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Au Mali, lancement de la 6 ème édition des Mali Digitals Awards avec innovation, engagement et vision

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un évènement majeur a été lancé à Bamako. Placé sous le thème inspirant « Génération Innovation : révéler les talents qui bâtissent le Mali de demain » la cérémonie d’ouverture de la 6ème édition des Mali Digitals Awards (MDA) a eu lieu avec éclat le mardi 19 mai 2026, dans le cadre prestigieux du Centre International de Conférence de Bamako (CICB). 

Cet événement a été présidé par M. Alkaïdi Amar Touré, le secrétaire général du Ministère de la Communication, de l’économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, qui a su insuffler une dynamique positive à la rencontre. À ses côtés se trouvait Mme Ada Oulogueme, co-initiatrice des MDA, ainsi que de nombreux acteurs influents du monde numérique et des personnalités éminentes, témoignant de l’importance de cette cérémonie pour le développement numérique du pays.

Cette édition des MDA a marqué une étape stratégique cruciale dans l’évolution de cet événement, avec une ambition renforcée : passer de la simple valorisation des talents à leur accompagnement structuré vers la croissance et l’innovation durable. Les allocutions officielles ont été ponctuées par une Keynote stratégique captivante, qui a mis en lumière les enjeux et les opportunités du secteur numérique au Mali. 

Aussi, ‘a présentation du Mali Digital Accelerator a également été un moment fort, illustrant les initiatives concrètes mises en place pour soutenir les entrepreneurs et les innovateurs maliens. De plus, la signature d’un partenariat avec Robot Mali a symbolisé la volonté de renforcer les synergies entre les différents acteurs du numérique, favorisant ainsi un écosystème collaboratif et dynamique. Ces moments forts ont constitué des jalons essentiels dans la quête d’un Mali numérique, où les talents sont non seulement révélés mais également soutenus dans leur parcours vers l’excellence.

Très spécialement, cette édition a rendu hommage au Général d’Armée Sadio Camara, un homme dont l’engagement indéfectible et la vision audacieuse continuent de résonner profondément, inspirant ainsi une nouvelle génération d’acteurs du changement. Son héritage est si puissant qu’un prix spécial, le prix Sadio Camara, a été annoncé et sera décerné lors de la cérémonie de clôture, une occasion mémorable qui vise à récompenser une innovation significative au service de la souveraineté nationale.

 Selon les propos éclairés de Mme Ada Oulogueme, après cinq éditions fructueuses, les MDA (Manifestations de Développement et d’Innovation) se sont établies comme la principale plateforme nationale dédiée à l’innovation, un espace stratégique de dialogue dynamique entre l’État, le secteur privé et la jeunesse. Ces rencontres sont devenues le rendez-vous incontournable du Mali, un pays qui innove et se transforme. 

Par ailleurs, elle a cité quelques résultats concrets qui témoignent de cet impact, notamment plus de trois mille jeunes formés, plus de cinq cents projets révélés, des dizaines d’initiatives accompagnées et un impressionnant total de 23 insertions professionnelles. En outre, elle a souligné avec enthousiasme que le prix Sadio Camara sera désormais décerné chaque année à des mentors, éducateurs, responsables, autorités ou personnalités qui consacrent leur énergie, leur engagement et leur passion à l’éducation et à l’émancipation des jeunes, contribuant ainsi à bâtir un avenir meilleur pour tous. Ce prix ne sera pas seulement une reconnaissance, mais aussi un encouragement à poursuivre des efforts qui façonnent le Mali de demain.

À travers cette édition, les MDA, ou Manifestations de Développement d’Applications, ont réaffirmé leur rôle de plateforme de référence pour l’innovation numérique du Mali, un pays en pleine transformation technologique. En rassemblant des acteurs clés du secteur, des entrepreneurs aux développeurs, en passant par des investisseurs et des institutions académiques, les MDA ont contribué activement à la structuration de l’écosystème numérique malien.

Notons qu’à cette initiative ne se limite pas seulement à la promotion de nouvelles technologies, mais s’étend également à la création d’un environnement propice à l’émergence de champions technologiques nationaux. Ces champions, qui se distinguent par leur capacité à innover et à répondre aux besoins locaux, jouent un rôle crucial dans le développement économique du pays. 

Pour rappel, en favorisant les synergies entre les différents acteurs, les MDA encouragent l’échange d’idées et de bonnes pratiques, tout en mettant en lumière les talents locaux. Cette dynamique est essentielle pour bâtir un avenir numérique solide et durable pour le Mali, où l’innovation devient le moteur de la croissance et du progrès social.

Kadidia Doumbia 

Au Maroc, la BAD annonce 200 millions USD pour soutenir le programme « Cap Compétences 2030″

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement  a approuvé un financement de 200 millions d’euros pour la mise en œuvre du programme « Cap Compétences 2030 ».

« Le programme Cap Compétences 2030 s’inscrit dans les priorités de la Feuille de route nationale pour l’emploi 2025-2030 et dans la vision stratégique du Groupe de la Banque autour des Quatre Points cardinaux. Notre objectif commun est de tirer parti du dividende démographique pour soutenir la création de valeur et promouvoir l’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes », a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau‑pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc. L’intervention de la Banque s’inscrit dans une coordination étroite avec les partenaires techniques et financiers afin de renforcer la pertinence et la complémentarité des appuis aux politiques publiques.

Ce financement axé sur les résultats vise à renforcer la pertinence, la qualité et la diversification de l’offre de formation professionnelle, notamment à travers la numérisation des services, le déploiement de dispositifs d’apprentissage à grande échelle et l’amélioration des mécanismes d’insertion sur le marché du travail.

Le programme « Cap Compétences 2030 » repose sur trois volets complémentaires : le développement des compétences et des partenariats stratégiques ; une formation‑insertion inclusive, mieux adaptée aux besoins des entreprises ; et la transformation numérique, accompagnée d’un renforcement institutionnel et opérationnel. Le programme contribuera également à consolider les dispositifs existants et à améliorer leur efficacité ainsi que leur couverture. À travers cette opération, la Banque entend faciliter l’accès à une offre de formation diversifiée et renforcer l’insertion professionnelle des bénéficiaires.

Pour rappel, ce programme illustre l’engagement de long terme de l’institution panafricaine au Maroc dans les domaines du développement humain, de l’emploi et de l’inclusion sociale. Il s’appuie sur un portefeuille d’opérations axées sur les résultats, contribuant aux réformes structurelles du marché du travail et de la formation professionnelle.

Notons que depuis sa création, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé plus de 15 milliards d’euros dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’emploi, les infrastructures, l’énergie et la gouvernance.

Moussa KONÉ 

Mali: Bamako et Moscou intensifient leur coopération économique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le 16 mai 2026, une étape significative a été franchie lorsque le gouvernement malien et la Russie ont formalisé de nouveaux engagements économiques lors d’une rencontre à Kazan, une ville emblématique et dynamique de la République du Tatarstan. 

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la deuxième session de la Commission intergouvernementale russo-malienne, qui s’est tenue en marge du Forum économique international « Russie – Monde islamique ». Ce forum, qui attire des participants de divers pays, est une plateforme cruciale pour renforcer les liens économiques et culturels entre la Russie et les nations islamiques.

Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs clés tels que l’énergie, les intrants agricoles, les transports, les mines et l’industrie, des domaines jugés essentiels pour le développement économique du Mali. Dans un contexte mondial de plus en plus complexe, marqué par des difficultés d’approvisionnement, une hausse des coûts logistiques et des tensions sur certains produits essentiels, cette rencontre a permis aux responsables maliens et russes de se concentrer sur des dossiers économiques jugés prioritaires par Bamako. Les enjeux sont de taille, car ils visent non seulement à renforcer la coopération bilatérale, mais aussi à répondre aux besoins croissants de la population malienne en matière de ressources et d’infrastructures. Cette collaboration pourrait également ouvrir la voie à des investissements russes au Mali, favorisant ainsi une dynamique de croissance durable et une meilleure intégration du pays dans le marché mondial.

La partie russe était conduite par Sergueï Tsivilev, ministre de l’Énergie de la Fédération de Russie et coprésident de la commission, un homme d’État reconnu pour son expertise dans les questions énergétiques et son rôle clé dans la stratégie énergétique de son pays. À ses côtés, une délégation malienne impressionnante était présente, comprenant plusieurs responsables gouvernementaux de haut niveau, parmi lesquels figuraient des représentants des secteurs cruciaux tels que l’économie, le commerce, l’industrie, l’énergie, les transports, les mines et l’agriculture. Cette diversité de participants témoigne de l’importance accordée à cette rencontre, qui visait à renforcer les liens bilatéraux entre la Russie et le Mali. Au cours de cette réunion, les deux parties ont signé un protocole d’accord ainsi que des mémorandums d’entente, des documents essentiels qui établiront un cadre solide pour la coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Ces accords sont conçus pour faciliter des projets conjoints, favoriser les investissements et promouvoir le développement durable, tout en ouvrant la voie à des échanges fructueux entre les deux nations.

Selon les données communiquées par la partie malienne, le pays consomme environ 200 millions de litres de carburant par mois et a besoin de plus de 350 000 tonnes d’intrants agricoles par an. Ces chiffres expliquent le poids accordé aux discussions sur le carburant et les engrais, deux produits essentiels pour le transport, l’agriculture, les prix intérieurs et le fonctionnement de l’économie.

Les discussions de Kazan ont abouti à l’adoption d’un plan de sécurisation des approvisionnements. Il prévoit un calendrier de livraison, des mécanismes logistiques et des arrangements financiers pour faciliter l’acheminement des produits vers le Mali. Pour les hydrocarbures, l’objectif est d’organiser des flux réguliers depuis la Russie vers des ports de transit, avant leur transport vers les régions maliennes par des opérateurs locaux. Pour les intrants agricoles, l’enjeu est d’assurer leur disponibilité avant les périodes critiques de la campagne agricole.

Les transports ont également occupé une place importante dans les échanges. Les discussions ont porté sur les infrastructures ferroviaires, les équipements de navigation et la fourniture de véhicules. Un mémorandum impliquant le constructeur russe KamAZ a été évoqué, avec des perspectives de fourniture de camions et d’examen d’une éventuelle unité d’assemblage au Mali. Ce volet intéresse particulièrement Bamako, qui dépend fortement du transport routier pour l’acheminement des marchandises depuis les ports régionaux.

Les mines et l’énergie figurent aussi parmi les secteurs abordés. Des responsables russes ont fait part de l’intérêt de Moscou pour la poursuite de la coopération dans l’exploration géologique, notamment à travers les travaux liés à la réévaluation de la base minérale du Mali. Des échanges ont aussi porté sur des projets miniers, dont la valorisation du lithium et la mise en place d’infrastructures de transformation. Pour le Mali, ces discussions interviennent au moment où les autorités cherchent à mieux tirer parti des ressources minières et à renforcer la transformation locale.

Le dossier le plus immédiat concerne l’approvisionnement du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles, des éléments cruciaux pour la stabilité et le développement du pays. En effet, selon les données communiquées par la partie malienne, le pays consomme environ 200 millions de litres de carburant par mois, une quantité qui souligne l’importance vitale du carburant pour le transport et les activités économiques. De plus, le Mali a besoin de plus de 350 000 tonnes d’intrants agricoles par an, ce qui met en lumière la dépendance du pays à l’égard de l’agriculture pour nourrir sa population et soutenir son économie. Ces chiffres expliquent le poids accordé aux discussions sur le carburant et les engrais, deux produits essentiels non seulement pour le transport et l’agriculture, mais aussi pour la régulation des prix intérieurs et le bon fonctionnement de l’économie malienne.

La coopération agricole a été un autre axe de travail crucial dans le cadre des discussions entre les deux parties. Lors de ces échanges, les représentants ont abordé des sujets essentiels tels que l’approvisionnement en engrais, un élément fondamental pour garantir des rendements agricoles optimaux. La mécanisation des exploitations, qui permet d’accroître l’efficacité et de réduire la pénibilité du travail, a également été mise en avant, tout comme l’importance des équipements modernes adaptés aux besoins des agriculteurs. L’accompagnement technique, qui inclut la formation et le soutien aux producteurs, a été souligné comme un levier indispensable pour améliorer les pratiques agricoles et maximiser la production. De plus, la présence du Tatarstan dans ces discussions confère une dimension régionale significative à la coopération avec la Russie, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’industrie et le pétrole, renforçant ainsi les liens économiques et politiques entre ces régions.

Cependant, il est à noter que les échanges commerciaux entre le Mali et la Russie demeurent encore limités. En effet, les importations maliennes en provenance de Russie ont atteint environ 35,1 millions de dollars en 2023, un chiffre relativement modeste comparé aux importations totales du Mali, qui étaient estimées à 6,42 milliards de dollars la même année. Les importations maliennes de combustibles minéraux et de produits pétroliers russes étaient particulièrement faibles en 2023, se chiffrant à seulement 26 220 dollars. Ce constat met en lumière que les discussions tenues à Kazan visent principalement à établir de nouveaux circuits d’approvisionnement, plutôt qu’à renforcer un flux commercial déjà substantiel. Cette dynamique pourrait ouvrir la voie à de futures collaborations et à une diversification des sources d’importation pour le Mali, tout en consolidant les relations bilatérales.

Cette réunion s’inscrit dans la continuité des accords signés entre les deux pays, témoignant d’un engagement mutuel à explorer de nouvelles avenues de coopération et à renforcer les partenariats existants. Les enjeux sont considérables, tant pour le développement économique que pour la sécurité alimentaire, et les résultats de ces discussions pourraient avoir des répercussions significatives sur l’avenir des relations entre le Mali et la Russie.

Pour Bamako, l’enjeu est de sécuriser des produits indispensables, tels que les denrées alimentaires, les médicaments et d’autres biens essentiels, tout en s’efforçant de réduire la vulnérabilité liée à l’enclavement géographique qui limite les échanges et l’accès aux ressources. Cette situation critique pousse les autorités à explorer des solutions innovantes pour diversifier les partenaires économiques, en cherchant à établir des relations commerciales solides et durables avec des pays et des organisations variés, afin de renforcer la résilience économique du pays face aux crises.

Pour Moscou, cette rencontre représente une occasion stratégique de confirmer la volonté de donner une dimension économique plus visible à sa relation avec le Mali, en mettant en avant des projets d’investissement et des collaborations qui pourraient bénéficier aux deux nations. Les engagements annoncés, bien qu’encourageants, devront cependant être évalués à l’aune de leur mise en œuvre réelle. 

