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Enjeux de la présidentielle à venir au Mali: Yeah Samaké, l’homme incompris (Partie 1)

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Par croissanceafrique

Cet exercice est des plus compliqués car analyser un mentor politique revient à s’analyser soi-même. Je tenterai d’être le plus objectif qui soit. Lisez

Ce profil peut s’analyser en plusieurs parties tant il y a de la matière à analyser. Au Mali, si les actions concrètes faisaient automatiquement Président, il est clair que l’homme de Djitoumou aurait été Président à plusieurs reprises.

L’homme s’est distingué par son style de politique qui met en-avant les réalisations concrètes dans les domaines cruciaux et vitaux pour les peuples les plus démunis à savoir l’éducation, la santé et l’hydraulique. Yeah l’entrepreneur social est compris de la population malienne mais l’homme politique reste un incompris. Son travail sur le terrain tarde à se concrétiser sur le plan politique.

En politique certes la patience est de rigueur, mais des indicateurs doivent pouvoir contribuer à tenir Le cap. Les différentes élections n’ont pas été favorables à l’éléphant de Djitoumou. Jugé comme un espoir du renouveau, l’opinion virtuelle ne semble pas digérer son acceptation d’être ambassadeur sous le régime IBK.

Cette incompréhension de l’opinion virtuelle vis à vis de l’homme de la politique concrète peut être jugée comme une sympathie et une désolation. En politique, la prise de décision est plus difficile que le fait de l’exécuter. Cependant assumer les résultats positifs et négatifs de la prise de décision peut s’avérer aussi difficile.

Yeah Samake en acceptant d’être ambassadeur d’IBK a accepté de servir son pays. S’il a pu démontrer sa qualité de travail en Inde, force est de constater que l’issue de cette collaboration n’a pas été favorable à l’homme de Djitoumou. De par sa bonne foi, il s’est retrouvé victime d’une mauvaise foi. Le rappel anticipé de Yeah qui a devancé sa démission prévue est une leçon politique. Ce fut un jeu d’échec.

Yeah Samake en voulant jouer la carte de la bonne foi à travers la reconnaissance n’a pas mesuré la conséquence de sa décision dans un contexte où les tenants du pouvoir d’alors, sont des prédateurs et des politiciens à la machiavel. Sachant sa démission, il a été court-circuité en le rappelant et en salissant son bilan par la même occasion de façon officieuse sur les réseaux sociaux.

L’adversaire a retourné une situation fâcheuse à sa faveur. La traversée du désert de l’homme de Djitoumou s’est traduite dans les différentes élections. La perte de la mairie à Ouelessebougou, un score moins reluisant en 2018 par rapport à 2013 et la défaites aux législatives de 2020.Isolé pratiquement sur la scène politique, Yeah s’adonne à la politique du terrain à travers ses réalisations.

La carrure de Yeah lui permet de tenir. L’homme n’a jamais cessé de rêver de Koulouba malgré ses difficultés avec son parti le PACP. A suivre Yeah Samake quel avenir politique?

Niaga Diop, annaliste politique

La Nasa confirme que la haute atmosphère se refroidit sous l’effet du réchauffement climatique

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Par croissanceafrique

Nos émissions de gaz à effet de serre ont un impact sur les températures de la troposphère, la couche de l’atmosphère la plus proche du sol. Mais elles ont aussi un impact sur la mésosphère, une couche située plus haut, confirment des chercheurs.

Par Toutatis, le ciel va-t-il finir par nous tomber sur la tête ? Certainement pas. Mais des chercheurs de la Nasa viennent tout de même de confirmer, grâce aux données enregistrées par trois satellites, que la mésosphère est en train de se contracter sous l’effet du réchauffement climatique.

La mésosphère, c’est la couche de notre atmosphère qui se situe entre environ 50 et 80 kilomètres d’altitude. On parle donc ici de haute atmosphère. Depuis longtemps, les modèles prévoyaient que cette couche allait se refroidir, et de fait, se contracter, en réponse à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais cela n’avait encore jamais pu être confirmé par des observations.

« Pour observer les tendances et isoler les effets des gaz à effet de serre des changements d’activité solaire ou autres, il faut plusieurs décennies de données », commente Scott Bailey, spécialiste de l’atmosphère à Virginia Tech (États-Unis), dans un communiqué de la Nasa. Et c’est enfin ce que les chercheurs de la Nasa sont parvenus à rassembler. Trente années d’observations qui montrent que la mésosphère estivale se refroidit de 2 à 3 °C et se rétracte de 150 à 200 mètres par décennie.

