçant ainsi l’idée d’une concurrence accrue dans le secteur. Cette dynamique est principalement portée par l’opérateur Orange, qui, avec une réduction de 10,0 %, continue de jouer un rôle clé dans l’évolution des prix sur le marché sénégalais des télécommunications.  Au premier trimestre de l’année 2026, l’évolution des prix des services de téléphonie mobile se révèle particulièrement dynamique, étant principalement influencée par les baisses significatives observées sur les profils à forte consommation de données, notamment les profils 1, 4 et 7. Ces profils, qui englobent des utilisateurs intensifs d’Internet mobile, bénéficient d’une réduction des tarifs qui reflète les tendances actuelles du marché, où la demande pour des services de données illimités ou à haut débit continue de croître. 

En dépit de cela, les profils à forte consommation de voix, représentés par les profils 2 et 3, enregistrent des hausses de prix durant cette période. Cependant, il est important de noter que ces augmentations restent relativement moins marquées que les baisses observées sur les profils à forte consommation de données, ce qui souligne une tendance générale vers une valorisation accrue des services de données par rapport aux services vocaux.
D’autre part, les profils à consommation moyenne ou faible de voix et de données, tels que les profils 5, 6, 8 et 9, affichent une stabilité remarquable au cours du trimestre sous revue. Cette stabilité pourrait indiquer une saturation du marché pour ces segments, où les utilisateurs semblent satisfaits de leurs forfaits actuels, sans ressentir le besoin de changements significatifs dans leurs habitudes de consommation.
En glissement annuel, la baisse globale des prix des services de téléphonie mobile, qui s’élève à un impressionnant -16,6 %, masque en réalité des évolutions hétérogènes selon les différents profils de consommation. Les profils à forte consommation de données, indépendamment de leur niveau d’usage de la voix, continuent de se distinguer par des baisses de prix notables sur la période. Cette situation pourrait être interprétée comme une réponse des opérateurs à la concurrence accrue sur le marché, cherchant à attirer davantage d’utilisateurs vers des forfaits plus orientés vers les données.

À l’inverse, les profils à consommation moyenne de données et à forte consommation de voix, bien que moins détaillés dans l’analyse, semblent également faire face à des défis. Ces profils, qui représentent une catégorie importante d’utilisateurs, nécessitent une exploration plus approfondie pour comprendre les facteurs sous-jacents à leur évolution tarifaire. Il est crucial d’examiner comment les changements dans les habitudes de consommation, les attentes des clients et les innovations technologiques influencent leur expérience et leurs choix de services. Par exemple, ces utilisateurs pourraient être affectés par des variations dans la qualité du réseau, des modifications dans les offres concurrentes ou encore des ajustements dans les politiques tarifaires de l’opérateur.

Au premier trimestre 2026, les prix des services mobiles de l’opérateur Yas enregistrent une baisse de 1,8% en rythme trimestriel. Cette évolution est principalement portée par les profils 1 (-20,0%), 4 (-16,7%) et 7 (-16,7%), qui correspondent aux gros consommateurs de données. Ces profils concentrent à eux seuls plus de 57% du parc de l’opérateur, ce qui souligne leur importance stratégique pour Yas. La commercialisation de nouvelles offres, qui couvrent entièrement les besoins variés des consommateurs, explique en grande partie cette diminution. En effet, ces nouvelles offres, adaptées aux exigences spécifiques des utilisateurs, permettent de fidéliser la clientèle tout en attirant de nouveaux abonnés.

Au même moment, au premier trimestre 2026, les prix des services mobiles de l’opérateur Expresso diminuent de 3,5% en rythme trimestriel. Cette évolution est principalement portée par le repli des prix des profils 4 et 7, qui sont également des segments clés dans la structure tarifaire de l’opérateur. Cette tendance à la baisse pourrait être interprétée comme une réponse stratégique aux pressions concurrentielles croissantes sur le marché, où les opérateurs cherchent à maintenir leur part de marché tout en s’adaptant aux besoins changeants des consommateurs. 