Notons que cela inclut des critères cruciaux tels que la régularité des livraisons de produits, les financements mobilisés pour soutenir ces initiatives, la sécurité des corridors logistiques qui facilitent le transport des biens, ainsi que la participation effective des opérateurs maliens dans ces projets, garantissant ainsi que les bénéfices soient partagés de manière équitable et que le développement économique soit inclusif.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Mali, Fekola Mine enregistre des performances impressionnantes au premier trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le groupe minier canadien B2Gold a enregistré des performances impressionnantes au premier trimestre de l’année 2026, particulièrement sur sa mine de Fekola, qui continue de se démarquer comme un acteur clé dans le secteur minier du pays. 

Ainsi, ces résultats remarquables sont le fruit d’une production d’or qui a largement dépassé les prévisions initiales, couplée à un niveau de ventes d’or particulièrement élevé, témoignant de la robustesse de l’exploitation minière dans cette région riche en ressources.

Au cours de cette période, la production de la mine de Fekola a atteint un total de 117 450 onces d’or, ce qui équivaut à environ 3,65 tonnes. Ce chiffre impressionnant est non seulement un indicateur de la santé de l’opération, mais il souligne également l’efficacité des méthodes d’extraction mises en œuvre par B2Gold. Cette performance exceptionnelle s’explique principalement par un débit de traitement qui a été supérieur aux attentes de la société, indiquant une gestion efficace des ressources et une optimisation des processus.

Durant ce trimestre, la teneur moyenne du minerai traité a été mesurée à 1,56 gramme par tonne, un chiffre qui reflète la qualité du minerai extrait et la compétence des équipes sur le terrain. De plus, le débit de traitement de l’usine a atteint un impressionnant volume de 2,55 millions de tonnes, illustrant la capacité de production de la mine et son rôle essentiel dans l’approvisionnement en or. Le taux moyen de récupération de l’or, quant à lui, s’est établi à 91,7 %, un résultat qui témoigne de l’efficacité des techniques de traitement utilisées et de l’engagement de B2Gold envers l’excellence opérationnelle. Ces résultats consolidés positionnent B2Gold comme un leader dans l’industrie minière au Mali, renforçant ainsi sa réputation sur le marché international de l’or.

Sur le volet commercial, la compagnie a réalisé une performance impressionnante en vendant un total de 152 356 onces d’or, ce qui équivaut à environ 4,74 tonnes d’or, à un prix moyen de 4 823 dollars l’once. Cette somme se traduit par un chiffre d’affaires considérable de 2,89 millions de FCFA par once, témoignant de la robustesse de la demande sur le marché de l’or. Les coûts d’exploitation de la mine de Fekola, quant à eux, se sont élevés à 950 dollars par once produite, soit environ 570 000 FCFA, ce qui représente un investissement significatif dans le processus d’extraction. En rapportant ces coûts à l’once d’or vendue, on constate qu’ils ressortent à 729 dollars, soit 437 400 FCFA, un chiffre qui, selon la société, est resté globalement conforme aux prévisions initiales. Cela est d’autant plus remarquable compte tenu des coûts d’extraction qui ont été plus élevés que prévu, en raison de divers ajustements nécessaires dans le processus d’exploitation.

En ce qui concerne les coûts de maintien, ceux-ci se sont établis à 1 955 dollars par once d’or vendue durant le premier trimestre de 2026, ce qui correspond à 1,17 million de FCFA. Ce niveau de coûts est en réalité inférieur aux prévisions de B2Gold, ce qui est une bonne nouvelle pour l’entreprise. Cette situation favorable peut être attribuée à plusieurs facteurs, notamment des volumes de ventes plus importants que prévu, des dépenses d’investissement de maintien qui se sont révélées plus faibles que ce qui avait été anticipé, ainsi que des redevances légèrement inférieures aux attentes. La compagnie a également souligné que certaines dépenses d’investissement qui avaient été prévues ont été réduites ou ajustées, permettant ainsi d’optimiser les coûts tout en maintenant une production efficace. Ces résultats illustrent non seulement la gestion prudente de la société, mais aussi sa capacité à s’adapter aux fluctuations du marché et à maximiser ses profits dans un environnement économique parfois incertain.

Les dépenses d’investissement de la mine de Fekola, un projet minier d’envergure situé au Mali, ont atteint un montant impressionnant de 47 millions de dollars, équivalant à 28,2 milliards de FCFA, au cours du premier trimestre de l’année 2026. Ce chiffre significatif illustre l’engagement de B2Gold envers le développement et l’optimisation de ses opérations dans cette région riche en ressources. Parmi ces investissements, une part notable de 25 millions de dollars, soit 15 milliards de FCFA, a été allouée au décapage différé, une étape cruciale dans le processus d’extraction qui permet de préparer le terrain pour l’exploitation minière future. De plus, 9 millions de dollars, équivalant à 5,4 milliards de FCFA, ont été consacrés à la remise en état des équipements mobiles, garantissant ainsi que les machines essentielles à l’exploitation fonctionnent de manière optimale. Enfin, 5 millions de dollars, soit 3 milliards de FCFA, ont été investis dans le développement souterrain de Fekola, une initiative qui vise à accroître l’efficacité et la productivité de l’extraction de l’or.

En parallèle, les dépenses d’investissement liées à la mine régionale de Fekola se sont élevées à 16 millions de dollars, ce qui correspond à 9,6 milliards de FCFA. Ces fonds ont été principalement destinés à l’acquisition d’équipements mobiles, un investissement stratégique qui permettra d’améliorer les opérations sur le terrain et d’assurer une extraction plus efficace des ressources.

Pour l’ensemble de l’année 2026, B2Gold prévoit une production d’or comprise entre 410 000 et 460 000 onces pour le complexe de Fekola, ce qui représente entre 12,75 tonnes et 14,31 tonnes d’or. Cette prévision de production témoigne de l’optimisme de l’entreprise quant à l’exploitation de cette mine, qui est l’une des plus prometteuses de la région. Les coûts d’exploitation, quant à eux, devraient se situer entre 1 060 dollars et 1 160 dollars par once produite, soit entre 636 000 FCFA et 696 000 FCFA. Ces chiffres soulignent l’importance de la gestion des coûts dans le secteur minier, où chaque dollar compte pour maximiser la rentabilité et assurer la viabilité à long terme des opérations.

Les coûts de maintien en condition opérationnelle, qui sont cruciaux pour la viabilité économique de l’exploitation minière, sont attendus dans une fourchette comprise entre 2 670 dollars et 2 820 dollars par once vendue. Cela correspond à une estimation en francs CFA, se chiffrant entre 1,60 million et 1,69 million de FCFA par once. Cette évaluation financière souligne l’importance de la gestion des coûts dans un secteur où les fluctuations des prix des matières premières peuvent avoir un impact significatif sur la rentabilité.

La société B2Gold anticipe également une contribution substantielle de la mine régionale de Fekola, estimée entre 60 000 et 80 000 onces d’or pour l’année 2026. Cela représente une extraction potentielle comprise entre 1,87 tonne et 2,49 tonnes d’or, ce qui témoigne de l’importance stratégique de cette mine pour l’approvisionnement en or. Cette production est rendue possible grâce au transport du minerai extrait vers l’usine de traitement de Fekola, un processus qui est cependant conditionné par l’obtention du permis d’exploitation, dont la délivrance est attendue d’ici la fin juin 2026. Ce délai souligne les défis réglementaires auxquels les entreprises minières doivent faire face dans leur quête de développement.