Mali: El-Ghassim Wane appelle à une intensification d’efforts pour stabiliser le Centre à travers son plan d’actions de 50 jours (Communiqué)

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El-Ghassim WANE, chef de la Minusma au Mali

Par croissanceafrique

Au Mali, dès sa prise de fonction à la tête de la MINUSMA, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali (RSSG), El-Ghassim Wane, a inscrit parmi ses priorités, l’amélioration continue de l’accompagnement de la Mission aux autorités maliennes et aux populations locales, notamment dans la réponse à apporter aux réalités complexes qui caractérisent le Centre du pays.

C’est dans cette optique qu’est né le plan d’action de 50 jours pour le Centre baptisé « An ka baro kè », ou parlons ensemble en bambara. L’objectif général visé par ce plan est de renforcer l’engagement à tous les niveaux du Gouvernement malien et de ses partenaires à investir davantage dans la résilience des populations civiles, y compris l’implication de tous pour faire renaître la cohésion sociale, réduire les violences communautaires et restaurer la confiance entre les autorités étatiques et les populations, facteurs indispensables pour la stabilisation du Centre.

Lancé le 15 juin 2021, ce plan vient « consolider les acquis des dialogues initiés avec l’appui de la MINUSMA au sein des communautés du Centre, et d’autre part, renforcer les dynamiques de collaboration avec les autorités civiles et militaires maliennes au niveau régional et local ainsi que le partenariat avec les forces vives issues des populations civiles qui œuvrent pour des régions du Centre stabilisées et pacifiées », a affirmé M. WANE.  

Ce plan d’actions que la MINUSMA poursuit en étroite collaboration avec les autorités des régions du Centre et les entités du système-pays des Nations unies au Mali est décliné en huit piliers stratégiques. Ces derniers s’articulent autour d’actions prioritaires accélérant ainsi l’appui de la MINUSMA à la stabilisation du Centre, à travers le retour de l’autorité de l’État, à la contribution à la protection des civils, au renforcement de la cohésion sociale, à la résilience des jeunes et des femmes pour les dividendes de la paix, ainsi que le soutien à la protection et la promotion des droits de l’Homme et de l’État de droit.

Depuis le lancement de ce plan, 68 projets et initiatives ont déjà été initiés. D’autres projets et programmes de sensibilisation, actuellement en cours d’exécution, visent spécifiquement à appuyer le rétablissement de la confiance entre l’État à travers ses représentants au niveau régional et les Forces de Défense et de Sécurité et les communautés locales, et à générer des opportunités de relèvement socio-économique comme dividendes immédiats de la paix, afin de susciter la confiance générale dans le processus de paix ainsi que renforcer l’adhésion des communautés aux stratégies de l’État pour la stabilisation des régions du centre. La mise en œuvre de ces projets d’envergure se poursuivra après les 50 jours de ce plan.

M. WANE félicite les autorités maliennes pour les efforts constants déployés dans le processus de stabilisation des régions du Centre. A ce titre, il salue la récente nomination du Professeur Mohamed Lamine HAIDARA, à la tête du Secrétariat Permanent du Cadre Politique de Gestion de la crise au Centre. 

Selon le RSSG WANE, « Le Plan d’actions An ka baro ké permettra de jeter les bases d’un appui plus soutenu de la MINUSMA aux efforts des autorités maliennes visant à accélérer la stabilisation du Centre du Mali, et ce dans le prolongement des dispositions pertinentes de la résolution 2584 adoptée en juin 2021 ». Il importe de rappeler que, dans cette Résolution, le Conseil de sécurité a exhorté les autorités maliennes à arrêter et à mettre en œuvre une stratégie globale, guidée par des étapes et des indicateurs clairs, afin de protéger les civils, de réduire les violences intercommunautaires, de restaurer la présence de l’État et de rétablir les services sociaux de base. 

Le Représentant spécial réitère l’engagement de la MINUSMA à appuyer le gouvernement en vue de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une telle stratégie.

Mali : l’eau potable, un frein à la violence communautaire à Kidal

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Par croissanceafrique

Les 28 et 30 juin derniers, la MINUSMA a lancé deux projets visant à faciliter l’accès à l’eau dans la région de Kidal. Cette initiative portée par de la Division, de la Réforme du Secteur de la Sécurité et du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réinsertion (RSS/DDR), s’inscrit dans le cadre des projets de renforcement de la résilience des populations et de réduction de la violence communautaire (CVR).

Le premier projet concerne la construction d’un barrage de retenue d’eau à Tadayite, une vallée située à 70 kilomètres au nord-ouest de la ville de Kidal. Dans sa première phase, le second impliquera la réalisation d’un forage équipé d’un système solaire et d’un château d’eau d’un débit de 10 m3 par heure au bénéfice des communautés d’Abanko à 20 km au sud de Tessalit.