Les ajustements tarifaires, couplés à des initiatives marketing ciblées, pourraient jouer un rôle déterminant dans la manière dont Expresso se positionne face à ses concurrents, tout en cherchant à optimiser la satisfaction de sa clientèle. Selon le rapport, au premier trimestre de l’année 2026, les prix des services mobiles de Promobile connaissent une hausse notable de 3,4 % en rythme trimestriel, ce qui fait de ce MVNO (opérateur de réseau mobile virtuel) le seul acteur du marché à afficher une augmentation des tarifs durant cette période. 

Cette évolution des prix est révélatrice d’un changement significatif dans la structure tarifaire, qui semble s’orienter vers des profils d’abonnés caractérisés par une forte consommation de voix, tout en maintenant une consommation de données qui peut être considérée comme moyenne ou faible. Ce phénomène pourrait s’expliquer par une stratégie ciblée de Promobile visant à attirer des clients qui privilégient les appels vocaux, tout en adaptant ses offres pour répondre aux besoins variés des utilisateurs, notamment ceux qui ne nécessitent pas une utilisation intensive des données mobiles. 

Notons que cette dynamique pourrait également influencer la concurrence sur le marché des télécommunications, incitant d’autres opérateurs à revoir leurs propres politiques tarifaires pour rester compétitifs face à cette tendance.

Moussa KONÉ 

UEMOA : les dépôts collectés par les institutions de microfinance ont progressé de 58,4 milliards FCfa en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La BCEAO, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, a récemment publié un rapport détaillé sur la situation actuelle du secteur de la microfinance dans les pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa), en se basant sur les données recueillies à la fin du quatrième trimestre de l’année 2025. 

Ce document, qui offre une vue d’ensemble précieuse, révèle qu’à la fin décembre 2025, le nombre total d’institutions de microfinance (Imf) opérant au sein de l’Umoa s’établit à 524, marquant une légère diminution par rapport aux 527 institutions recensées au trimestre précédent. Dans le même temps, la Bceao souligne que les Imf de l’Union desservent un impressionnant total de 20.378.232 clients, grâce à un vaste réseau de 4.838 points de services répartis à travers les huit Etats membres de l’Union. 

Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport à l’année précédente, où le nombre de bénéficiaires s’élevait à 19.121.754, avec 4.761 points de services. Cette progression, qui s’élève à 6,6% en termes de clients et à 1,6% en glissement annuel, témoigne de la vitalité et de l’expansion continue du secteur de la microfinance dans la région.

En examinant de plus près les indicateurs d’intermédiation financière, le rapport met en lumière la dynamique de croissance des activités des Imf. Cette dynamique se manifeste notamment par l’augmentation de l’ouverture de comptes, la collecte de dépôts et l’octroi de crédits à la clientèle, qui se sont poursuivis de manière soutenue au cours du trimestre sous revue. Ces éléments illustrent non seulement la résilience du secteur face aux défis économiques, mais aussi son rôle crucial dans le soutien à l’inclusion financière et au développement économique des populations dans cette région d’Afrique de l’Ouest.L’encours des dépôts collectés par les Institutions de Microfinance (Imf) a connu une augmentation significative de 58,4 milliards FCFA, représentant une hausse de 2,1% par rapport au trimestre précédent, pour atteindre un total impressionnant de 2.793,1 milliards FCFA. Cette tendance positive se reflète également dans la comparaison annuelle, où une augmentation de 13,6% a été observée, soulignant la robustesse du secteur de la microfinance dans la région. 

Dans le détail, cette hausse trimestrielle des dépôts est particulièrement marquée en Côte d’Ivoire, où les dépôts ont crû de 41,7 milliards FCFA, soit une augmentation de 6,1%. Le Burkina Faso a également enregistré une progression notable avec 23,3 milliards FCFA supplémentaires, représentant une hausse de 4,3%. Au Sénégal, les dépôts ont augmenté de 10,8 milliards FCFA, soit 1,7%, tandis qu’au Togo, la croissance a été plus modeste, avec une augmentation de 209,3 millions FCFA, soit 0,05%.