B2Gold précise que ses prévisions financières reposent sur un prix de l’or fixé à 5 000 dollars l’once pour l’année 2026, ce qui équivaut à environ 3 millions de FCFA. À ce niveau de prix, les redevances et taxes de production budgétées sont estimées à environ 410 millions de dollars, soit 246 milliards de FCFA. Cette estimation se traduit par un coût d’environ 910 dollars, ou 546 000 FCFA, par once vendue, ce qui met en lumière la pression fiscale et les obligations financières auxquelles l’entreprise doit faire face pour maintenir sa rentabilité.

Notons que le complexe de Fekola est un projet minier d’envergure qui comprend la mine de Fekola, détenue à 80 % par B2Gold et à 20 % par l’État malien. Cette structure de propriété souligne l’engagement de B2Gold envers le développement économique local et la collaboration avec le gouvernement malien, tout en mettant en avant les enjeux de partage des ressources et des bénéfices dans l’exploitation des richesses naturelles. 

Pour rappel, le développement de cette mine est donc non seulement un projet économique, mais aussi un élément clé de la dynamique socio-économique de la région.

Mariam KONE 

Benin: le dernier message du président Patrice Talon à son peuple

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Voici sa déclaration

Mes chers compatriotes,

Ce dimanche 24 mai 2026, notre Président élu, Monsieur Romuald Wadagni, prêtera serment pour entrer formellement dans ses fonctions. Dès lors, il aura la délicate et exaltante mission de conduire la marche de notre pays vers davantage de progrès et de bien-être collectif et individuel.

A cet effet, je voudrais lui réitérer mes vœux de grande réussite dans l’action qui sera la sienne durant les sept années à venir.

Pour ma part, au moment de quitter la charge, je voudrais vous remercier de tout cœur et vous dire combien je suis fier de vous pour le chemin exigeant qu’ensemble nous avons osé parcourir ces dix dernières années, pour les défis relevés, les réformes opérées, les chantiers majeurs engagés en vue de raffermir notre État et mettre l’action publique au service de son développement socioéconomique.

Assurément, le chemin n’a pas toujours été simple à parcourir. Bien souvent, il fut parsemé d’embûches ; mais c’est aussi cela qui en a fait le charme et nous a galvanisés.

A l’arrivée, nous pouvons observer avec le reste du monde qui ne manque de nous exprimer son admiration, que nous avons fait du chemin. Nos efforts et sacrifices portent peu à peu des fruits. Cela est à notre actif à tous, Béninoises et Béninois des villes, des campagnes et même de la diaspora, jeunes et moins jeunes.

Avoir été le Chef d’équipe de cette belle aventure, avoir été au service de notre pays fut un sacré honneur pour moi. Aussi, ma gratitude envers le Bénin et envers chacun de vous, est-elle sans borne.

En vous prenant à témoin, je me fais le devoir de saluer le rôle combien efficace d’une grande dame qui a su m’accompagner avec affection et patience et dont le coaching m’aura été d’un grand apport. Je veux nommer Madame Claudine Gbénagnon Kpoviessi épouse TALON que je remercie de tout mon cœur.

De même, j’adresse ma reconnaissance à tous ceux qui m’ont entouré de leur amour, leur amitié et leurs soutiens, toutes choses qui m’ont permis de donner le meilleur de moi-même.

En passant le relais au Président Romuald Wadagni, je veux partager avec vous ma conviction que sous son magistère, notre pays fera encore de grands pas vers l’accomplissement de son dessein, celui d’être une grande Nation.

Pour ce faire, je ne doute pas que fort de ce que nous avons accompli jusqu’ici et mus par la volonté inébranlable d’aller encore plus loin, ensemble nous saurons nous mobiliser autour de lui et avec lui, dans l’intérêt supérieur du Bénin, pour conquérir des pans entiers de progrès qui génèrent bien-être, fierté et prospérité à toutes et à tous.

Vive la République !

Vive le Bénin !

Patrice Talon

Ex-President de la République du Benin

Au Sahel, le Niger et la Chine renforcent leur coopération énergétique avec  de nouveaux accords pétroliers

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Niger, un tournant significatif a été atteint dans le cadre du partenariat énergétique entre le gouvernement nigérien et la République populaire de Chine. Le 16 mai 2026, à Niamey, la capitale vibrante du pays, plusieurs protocoles d’accord ont été signés, marquant ainsi une étape décisive sous l’égide du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine. 

Cette cérémonie, empreinte d’une atmosphère de détermination et d’espoir, symbolise une intensification de la coopération dans le secteur crucial des hydrocarbures, qui est vital pour l’économie nigérienne. Les engagements pris lors de cette rencontre portent sur des aspects essentiels tels que la réduction des coûts d’exploitation, l’augmentation de la participation des entreprises nigériennes dans les projets énergétiques et la création d’emplois locaux, contribuant ainsi à l’essor économique du pays.

Le Premier ministre a qualifié cet événement de « moment majeur » pour les relations bilatérales entre le Niger et la Chine, soulignant l’importance de cette collaboration pour le développement durable du Niger. Il a également rappelé que les discussions qui ont conduit à ces accords ont été menées par un comité institutionnel, présidé par le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, sur mandat du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani. Ce processus, qui a débuté en juin 2025 en Chine, a permis d’aboutir à des compromis jugés favorables aux intérêts du Niger, notamment en matière de contenu local, garantissant que les ressources pétrolières du pays bénéficient directement à sa population.

Parmi les avancées annoncées, on note la réduction des tarifs d’importation des équipements nécessaires à l’exploitation des ressources, ce qui devrait faciliter l’accès à la technologie moderne pour les entreprises nigériennes. De plus, des initiatives visant à renforcer la formation et les compétences des travailleurs locaux ont été mises en avant, assurant ainsi que le développement des hydrocarbures ne se traduise pas seulement par des profits, mais également par une amélioration des conditions de vie des Nigériens. Ce partenariat, qui s’inscrit dans une vision à long terme, pourrait transformer le paysage énergétique du Niger et positionner le pays comme un acteur clé dans le domaine des hydrocarbures en Afrique de l’Ouest.

Les accords récemment signés marquent un tournant significatif dans le secteur pétrolier nigérien, prévoyant une augmentation substantielle du taux de nigérisation au sein des sociétés pétrolières opérant dans le pays. Par exemple, la CNPCNP s’engage à confier 60 % des postes de management et 90 % de l’effectif global à des Nigériens, illustrant ainsi une volonté claire de favoriser l’emploi local et de renforcer les compétences nationales. De même, WAPCO s’illustre par son engagement à réserver 60 % des postes de direction et 80 % des postes d’exécution aux nationaux, témoignant d’une stratégie concertée pour intégrer davantage de Nigériens dans des rôles clés au sein de l’entreprise. SORAZ, quant à elle, vise un objectif ambitieux de 85 % d’opérationnalisation de sa raffinerie par du personnel nigérien, ce qui pourrait transformer le paysage industriel du pays.

