Au Mali, un atelier de trois jours consacré à l’analyse du « statut des autorités régionales des réglementations de l’UEMOA » a débuté à Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’information et de sensibilisation sur la directive n°06/2020/CM/UEMOA, qui concerne le statut des autorités régionales de réglementation pharmaceutique des États membres de l’UEMOA, s’est tenue avec une grande attention à Bamako, le mercredi 20 mai 2027.

Cet événement marquant a rassemblé des acteurs clés du secteur de la santé, des responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants d’organisations internationales, tous désireux de mieux comprendre les enjeux liés à la réglementation pharmaceutique dans la région. La réunion a été dirigée par Roberto Alexandre Viera, le représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Mali, qui a su captiver l’auditoire avec son expertise et sa passion pour le développement régional.

Dans son discours d’ouverture, Roberto Alexandre Viera a souligné l’importance cruciale de cette directive pour garantir la sécurité et l’efficacité des produits pharmaceutiques dans les pays membres, en insistant sur le fait que la mise en œuvre de cette réglementation est essentielle pour protéger la santé des populations. « La revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, qui s’est tenue à Bamako en février 2026, a révélé que la Directive N°06/2020/CM/UEMOA portant statut des autorités de réglementation pharmaceutique des États membres de l’UEMOA n’a toujours pas été transposée dans les textes nationaux au Mali, » a déclaré Roberto Alexandre Viera, mettant en lumière les défis persistants qui entravent l’harmonisation des réglementations au sein de la région. Cette situation soulève des préoccupations quant à la capacité du Mali à garantir un cadre réglementaire solide et efficace pour la gestion des produits pharmaceutiques, un enjeu qui nécessite une attention urgente et des actions concertées de la part des autorités nationales et des partenaires internationaux.

Il a tenu à exprimer toute sa « reconnaissance à l’ensemble des parties prenantes qui œuvre sans cesse depuis des années pour la transposition effective de cette Directive, soulignant ainsi l’importance cruciale de leur engagement et de leur dévouement ». Selon monsieur Roberto Alexandre Viera, « il avait été recommandé lors de l’atelier de la revue analytique du portefeuille de réformes à faibles ou moyennes performances de mise en œuvre au Mali, tenu à Koulikoro du 21 au 23 avril 2026, de créer une autorité nationale dotée de personnalité juridique et d’autonomie de gestion chargée des procédures d’homologation des produits pharmaceutiques à usage humain au Mali. » Cette recommandation, qui émane d’une réflexion collective approfondie, met en lumière la nécessité d’une structure dédiée pour garantir la qualité et la sécurité des médicaments, un aspect fondamental pour la santé publique. Donc, l’occasion nous est donnée lors de cet atelier de trouver des pistes de solution », a-t-il rappelé pour magnifier l’événement du jour à Bamako, un moment qui incarne l’espoir d’une réforme significative et d’une amélioration des conditions de santé pour tous les Maliens.

En effet, les enjeux et les défis du secteur de la réglementation pharmaceutique sont nombreux, car c’est un processus stratégique et très encadré, dépassant la simple formalité administrative. Ce domaine est intimement lié à des considérations sanitaires et économiques, car il s’agit de protéger la santé des citoyens tout en favorisant un environnement propice à l’innovation et à la compétitivité. Les produits pharmaceutiques, en tant que biens essentiels, nécessitent une vigilance constante et une régulation rigoureuse pour éviter les risques liés à la contrefaçon et à la mauvaise qualité, qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la vie des patients. Ainsi, la création d’une autorité nationale pourrait non seulement renforcer la confiance du public dans les médicaments disponibles, mais également stimuler le développement d’une industrie pharmaceutique locale robuste, capable de répondre aux besoins croissants de la population malienne.

Cet événement marquant s’est déroulé dans une atmosphère empreinte d’anticipation et d’engagement, rassemblant des représentants de divers pays membres, des experts en réglementation pharmaceutique, ainsi que des acteurs clés du secteur de la santé. Aussi, les participants ont eu l’occasion d’échanger sur les enjeux cruciaux liés à la mise en œuvre de cette directive, qui vise à harmoniser les pratiques réglementaires et à renforcer la sécurité des médicaments au sein de la région. Les discours d’ouverture ont souligné l’importance de la collaboration entre les États membres pour garantir un accès équitable à des produits pharmaceutiques de qualité, tout en protégeant la santé publique. 

Par ailleurs, les discussions qui ont suivi ont permis d’aborder des thèmes variés, allant de la formation des agents de santé à l’amélioration des infrastructures de contrôle, tout en mettant en lumière les défis spécifiques rencontrés par chaque pays dans l’application de cette directive. 

Dans son allocution, le secrétaire général du ministère Malien de la santé et développement social a affirmé que je cite : « Permettez-moi tout d’abord de solliciter Son Excellence, Monsieur Roberto Alexandre VIEIRA, Représentant Résident de la Commission de l’UEMOA à Bamako, de bien vouloir transmettre à Monsieur Abdoulaye DIOP, Président de la Commission de l’UEMOA, pour avoir autorisé l’experte de la pharmacie de l’Commission a venir partager avec nous l’expérience de la transposition de cette directive, objet du présent atelier.  Il est certain qu’aux termes de ces travaux, nous, acteurs aurions  la même compréhension dans la lecture et l’interprétation des textes communautaires », fin de citation.

« Je vous exprime ma profonde gratitude et celle du gouvernent de la république du mali, pour avoir accepté choisir parmi tant de directives non encore transposer au Mali, la nôtre qui nous réunit ce matin qui, sans doute renforcera les compétences opérationnelles de l’équipe du ministère mais aussi améliora le niveau compréhension des textes communautaires transposés au Mali », a  laissés entendre, Abdoulaye Guido, secrétaire général du ministère de la santé et du développement social 

Notons que cette rencontre a ainsi constitué une plateforme essentielle pour promouvoir une meilleure compréhension des normes régionales et pour encourager des actions concertées en faveur d’une réglementation pharmaceutique efficace et adaptée aux besoins des populations.

Daouda Bakary KONÉ 

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Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

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