(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un événement financier marquant a eu lieu lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une somme impressionnante de 55 milliards FCFA sur le marché financier de l’UEMOA, le mercredi 13 mai 2026.
Cette opération a été le fruit d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor s’étalant sur des périodes de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été réalisée en collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans la gestion des titres publics dans la région.
Initialement, le montant mis en adjudication était fixé à 50 milliards FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes. En effet, les soumissions globales des investisseurs ont atteint un total de 68,170 milliards FCFA, témoignant d’une forte confiance dans la solidité des titres proposés. Cependant, il est intéressant de noter que les investisseurs ont choisi de ne pas se positionner sur les obligations de 7 ans, ce qui pourrait refléter une préférence pour des investissements à plus court terme dans le contexte économique actuel. Le taux de couverture du montant mis en adjudication s’est élevé à 136,34%, indiquant une demande robuste et un intérêt marqué pour les bons et obligations à court terme.
En ce qui concerne le montant des soumissions retenues par le trésor public malien, il s’est établi à 55 milliards FCFA, tandis que 13,170 milliards FCFA ont été rejetés, ce qui a conduit à un taux d’absorption de 80,68%. Ce taux d’absorption est un indicateur clé de la santé du marché obligataire et de la capacité du trésor à attirer des fonds, soulignant ainsi l’importance de cette opération dans le cadre de la gestion des finances publiques au Mali.
Cette levée de fonds est non seulement un signe de la confiance des investisseurs, mais elle joue également un rôle crucial dans le financement des projets de développement et le soutien à l’économie nationale.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,17 % pour les bons, 7,86 % pour les obligations de 3 ans et 7,36 % pour celles de 5 ans. Ce rendement, bien que modeste pour les bons, représente une opportunité intéressante pour ceux qui cherchent à diversifier leur portefeuille tout en bénéficiant d’une certaine sécurité. Les obligations, quant à elles, offrent des taux plus élevés, ce qui attire les investisseurs à la recherche de rendements plus substantiels sur le moyen terme.
L’émetteur, conscient de ses engagements envers les investisseurs, entend rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 13 mai 2027. Ce remboursement anticipé est un gage de confiance et de solidité financière, rassurant ainsi les investisseurs sur la capacité de l’émetteur à honorer ses dettes. Les intérêts, quant à eux, seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier d’un flux de trésorerie immédiat, renforçant ainsi l’attrait de cet investissement.
Concernant le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public malien prévoit de le faire le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, fixée au 15 mai 2029 pour celles de 3 ans et au 15 mai 2031 pour celles de 5 ans.
Notons que cette planification précise témoigne d’une gestion rigoureuse des échéances et d’un engagement à respecter les délais convenus. Les intérêts seront payés annuellement, avec un taux de 6,00 % pour les obligations de 3 ans et de 6,20 % pour celles de 5 ans, et ce dès la fin de la première année. Cette structure de paiement des intérêts offre aux investisseurs une prévisibilité dans leurs revenus, leur permettant ainsi de planifier leurs finances de manière efficace tout en bénéficiant d’un rendement compétitif sur le marché.
Mariam KONE

