(CROISSANCE AFRIQUE)-Pour faire face à ses besoins budgétaires croissants et répondre aux exigences économiques du pays, l’État de Guinée-Bissau a entrepris une démarche significative en levant, le mardi 12 mai 2026, la somme impressionnante de 15 milliards FCFA sur le marché financier de l’UMOA.
Cette opération a été réalisée à la suite d’une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor d’une durée de 3 ans. Cette initiative a été orchestrée en partenariat avec UMOA-Titres, une institution clé dans le domaine des titres publics en Afrique de l’Ouest, qui joue un rôle essentiel dans la facilitation de telles opérations financières.
Dans le cadre de cette émission, le montant total des soumissions reçues s’est élevé à 32,827 milliards FCFA, ce qui témoigne d’un intérêt marqué des investisseurs pour ces instruments financiers. Cependant, parmi ces soumissions, seulement 15 milliards FCFA ont été retenus, tandis que 17,827 milliards FCFA ont été rejetés, illustrant ainsi un taux d’absorption de 45,69%. Ce taux d’absorption, bien que relativement modeste, indique une dynamique de marché active et une volonté des investisseurs de soutenir les efforts de financement de l’État.
Cette levée de fonds est cruciale pour permettre à la Guinée-Bissau de financer ses projets de développement et de stabiliser son économie, tout en naviguant dans un environnement financier complexe et en constante évolution. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 4,99 % pour les bons et de 8,37 % pour les obligations, des chiffres qui témoignent de l’attractivité de ces instruments financiers dans le contexte actuel du marché.
Ce rendement, qui peut sembler modeste à première vue, prend toute son ampleur lorsqu’on le compare à d’autres options d’investissement, offrant ainsi une alternative intéressante pour ceux qui cherchent à diversifier leur portefeuille tout en bénéficiant d’une certaine sécurité. L’émetteur, conscient de ses engagements envers les investisseurs, s’est engagé à rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 3 mai 2027. Ce remboursement anticipé, qui se fera sans délai, est un gage de confiance pour les investisseurs, leur garantissant que leur capital sera restitué dans les meilleurs délais. De plus, les intérêts seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier d’un flux de trésorerie immédiat, renforçant ainsi l’attrait de cet investissement.
En ce qui concerne les obligations, l’émetteur a également prévu un remboursement du capital le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 5 mai 2029. Ce remboursement, tout aussi crucial, est accompagné d’un paiement des intérêts qui sera effectué annuellement à un taux de 6,25 %. Ce taux, compétitif dans le paysage financier actuel, assure aux investisseurs un rendement stable et prévisible, dès la fin de la première année, leur permettant ainsi de planifier leurs finances avec une plus grande sérénité.
Notons que ces engagements de l’émetteur vis-à-vis des bons et des obligations témoignent d’une volonté de maintenir une relation de confiance avec les investisseurs, tout en leur offrant des opportunités de rendement attractives sur le long terme.
Korotoumou Sylla