D’ici 2030, ces initiatives devraient permettre la création de 452 nouveaux emplois, offrant ainsi des opportunités précieuses aux Nigériens et contribuant à la réduction du chômage. En outre, les accords stipulent également l’harmonisation des salaires entre expatriés et nationaux, une mesure qui pourrait favoriser une plus grande équité et justice sociale au sein des entreprises.

Pour soutenir ces efforts, un investissement global d’un milliard USD est prévu pour relancer les projets pétroliers de Dinga Deep et Abolo-Yogou. Ces investissements ambitieux devraient faire passer la production nationale de 110 000 à 145 000 barils par jour d’ici 2029, renforçant ainsi la position du Niger sur le marché pétrolier régional et international.

Parallèlement, une étude de faisabilité sur le potentiel gazier du Niger, estimé à 23 milliards de m³, sera lancée dans les six prochains mois. Cette étude pourrait ouvrir de nouvelles perspectives passionnantes dans des domaines variés tels que la production d’électricité, la fabrication d’engrais, et d’autres applications industrielles, promettant ainsi un avenir énergétique plus durable et diversifié pour le pays.

Les autorités nigériennes, conscientes des enjeux cruciaux liés à la gestion des ressources naturelles et à la nécessité d’une gouvernance efficace, ont insisté avec fermeté sur l’importance d’établir un mécanisme de suivi rigoureux. Ce dispositif vise à garantir non seulement l’application des engagements pris, mais également à assurer une transparence et une responsabilité accrues dans la mise en œuvre des projets. Dans ce contexte, chaque étape sera minutieusement surveillée pour s’assurer que les promesses se traduisent en actions concrètes et bénéfiques pour la population.

De son côté, Zhang Yu, représentant d’une entreprise pétrolière de premier plan, a souligné l’importance vitale de la coopération pétrolière sino-nigérienne, la qualifiant de pilier fondamental du partenariat stratégique entre les deux nations. Cette collaboration ne se limite pas à l’extraction de ressources, mais joue un rôle clé dans l’autonomie énergétique du Niger, favorisant ainsi une croissance économique durable et la création d’emplois locaux. Il a réaffirmé avec conviction la volonté de son groupe de renforcer cette coopération, en mettant l’accent sur des domaines cruciaux tels que l’exploitation pétrolière, la transition énergétique vers des sources plus durables, ainsi que la formation des compétences locales. 

Notons que cette approche intégrée vise à bâtir un avenir où les ressources naturelles profitent directement aux communautés nigériennes, tout en soutenant les ambitions de développement économique du pays.

Mariam KONE 

CRRH‑UEMOA: le total bilan en hausse de 16% à 333,9 milliards FCFA en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Réunis en Assemblée Générale Ordinaire (AGO) et Extraordinaire (AGE) à Lomé, les actionnaires de la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH‑UEMOA) ont validé avec enthousiasme les comptes de l’exercice 2025, une année qui a été marquée par des performances inédites et des résultats financiers impressionnants. 

Sous la présidence dynamique de Thierry Tanoh, Président du Conseil d’Administration, l’AGO a approuvé sans réserve les états financiers clos au 31 décembre 2025, témoignant ainsi de la confiance des actionnaires envers la direction et la stratégie de l’institution.

La solidité financière de la CRRH‑UEMOA est remarquable, avec un total bilan atteignant 333,9 milliards FCFA, ce qui représente une augmentation significative de 16 % par rapport à l’année précédente, 2024. Le résultat net s’élève à 2,4 milliards FCFA, affichant une hausse de 19 %, tandis que le Produit Net Bancaire a connu une progression de 22 %. Ces résultats exceptionnels ont valu à la CRRH‑UEMOA une rehausse de sa notation par Bloomfield Investment, qui lui a attribué la note maximale de AAA, avec une perspective stable, soulignant ainsi la solidité et la fiabilité de l’institution sur le marché.

L’année 2025 a également été marquée par un volume record de refinancements accordés aux banques partenaires, atteignant un montant impressionnant de 60,4 milliards FCFA. Ce soutien financier a permis de financer plus de 5 000 logements, contribuant ainsi à améliorer les conditions de vie de près de 30 000 bénéficiaires. Ce succès témoigne de l’engagement de la CRRH‑UEMOA à promouvoir l’accès au logement et à soutenir le développement économique de la région de l’UEMOA, renforçant ainsi son rôle crucial dans le secteur financier et immobilier.

Au-delà des chiffres, l’année 2025 marque un tournant décisif pour la CRRH-UEMOA, qui s’affirme comme le pionnier incontesté de la finance durable au sein de la région de l’UEMOA. Cette institution a réalisé des avancées remarquables, notamment avec la première émission d’obligations sociales spécifiquement dédiées au logement abordable, levant ainsi la somme impressionnante de 60 milliards FCFA. Ces obligations ont reçu la certification « SQS1 – Excellent » par l’agence de notation Moody’s, témoignant de leur solidité et de leur attractivité. De plus, elles sont cotées à la fois à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et à la Bourse de Luxembourg (LuxSE), ce qui souligne l’importance de cette initiative sur la scène financière internationale.

Parallèlement, la CRRH-UEMOA a également marqué les esprits avec le lancement de la première titrisation de créances hypothécaires (RMBS) au sein de l’Union, une innovation rendue possible grâce au programme ZAKA, en collaboration avec BOAD Titrisation. Ce projet ambitieux illustre non seulement la volonté de l’institution de diversifier ses instruments financiers, mais également son engagement à répondre aux besoins croissants en matière de logement dans la région.

« 2025 a été l’année de la transformation. Nous ne sommes plus seulement un pourvoyeur de ressources ; nous sommes devenus un architecte de solutions financières innovantes pour le marché de l’habitat. Les décisions prises par nos actionnaires nous donnent les moyens d’accélérer cette dynamique au service de l’inclusion financière et du développement durable », a déclaré Yedau Ogoundélé, Directrice Générale de la CRRH-UEMOA. Ses mots résonnent comme un appel à l’action, soulignant l’importance d’une approche proactive et intégrée pour faire face aux défis du secteur.

En se tournant vers 2026, la CRRH-UEMOA aborde l’avenir avec une stratégie renforcée, déterminée à poursuivre sur cette lancée et à explorer de nouvelles avenues pour renforcer son impact. Le lancement d’une deuxième initiative, qui promet d’être tout aussi révolutionnaire, est déjà en préparation, témoignant de l’engagement continu de l’institution envers l’innovation et la durabilité dans le domaine de la finance.

Afrique du Sud: Africa CDC) salue la contribution de 2,5 millions  de pour soutenir la riposte à Ebola

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( CROISSANCE AFRIQUE )- Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) se sont félicités de l’engagement de 2,5 millions de dollars américains du Gouvernement de l’Afrique du Sud pour soutenir la riposte en cours contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, à travers le Fonds africain de lutte contre les épidémies d’Africa CDC.

Cette importante contribution fait suite à la récente communication du Président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, adressée aux Chefs d’État et de Gouvernement africains, concernant l’évolution de l’épidémie d’Ebola et la nécessité urgente de renforcer la solidarité continentale et une action coordonnée.

Africa CDC exprime sa sincère gratitude au peuple et au Gouvernement de l’Afrique du Sud, ainsi qu’à S.E. le Président Cyril Ramaphosa, Champion de l’Union africaine pour la prévention, la préparation et la riposte aux pandémies, pour cette démonstration opportune de leadership, de solidarité et d’engagement en faveur de la sécurité sanitaire collective de l’Afrique.