Par ailleurs, le deuxième volet devrait fournir des équipements à 30 jeunes et femmes, afin de leur permettre de développer leurs moyens de production dans les domaines de l’élevage et du maraichage. D’un montant global de plus de 80 millions de francs CFA, ces deux projets sont respectivement, portés par le Groupe Action Recherche pour le Développement Local (GARDL), l’ONG AZHAR (le lien, en tamasheq). Ils visent à prévenir et réduire les conflits inter et intra-communautaires.

Réduction des risques de conflits et régénération du couvert végétal

Chaque année de mars à juin, les localités d’Abanko et Tadayite, comme tous les autres points d’eau de la région accueillent des centaines de familles d’éleveurs nomades et leur cheptel. Cette forte concentration, humaine accentue les besoins en eau dans cette zone désertique et entraine parfois des conflits liés à l’accès au précieux liquide. En 2019, des différends autour du point d’eau de Tadayite ont fait deux morts. À chaque période de soudure, les incidents sont fréquents entre éleveurs transhumants et populations locales. En plus, le relief accidenté de la région de Kidal ne favorise pas le stockage d’eau de pluie en quantité suffisante. Et les rares cours d’eau temporaires ne permettent pas, le plus souvent, aux éleveurs de faire face aux besoins de leur troupeaux pendant la période dite de « soudure ». Ainsi, la réalisation de ces ouvrages devrait permettre l’alimentation de la nappe phréatique et par conséquent, aider à la régénération du couvert végétal pour assurer la nourriture du cheptel.

Echanges commerciaux en Afrique: l’ITFC et ses partenaires dévoilent un rapport technique sur les impacts potentiels de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine

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Par croissance Afrique

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), membre de la Banque Islamique de Développement (BID), et son partenaire le Centre de Recherches Statistiques, Economiques et Sociales et de Formation pour les Pays Islamiques (SESRIC), ont procédé au lancement le 06 juillet dernier un rapport technique sur les impacts potentiels de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf) sur une sélection de pays membres de l’OCI, à savoir la Côte d’Ivoire, l’Egypte, la Guinée, le Mozambique, la Tunisie et l’Ouganda.

Selon le communiqué de presse dévoilé par les trois organisations financières « L’objectif de la ZLECAf est d’intégrer, de rentabiliser et d’industrialiser les économies africaines d’environ 1,3 milliard de personnes avec un produit intérieur brut (PIB) combiné de 2,5 trillions de dollars US en prix courants, ou 6,8 trillions de dollars US sur la base de la parité du pouvoir d’achat (PPA) », ont-elles expliqué.

Prenant la parole, Hani Salem Sonbol, Directeur Général de l’ITFC, a déclaré que : « la ZLECAf est une importante opportunité pour l’Afrique de s’intégrer davantage et de créer une valeur transfrontalière qui se reflétera dans la croissance socio-économique du continent« , a-t-il déclaré.

Toutefois, l’ITFC s’engage à aider les membres de l’OCI à tirer le meilleur parti de l’accord, non seulement pour stimuler le commerce, mais aussi pour créer des emplois durables, renforcer la coopération internationale et développer les industries locales, autant d’éléments cruciaux pour les économies continentales et mondiales de l’après Covid.

« La Zone de libre-échange continentale africaine est une étape critique dans l’amélioration de la coopération et de l’intégration économiques parmi les pays africains. Pour que les pays partenaires tirent profit des opportunités et relèvent les défis associés à cette initiative révolutionnaire, des politiques, des outils et des ressources appropriés seront nécessaires afin de mettre en œuvre efficacement ces politiques. », a déclaré, Nebil Dabur, DG SESRIC.

Pour rappel, le 1er janvier 2021, la ZLECAf est devenue opérationnelle avec la ratification de 34 États membres de l’Union africaine (UA), qui est ensuite passée à 37 au 7 Juillet 2021 selon le dernier rapport du Trade Law Centre (TRALAC). . Il s’agit d’une étape importante pour le développement du commerce régional et de l’intégration économique entre les pays africains. La ZLECAf facilitera, harmonisera et coordonnera mieux les politiques commerciales et éliminera les problèmes liés au cumul des accords commerciaux sur le continent.

Zangouna KONE

Syndicalisme au Mali: l’Uita à la rescousse de sa branche malienne !