Cependant, il est important de noter que certains pays ont connu une baisse des dépôts. Au Bénin, une diminution de 15,9 milliards FCFA a été enregistrée, ce qui représente une baisse de 7,7%. De même, le Mali a vu ses dépôts diminuer de 1,4 milliard FCFA, soit 0,7%, tandis que le Niger a subi une baisse de 348,7 millions FCFA, équivalant à 1,3%. En Guinée-Bissau, la situation est encore plus préoccupante, avec une diminution de 2,1 millions FCFA, soit 8,4%. 

Quant à la répartition de l’épargne mobilisée par les Imf, il est intéressant de noter que 47,3% des dépôts proviennent des hommes, tandis que les femmes contribuent à hauteur de 24,2% et les groupements à 28,5%. 

Cette dynamique de collecte met en lumière l’importance croissante de l’inclusion financière, où divers segments de la population participent activement à l’épargne. En analysant la structure des dépôts, il apparaît que les dépôts à vue dominent largement, représentant 55,5% du total, tandis que les dépôts à terme et les autres types de dépôts constituent respectivement 22,7% et 21,8%. Cette configuration souligne la préférence des déposants pour la liquidité immédiate, tout en indiquant un potentiel de développement pour les produits d’épargne à terme. L’encours des crédits octroyés par les Institutions de Microfinance (IMF) de l’Union a connu une augmentation significative de 152,0 milliards FCFA, ce qui représente une hausse de 5,5% par rapport au trimestre précédent, portant le total à un impressionnant 2.937,2 milliards FCFA. Cette dynamique positive se reflète également dans une progression annuelle de 9,0%, soulignant une tendance robuste dans le secteur de la microfinance.

Aussi, la hausse trimestrielle de l’encours des crédits a été observée dans presque tous les pays de l’Union, illustrant l’impact croissant des IMF sur le financement local. Par exemple, au Burkina Faso, l’encours des crédits a augmenté de 41,2 milliards FCFA, soit une hausse de 9,6%, tandis qu’en Côte d’Ivoire, une augmentation de 40,9 milliards FCFA, équivalente à 5,7%, a été enregistrée. Le Sénégal a également vu une hausse notable de 38,0 milliards FCFA, représentant 4,7%, et le Bénin a bénéficié d’une augmentation de 21,9 milliards FCFA, soit 8,9%. De plus, le Togo a enregistré une hausse de 11,1 milliards FCFA, correspondant à 3,1%, tandis que le Mali, bien que modeste, a vu une augmentation de 224,4 millions FCFA, soit 0,1%.

En Guinée-Bissau, la situation est particulièrement remarquable avec une augmentation de 25,0 millions FCFA, représentant une impressionnante hausse de 181,3%. 

Cependant, une exception notable se présente avec le Niger, qui a enregistré une baisse de 1,4 milliard FCFA, soit une diminution de 10,8%, ce qui soulève des questions sur les défis spécifiques auxquels ce pays pourrait être confronté dans le domaine de la microfinance.

En ce qui concerne la structure des crédits accordés par les IMF, il est important de noter que 45,8% des prêts sont des concours à court terme, tandis que les prêts à moyen et long termes représentent respectivement 35,6% et 18,6% du total de l’encours des crédits à la fin de décembre 2025. Il est également intéressant de souligner que la clientèle masculine des IMF a bénéficié de 48,1% des crédits, ce qui met en lumière les dynamiques de genre au sein de ce secteur crucial pour le développement économique et social.
Mariam KONE 

Au Bénin, la BOA annonce la distribution de 23,728 milliards de FCFA à ses actionnaires 26 mai prochain 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, les actionnaires de la banque BOA (Bank Of Africa ), percevront le 26 mai 2025 un dividende annuel global net impressionnant de 23,728 milliards FCFA, selon les annonces faites par la direction générale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), où cet établissement bancaire est coté. 

Ce dividende, qui représente une récompense significative pour les investisseurs, se traduit par un dividende net par action de 485 FCFA, une légère augmentation par rapport aux 468 FCFA distribués en 2024. Cette progression témoigne de la solidité financière de BOA Bénin et de sa capacité à générer des bénéfices pour ses actionnaires.