À un moment où le continent fait face à des menaces sanitaires croissantes avec des risques importants de transmission transfrontalière, la contribution de l’Afrique du Sud envoie un message fort et rassurant : l’Afrique reste unie pour protéger la vie et le bien-être de ses populations, ouvrant ainsi la voie à la sécurité sanitaire et à la souveraineté sanitaire du continent.

Ce soutien contribuera au renforcement des opérations essentielles de riposte, notamment la coordination continentale, la surveillance, les systèmes de laboratoire, le déploiement rapide des équipes d’intervention, la prévention et le contrôle des infections, la préparation aux frontières ainsi que le soutien aux communautés affectées.

Le leadership de l’Afrique du Sud reflète l’importance croissante des mécanismes de financement dirigés par les Africains et renforce la vision d’un continent plus résilient, autonome et sécurisé sur le plan sanitaire. Il s’agit d’une démonstration concrète de la solidarité africaine en action et d’un reflet de la responsabilité collective du continent à répondre rapidement et de manière décisive aux urgences de santé publique.

Africa CDC appelle tous les États membres de l’Union africaine, les pays donateurs, les partenaires au développement, les institutions philanthropiques et le secteur privé à suivre cet exemple en contribuant au Fonds africain de lutte contre les épidémies et en soutenant les efforts de riposte en cours.

L’épidémie actuelle exige une action urgente, coordonnée et suffisamment financée afin de contenir la transmission, sauver des vies et prévenir une escalade régionale plus large.

Africa CDC demeure pleinement engagé à travailler en étroite collaboration avec les États membres affectés, la Commission de l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les partenaires mondiaux afin de garantir une riposte rapide, efficace et dirigée par l’Afrique.

Afrique du Sud: Africa CDC) salue la contribution de 2,5 millions  de pour soutenir la riposte à Ebola

( CROISSANCE AFRIQUE )- Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) se sont félicités de l’engagement de 2,5 millions de dollars américains du Gouvernement de l’Afrique du Sud pour soutenir la riposte en cours contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, à travers le Fonds africain de lutte contre les épidémies d’Africa CDC.

Cette importante contribution fait suite à la récente communication du Président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, adressée aux Chefs d’État et de Gouvernement africains, concernant l’évolution de l’épidémie d’Ebola et la nécessité urgente de renforcer la solidarité continentale et une action coordonnée.

Africa CDC exprime sa sincère gratitude au peuple et au Gouvernement de l’Afrique du Sud, ainsi qu’à S.E. le Président Cyril Ramaphosa, Champion de l’Union africaine pour la prévention, la préparation et la riposte aux pandémies, pour cette démonstration opportune de leadership, de solidarité et d’engagement en faveur de la sécurité sanitaire collective de l’Afrique.

À un moment où le continent fait face à des menaces sanitaires croissantes avec des risques importants de transmission transfrontalière, la contribution de l’Afrique du Sud envoie un message fort et rassurant : l’Afrique reste unie pour protéger la vie et le bien-être de ses populations, ouvrant ainsi la voie à la sécurité sanitaire et à la souveraineté sanitaire du continent.

Ce soutien contribuera au renforcement des opérations essentielles de riposte, notamment la coordination continentale, la surveillance, les systèmes de laboratoire, le déploiement rapide des équipes d’intervention, la prévention et le contrôle des infections, la préparation aux frontières ainsi que le soutien aux communautés affectées.

Le leadership de l’Afrique du Sud reflète l’importance croissante des mécanismes de financement dirigés par les Africains et renforce la vision d’un continent plus résilient, autonome et sécurisé sur le plan sanitaire. Il s’agit d’une démonstration concrète de la solidarité africaine en action et d’un reflet de la responsabilité collective du continent à répondre rapidement et de manière décisive aux urgences de santé publique.

Africa CDC appelle tous les États membres de l’Union africaine, les pays donateurs, les partenaires au développement, les institutions philanthropiques et le secteur privé à suivre cet exemple en contribuant au Fonds africain de lutte contre les épidémies et en soutenant les efforts de riposte en cours.

L’épidémie actuelle exige une action urgente, coordonnée et suffisamment financée afin de contenir la transmission, sauver des vies et prévenir une escalade régionale plus large.

Africa CDC demeure pleinement engagé à travailler en étroite collaboration avec les États membres affectés, la Commission de l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les partenaires mondiaux afin de garantir une riposte rapide, efficace et dirigée par l’Afrique.

Au Mali, la BNDA enregistre un bénéfice net dépassant les 9 milliards de F CFA en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Banque Nationale de Développement Agricole du Mali (BNDA) a annoncé des résultats financiers impressionnants lors de la 164ème session de son conseil d’administration, qui s’est tenue le 27 avril 2026, sous la présidence de M. Sidy Modibo DIOP

Pour l’année en cours, la banque a enregistré un résultat avant impôt de 10,278 milliards de FCFA, suivi d’un résultat net de 9,688 milliards de FCFA, témoignant d’une gestion efficace et d’une stratégie de développement robuste. En parallèle, la banque a réussi à porter ses fonds propres et assimilés à un montant significatif de 98,074 milliards de FCFA, renforçant ainsi sa solidité financière et sa capacité à soutenir les projets agricoles et de développement dans le pays.

Concernant le Produit Net Bancaire (PNB), celui-ci s’élève à 62,747 milliards de FCFA, ce qui représente une augmentation de 4,5% par rapport à l’année précédente, 2024. Cette croissance est le reflet d’une dynamique positive au sein de la banque, qui continue d’attirer de nouveaux clients et d’élargir son portefeuille de services. De plus, le total bilan de la BNDA a atteint 1 047 milliards de FCFA, marquant une progression impressionnante de 17,8%, tandis que le coefficient d’exploitation s’établit à 59,7%, indiquant une gestion efficace des ressources et des coûts.

Aussi,  la banque a contribué au développement économique du pays en s’acquittant d’une somme de 18,231 milliards de FCFA au titre des impôts payés à l’État, soulignant ainsi son rôle crucial dans le financement des services publics et le soutien à l’économie nationale. Ces résultats financiers, présentés lors de cette session cruciale, illustrent non seulement la performance de la BNDA, mais aussi son engagement envers le développement durable et la prospérité économique du Mali.

Fort de son statut de premier partenaire du monde rural, la banque verte a injecté une somme impressionnante de 140,004 milliards de FCFA en 2025 dans le financement de l’agriculture, un secteur vital pour l’économie et la subsistance de nombreuses familles. Cette initiative témoigne de l’engagement de la banque à soutenir les agriculteurs et à promouvoir des pratiques agricoles durables, essentielles pour la sécurité alimentaire et le développement rural.

Au même moment, elle a également consacré 103,080 milliards de FCFA au financement des équipements et de l’habitat pour les particuliers, soulignant ainsi son rôle clé dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Ces investissements, comme l’a déclaré Badara Aliou Coulibaly, Directeur général de la BNDA, sont cruciaux pour le développement socio-économique du pays.