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Par croissanceafrique

Une délégation de haut niveau de l’Uita séjourne à Bamako depuis le 12 juillet et ce, jusqu’au 17 juillet prochain. La mission, composée du coordinateur sous-régional du projet 60420 et de la présidente du comité femmes Uita-Afrique, non moins vice-présidente mondiale, a un agenda  chargé durant son séjour malien.


 
Au programme, plusieurs activités, dont, entre autres, des rencontres d’échange et de partage d’expériences, des ateliers. C’est d’ailleurs dans ce cadre que s’est tenu, hier mardi 13 juillet, à l’hôtel Les Colonnes, un atelier sur le projet 60420.  
Au présidium de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre syndicale : le coordinateur national Uita-Mali projet 60420, Bréhima Bouaré, la coordinatrice femme Uita-Mali, Mme Soumaré Assétou Camara, le coordinateur sous-régional du projet 60420, le Nigérien El Hadj Abdou Diaouga, et la présidente du comité femmes Uita-Afrique, la Burkinabè Assétou Espérance Dabiré.
Ont pris part à cet atelier les responsables des syndicats affiliés à l’Uita-Mali. Il s’agit de : Synapro, Syniatha et Syntrdo/Ec-In.
Dans son discours, le coordinateur national s’est réjoui de la visite de la délégation de l’Uita, dont l’objectif est de permettre la mise en œuvre du projet 60420 ; créer la cohésion et la solidarité entre les organisations affiliées de l’Uita en Afrique de l’Ouest.
«Depuis un certain temps ; la coordination Uita-Mali n’est pas active suite à des difficultés internes et d’autres relatives à la gestion de projet. De nouveau, une coordination effective regroupant le Synapro, le Syniatha et le  Syntrdo/Ec-In, tous affiliés à l’Uita au Mali, ont mis en place, le 24 octobre 2020, un bureau exécutif de 19 membres. Bureau resté aussi inactif suite au manque de ressources », a reconnu  le coordinateur Bouaré.
Selon lui, la visite de l’Uita à la branche malienne ouvre des voies à de nouvelles perspectives dans le cadre de la fructueuse et franche collaboration avec les autres organisations affiliées de l’Uita en Afrique de l’Ouest.
Le doyen El Hadj Abdou Diaouga a, au nom de la délégation, remercié ses camarades maliens pour l’accueil chaleureux et confraternel réservé à leur délégation.  Il a suggéré à l’Uita-Mali d’être, à partir de cette rencontre, plus efficace, de mener plusieurs activités pour combler le retard accusé dans la mise en œuvre du projet 60420 par rapport aux autres pays d’Afrique francophone concernés.
«Le syndicalisme, c’est la solidarité. Le syndicalisme, c’est l’entraide. C’est pourquoi nous sommes là  avec vous aujourd’hui», a-t-il consolé.
Dans son exposé, la présidente du comité femmes Uita-Afrique, Assétou Espérance Dabiré, a fait savoir que le projet 60420 de l’Uita a pour objectif  le renforcement des capacités des syndicats en matière de recrutement, de syndicalisation et de négociation collective, afin d’améliorer les conditions de travail et le niveau de vie des travailleurs/euses, y compris ceux et celles de l’économie informelle.
En Afrique  de l’Ouest francophone, le projet est mis en œuvre au Sénégal, au Togo, au Bénin, au Burkina-Faso, au Niger, en Côte d’Ivoire et au Mali.
Notons que l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du catering, du tabac et des branches connexes (Uita) est une fédération internationale d’organisations syndicales représentant les travailleurs employés dans les secteurs des produits alimentaires et des boissons, de l’hôtellerie, de la restauration et du catering, et dans toutes les étapes de la transformation du tabac. Avec 2,5 millions de membres cotisants, l’Uita est composée de 429 organisations syndicales affiliées dans 130 pays représentants plus de 10 millions de travailleurs dans les secteurs couverts par l’Uita.
Hamidou Togo

La société Financière Internationale investi 25 milliards USD dans le fonds panafricain Vantage Mezzanine IV.

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Par croissanceafrique

La Société financière internationale (IFC), principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents, a annoncé, lundi 12 juillet, avoir investi 25 milliards USD dans le fonds panafricain Vantage Mezzanine IV.

Cet investissement vise essentiellement à soutenir des entreprises basées au Kenya, au Nigeria, au Maroc, en Égypte et dans d’autres pays d’Afrique engagés dans des secteurs créateurs d’emplois. Ceci notamment dans les domaines de la santé, du tourisme, de la fabrication, des technologies de l’information et de la communication (TIC) et des télécommunications.

« Cet investissement est un coup de pouce à cette importante source alternative de capital de croissance pour les entreprises africaines de taille moyenne », a déclaré Warren van der Merwe, associé directeur de Vantage.