La direction de la BRVM a également précisé que le titre BOA Bénin cotera ex-dividende à partir du vendredi 22 mai 2026, marquant ainsi un moment crucial pour les investisseurs. Ceux qui envisagent d’acquérir des actions de BOA Bénin ont jusqu’au jeudi 21 mai 2025 pour passer leurs ordres d’achat. 

Il est essentiel pour les investisseurs de respecter ce délai, car après cette date, tous les ordres de bourse en attente dans le système de négociation seront annulés par les responsables de la BRVM, ce qui pourrait entraîner des opportunités manquées pour ceux qui souhaitent participer à cette distribution de dividendes. Ce contexte financier dynamique souligne l’importance de la planification et de la prise de décision éclairée dans le monde des investissements boursiers.Au 31 décembre 2025, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOA) Bénin a affiché un résultat net après impôts de 20,107 milliards de FCFA, marquant une légère augmentation par rapport aux 20 milliards de FCFA enregistrés en 2024, ce qui représente une hausse de 2,34%. Cette performance témoigne de la résilience de l’institution face aux défis économiques. Le total bilan de la banque a également connu une progression significative de 3%, passant de 940,187 milliards de FCFA en 2024 à 965 milliards de FCFA, ce qui souligne une solidité financière croissante et une gestion efficace des ressources.
Cependant, les créances consenties par la banque à la clientèle ont enregistré une diminution, s’élevant à 392 milliards de FCFA contre 408,395 milliards de FCFA en 2024, représentant une baisse de 4,08%. Cette contraction pourrait être indicative d’une stratégie de gestion plus prudente face à un environnement économique incertain. De même, les dettes de la banque envers sa clientèle se sont établies à 712 milliards de FCFA, en baisse par rapport aux 734,344 milliards de FCFA de l’année précédente, soit une diminution de 3,09%. Cela pourrait refléter une volonté de la banque de réduire son exposition au risque tout en maintenant des relations solides avec ses clients.
En ce qui concerne le produit net bancaire, la BOA Bénin a connu une augmentation notable de 10,20%, atteignant 51,273 milliards de FCFA, contre 47 milliards de FCFA en 2024. Cette croissance est un signe positif de l’efficacité des opérations bancaires et de la capacité de la banque à générer des revenus malgré les fluctuations du marché. Durant la période sous revue, les charges générales d’exploitation de la BOA Bénin ont légèrement progressé de 1,49%, atteignant 23 milliards de FCFA, comparativement à 22,369 milliards de FCFA en 2024. 

Cette augmentation modérée des charges pourrait être le résultat d’investissements dans l’amélioration des services et des infrastructures bancaires, visant à renforcer la satisfaction client et à optimiser les opérations. De son côté, le résultat brut d’exploitation de la BOA Bénin s’est également inscrit dans cette dynamique, témoignant d’une gestion proactive et d’une adaptation aux exigences du marché.

Le coût du risque a connu une dégradation significative, affichant un solde de -4,685 milliards de FCFA, une chute marquée par rapport à -124,264 millions de FCFA en 2024, ce qui soulève des inquiétudes quant à la gestion des risques financiers au sein de l’organisation. Cette situation pourrait refléter des défis croissants dans l’évaluation des risques associés aux investissements ou aux créances, nécessitant une attention particulière pour éviter des impacts négatifs sur la rentabilité future.

 Parallèlement, une légère baisse de 1,23 % a été notée concernant le résultat d’exploitation, qui se situe désormais à 21,190 milliards de FCFA, en baisse par rapport à 21,455 milliards de FCFA en 2024. Cette diminution, bien que modeste, pourrait indiquer une pression sur les marges bénéficiaires, possiblement due à des coûts opérationnels accrus ou à une concurrence accrue sur le marché. 

Notons que le résultat avant impôt a suivi la même tendance baissière, avec une réalisation passant de 22 milliards de FCFA en 2024 à 21,425 milliards de FCFA en 2025. Cette évolution suggère une nécessité d’analyser en profondeur les facteurs sous-jacents qui influencent ces résultats, afin de mettre en place des stratégies efficaces pour inverser cette tendance et restaurer la croissance des bénéfices.

Abdoulaye KONÉ