En ce qui concerne les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI), le volume des engagements en leur faveur s’élève à 80,448 milliards de FCFA, reflétant une volonté manifeste de dynamiser le tissu économique local. Pendant l’année écoulée, la BNDA a accordé 20,332 milliards de FCFA de crédits à des entreprises tenues par des femmes ou gérées par elles, ainsi qu’à des groupements féminins ou des femmes salariées du secteur public, du privé, de l’armée ou des forces paramilitaires. Cet effort pour soutenir l’entrepreneuriat féminin est un pas significatif vers l’égalité des genres et l’autonomisation économique des femmes.

De plus, la banque a enregistré des dépôts bancaires s’élevant à 711,489 milliards de FCFA, ce qui représente une évolution remarquable de 35,7%. Cette croissance des dépôts témoigne de la confiance croissante des Maliens envers les institutions financières et de l’importance de la BNDA dans le paysage bancaire national. Au même moment, la banque a consenti en 2025 un montant total de 385,942 milliards de FCFA de crédits bancaires à l’économie malienne, renforçant ainsi son rôle de moteur de développement économique et de soutien aux secteurs stratégiques du pays. Ces initiatives illustrent non seulement la solidité de la banque, mais aussi son engagement indéfectible envers le progrès économique et social du Mali.

Signe indéniable de la confiance que lui témoignent nos compatriotes, la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) a enregistré un impressionnant total de 459 309 clients au 31 décembre 2025, marquant ainsi une progression significative de 2,9 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance témoigne non seulement de la solidité de la banque, mais aussi de son engagement à servir la population malienne. En tant que banque de proximité, la BNDA joue un rôle crucial dans l’amélioration de la bancarisation au Mali, facilitant l’accès aux services financiers pour un large éventail de citoyens.

 Avec ses 50 points de vente stratégiquement situés et ses 87 Guichets Automatiques (GAB), elle s’efforce de rendre les services bancaires accessibles à tous, même dans les zones les plus reculées. La banque propose également une gamme variée de produits et services, y compris des solutions digitales innovantes, qui répondent aux besoins diversifiés de sa clientèle. C’est ce qu’a souligné Badara Aliou Coulibaly, le directeur général de la BNDA, en mettant en avant l’importance de ces initiatives pour renforcer la confiance des clients.

Cependant, il est important de noter que cet exercice financier, qui s’est clôturé le 31 décembre 2025, marquait également la fin du septième Plan de Développement à Moyen Terme (PMT7) de la banque, qui s’étendait de 2021 à 2025. Ce plan avait pour objectif de renforcer les capacités de la BNDA, d’améliorer ses performances et d’accroître son impact sur le développement économique du Mali. 

Notons que les résultats obtenus au cours de cette période témoignent des efforts déployés pour atteindre ces objectifs ambitieux, tout en préparant le terrain pour les futures initiatives qui continueront de façonner le paysage bancaire malien.

Daouda Bakary KONÉ 

Afreximbank accorde une facilité 15 millions USD à Ecobank Zimbabwe Limited pour soutenir le secteur de l’exportation via les PME

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) a accordé une facilité de financement de 15 millions USD à Ecobank Zimbabwe Limited dans le cadre de son Programme de Développement des PME Exportatrices (ESDP).

Cette facilité permettra de financer le fonds de roulement et les dépenses d’investissement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) opérant au sein des chaînes de valeur à l’exportation dans des secteurs clés de l’économie zimbabwéenne, notamment l’agroalimentaire, l’industrie manufacturière, la santé et la logistique.
Cette facilité est le dernier développement du partenariat entre les deux institutions qui remonte à 2018. Elle témoigne de leur volonté commune d’améliorer l’accès des PME au financement, de renforcer les chaînes de valeur à l’exportation et de favoriser une croissance économique inclusive au Zimbabwe.

Dans le cadre de cette facilité, les entreprises qui constituent l’épine dorsale productive de l’économie du Zimbabwe, mais qui restent systématiquement exclues des circuits de crédit traditionnels, auront accès à un financement. Ce programme vise spécifiquement les PME opérant dans l’ensemble des chaînes de valeur à l’exportation dans des secteurs clés, notamment l’agro-industrie, la fabrication, la logistique, la technologie, la santé et l’économie créative.

À propos de cette signature, Mme Oluranti Doherty, Directrice Générale d’Afreximbank, chargée du développement des exportations, a déclaré : « Au Zimbabwe et sur l’ensemble du continent, Afreximbank reste fermement engagée à soutenir les PME en tant que moteurs de la croissance des exportations, de la résilience économique et du développement à long terme. Cette facilité illustre parfaitement le type d’intervention à forte valeur ajoutée et à fort impact que l’ESDP vise à mettre en œuvre, en remédiant aux défaillances du marché que le financement commercial ne peut résoudre à lui seul, et en renforçant la capacité productive des entreprises qui sont au cœur de la transformation commerciale de l’Afrique. Au-delà du simple octroi de crédit ; il s’agit d’un engagement structuré visant à renforcer la capacité des entreprises susceptibles de stimuler la participation du Zimbabwe au commerce intra-africain et aux chaînes de valeur régionales. Grâce à l’ESDP, nous veillons à ce que chaque PME bénéficiaire soit non seulement financée, mais aussi outillée, connectée et bien positionnée pour se développer de manière durable. »

Cette facilité est conçue pour mobiliser les financements au développement d’Afreximbank par le biais d’Ecobank Zimbabwe Limited, en tant qu’intermédiaire financier agréé, en combinant l’expertise de la Banque en matière de financement du commerce avec la présence locale étendue et les relations clients d’Ecobank. Environ 43,75 % des fonds serviront à soutenir les activités de commerce intra-africain, tandis que 18 % seront affectés au secteur manufacturier, reflétant ainsi l’accent mis par Afreximbank sur l’industrialisation et l’intégration commerciale régionale.

Dans le cadre de ses interventions non financières et au titre du programme ESDP, Afreximbank apportera également un soutien au renforcement des capacités des PME sous-emprunteuses, notamment dans les domaines de la gestion opérationnelle et financière, de la gestion des prêts, de la préparation à l’exportation, du marketing et de la digitalisation. Ce soutien intégré vise à améliorer la viabilité des PME, à renforcer la qualité du crédit et à promouvoir une participation accrue aux chaînes de valeur à l’exportation.

Pour Ecobank Zimbabwe Limited, cette facilité renforce considérablement sa capacité à servir un segment du marché qu’elle considère comme essentiel pour les perspectives économiques du pays. En mobilisant les financements au développement d’Afreximbank via sa gamme existante de produits destinés aux PME et son infrastructure de conseil, Ecobank Zimbabwe Limited proposera aux entreprises bénéficiaires non seulement des financements, mais aussi des solutions intégrées de conseil financier et commercial, une combinaison qui augmente siginificativement les chances de réussite des PME et leur pénétration sur les marchés d’exportation.

Dans son allocution, Moses Kurenjekwa, Directeur Général d’Ecobank Zimbabwe Limited, a déclaré : « Ecobank Zimbabwe Limited est fière de s’associer à Afreximbank dans le cadre de cette facilité, qui témoigne clairement de notre engagement à libérer le potentiel du secteur des PME au Zimbabwe. Les petites entreprises sont le moteur de notre économie, et c’est l’accès à un financement adapté et lié à l’exportation qui leur permet de se développer, de créer des emplois et d’être compétitives au niveau régional. Cette collaboration associe la mission de financement du développement d’Afreximbank et notre présence sur le terrain pour offrir une solution à la fois efficace et évolutive. Nous nous réjouissons à l’idée d’accompagner les PME zimbabwéennes dans cette aventure alors qu’elles s’intègrent aux chaînes de valeur commerciales régionales et continentales. »

Ce programme de développement des PME à l’exportation d’Afreximbank est une intervention écosystèmique globale qui allie capital, capacité et connectivité. En travaillant avec des partenaires de confiance comme Ecobank Zimbabwe, le programme s’assure que ses ressources parviennent aux entreprises qui en ont le plus besoin et que ces entreprises sont outillées non seulement pour accéder au financement, mais aussi pour l’utiliser afin de construire des entreprises véritablement compétitives et aptes à l’exportation.

Se trouvant au carrefour des principaux corridors commerciaux d’Afrique australe, reliant le corridor nord-sud Dar es Salaam-Durban et le corridor de Beira qui relie les économies enclavées aux ports de l’océan Indien, cette infrastructure arrive à un moment crucial pour l’économie du pays, avec une prévision de la croissance du PIB à 6 % pour 2025, portée par l’amélioration de la production agricole et la vigueur des cours de l’or. Malgré le fait que les PME représentent plus de 60 % du PIB du Zimbabwe et plus de 70 % de l’emploi national, l’accès à des financements à long terme liés aux exportations reste un frein majeur à leur croissance et à leur compétitivité.

Afreximbank accorde une facilité 15 millions à Ecobank Zimbabwe Limited pour soutenir le secteur de l’exportation via les PME

(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) a accordé une facilité de financement de 15 millions USD à Ecobank Zimbabwe Limited dans le cadre de son Programme de Développement des PME Exportatrices (ESDP).

Cette facilité permettra de financer le fonds de roulement et les dépenses d’investissement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) opérant au sein des chaînes de valeur à l’exportation dans des secteurs clés de l’économie zimbabwéenne, notamment l’agroalimentaire, l’industrie manufacturière, la santé et la logistique.
Cette facilité est le dernier développement du partenariat entre les deux institutions qui remonte à 2018. Elle témoigne de leur volonté commune d’améliorer l’accès des PME au financement, de renforcer les chaînes de valeur à l’exportation et de favoriser une croissance économique inclusive au Zimbabwe.

Dans le cadre de cette facilité, les entreprises qui constituent l’épine dorsale productive de l’économie du Zimbabwe, mais qui restent systématiquement exclues des circuits de crédit traditionnels, auront accès à un financement. Ce programme vise spécifiquement les PME opérant dans l’ensemble des chaînes de valeur à l’exportation dans des secteurs clés, notamment l’agro-industrie, la fabrication, la logistique, la technologie, la santé et l’économie créative.

À propos de cette signature, Mme Oluranti Doherty, Directrice Générale d’Afreximbank, chargée du développement des exportations, a déclaré : « Au Zimbabwe et sur l’ensemble du continent, Afreximbank reste fermement engagée à soutenir les PME en tant que moteurs de la croissance des exportations, de la résilience économique et du développement à long terme. Cette facilité illustre parfaitement le type d’intervention à forte valeur ajoutée et à fort impact que l’ESDP vise à mettre en œuvre, en remédiant aux défaillances du marché que le financement commercial ne peut résoudre à lui seul, et en renforçant la capacité productive des entreprises qui sont au cœur de la transformation commerciale de l’Afrique. Au-delà du simple octroi de crédit ; il s’agit d’un engagement structuré visant à renforcer la capacité des entreprises susceptibles de stimuler la participation du Zimbabwe au commerce intra-africain et aux chaînes de valeur régionales. Grâce à l’ESDP, nous veillons à ce que chaque PME bénéficiaire soit non seulement financée, mais aussi outillée, connectée et bien positionnée pour se développer de manière durable. »

Cette facilité est conçue pour mobiliser les financements au développement d’Afreximbank par le biais d’Ecobank Zimbabwe Limited, en tant qu’intermédiaire financier agréé, en combinant l’expertise de la Banque en matière de financement du commerce avec la présence locale étendue et les relations clients d’Ecobank. Environ 43,75 % des fonds serviront à soutenir les activités de commerce intra-africain, tandis que 18 % seront affectés au secteur manufacturier, reflétant ainsi l’accent mis par Afreximbank sur l’industrialisation et l’intégration commerciale régionale.

Dans le cadre de ses interventions non financières et au titre du programme ESDP, Afreximbank apportera également un soutien au renforcement des capacités des PME sous-emprunteuses, notamment dans les domaines de la gestion opérationnelle et financière, de la gestion des prêts, de la préparation à l’exportation, du marketing et de la digitalisation. Ce soutien intégré vise à améliorer la viabilité des PME, à renforcer la qualité du crédit et à promouvoir une participation accrue aux chaînes de valeur à l’exportation.

Pour Ecobank Zimbabwe Limited, cette facilité renforce considérablement sa capacité à servir un segment du marché qu’elle considère comme essentiel pour les perspectives économiques du pays. En mobilisant les financements au développement d’Afreximbank via sa gamme existante de produits destinés aux PME et son infrastructure de conseil, Ecobank Zimbabwe Limited proposera aux entreprises bénéficiaires non seulement des financements, mais aussi des solutions intégrées de conseil financier et commercial, une combinaison qui augmente siginificativement les chances de réussite des PME et leur pénétration sur les marchés d’exportation.

Dans son allocution, Moses Kurenjekwa, Directeur Général d’Ecobank Zimbabwe Limited, a déclaré : « Ecobank Zimbabwe Limited est fière de s’associer à Afreximbank dans le cadre de cette facilité, qui témoigne clairement de notre engagement à libérer le potentiel du secteur des PME au Zimbabwe. Les petites entreprises sont le moteur de notre économie, et c’est l’accès à un financement adapté et lié à l’exportation qui leur permet de se développer, de créer des emplois et d’être compétitives au niveau régional. Cette collaboration associe la mission de financement du développement d’Afreximbank et notre présence sur le terrain pour offrir une solution à la fois efficace et évolutive. Nous nous réjouissons à l’idée d’accompagner les PME zimbabwéennes dans cette aventure alors qu’elles s’intègrent aux chaînes de valeur commerciales régionales et continentales. »

Ce programme de développement des PME à l’exportation d’Afreximbank est une intervention écosystèmique globale qui allie capital, capacité et connectivité. En travaillant avec des partenaires de confiance comme Ecobank Zimbabwe, le programme s’assure que ses ressources parviennent aux entreprises qui en ont le plus besoin et que ces entreprises sont outillées non seulement pour accéder au financement, mais aussi pour l’utiliser afin de construire des entreprises véritablement compétitives et aptes à l’exportation.

Se trouvant au carrefour des principaux corridors commerciaux d’Afrique australe, reliant le corridor nord-sud Dar es Salaam-Durban et le corridor de Beira qui relie les économies enclavées aux ports de l’océan Indien, cette infrastructure arrive à un moment crucial pour l’économie du pays, avec une prévision de la croissance du PIB à 6 % pour 2025, portée par l’amélioration de la production agricole et la vigueur des cours de l’or. Malgré le fait que les PME représentent plus de 60 % du PIB du Zimbabwe et plus de 70 % de l’emploi national, l’accès à des financements à long terme liés aux exportations reste un frein majeur à leur croissance et à leur compétitivité.