Pour sa part, Kevin Njiraini, directeur régional d’IFC pour l’Afrique a déclaré : « Vantage Mezzanine IV jouera un rôle important en fournissant aux entreprises de taille moyenne mal desservies une forme alternative de capital de croissance dans l’espace naissant du crédit privé et du financement mezzanine en Afrique ».

Et d’ajouter : « La pandémie de COVID-19 a rendu ce type de financement plus nécessaire et plus important, car les banques sont de plus en plus averses au risque, préférant souvent prêter aux grandes entreprises. »

L’Afrique ne représente qu’environ 4 % du total des fonds de crédit privés levés pour les marchés émergents, selon les données de l’EMPEA, association industrielle mondiale pour le capital privé dans les marchés émergents.

Moussa kone

Le Mali signe un contrat de cession d’environ 59,4 millions USD pour une une centrale solaire photovoltaïque de 50 mégawatts à Fana (Dioïla)

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Par croissanceafrique

Au Mali,  le ministre de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou, son homologue en charge de l’Energie Lamine Seydou Traoré et le Directeur Général de Legendre Energie  Alban Casimir (Fana Solar Power) ont procédé à la signature d’un contrat de cession à hauteur 32,8 milliards de FCFA (environ 59,4 millions USD) pour la réalisation en BOOT (Build–Own–Operate–Transfer) de la centrale solaire photovoltaïque de 50 Mégawatts-crête (mwc) prévue dans la ville de Fana dans le cercle de Dioila sous forme d’un Partenariat Public-Privé au Mali. C’était ce mardi 13 juillet 2021.

Selon le ministre sanou, « Le Projet de construction de la centrale solaire photovoltaïque de 50 mwc à Fana a pour objectif principal de renforcer la capacité de production d’électricité du Réseau Interconnecté (RI) du Mali et de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés par le Département en charge de l’Énergie en termes d’intégration du renouvelable dans le mix énergétique. Il vise à promouvoir l’économie nationale à travers le développement du secteur de l’énergie. Sa réalisation contribuera à faire face, par l’augmentation de la capacité de production d’électricité du réseau national interconnecté, à la demande sans cesse croissante en énergie électrique du pays » a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances lors de la cérémonie.

Cette centrale solaire  sera réalisée et exploitée pour une durée de 25 ans, sous forme contractuelle de type BOOT (Construire, Exploiter et Transférer en français) par Fana Solar Power, la société de droit malien créée à cet effet. Le site du Projet se situe à 1,3 km du poste source 150kV d’EDM-SA de Fana sur une parcelle de 150 hectares. La durée d’installation de la centrale est de 12 mois à partir de la date de prise d’effet de la Convention de Concession, pour une mise en service prévisionnelle en 2023.

« Le Mali fonde donc beaucoup d’espoir sur le succès du partenariat public-privé avec LEGENDRE ENERGIE dans le secteur de l’énergie solaire à l’heure où le Gouvernement est en train d’entreprendre beaucoup d’initiatives et d’efforts afin de restaurer les bases solides pour la viabilité et l’amélioration des performances du secteur de l’énergie.» dira Lamine Seydou Traoré Ministre Malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau.

Daouda  Bakary Koné

Enjeux de la présidentielle à venir: Seydou Coulibaly, le macron et le talon malien (acte 1)

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Par croissance Afrique

L’art de gouverner la cité a connu plusieurs variations. Dans certaines cités, l’exercice du pouvoir est réservé à une certaine élite. Dans certains cas, il fallait être noble, avec du sang bleu.

Dans d’autres cas, il suffisait d’avoir de la richesses (terre, bétails, or) pour prétendre aussi avoir son mot à dire ou pour exercer le pouvoir. Au Mali, l’exercice du pouvoir par les opérateurs économiques est chose rare. Ils font les affaires en adoubant un candidat qui peut faire prospérer leurs affaires. Ces dernières années, les opérateurs économiques milliardaires font une ruée sur la scène politique.

Cela peut s’expliquer par le fait que la race de politiques maliens ne se vend plus bien. Les opérateurs économiques ont compris qu’au lieu d’investir en des politiciens véreux, ne faut il pas eux-mêmes s’accaparer du pouvoir étant donné qu’ils ont le capital financier. C’est ainsi qu’on peut citer Aliou Boubacar Diallo en premier et maintenant Seydou Mamadou Coulibaly.

Le profil du jour concerne ce dernier. Le premier fera l’objet d’une autre analyse. SMC a prospéré dans les affaires au Mali, dans la sous région et même en Afrique, au-delà aussi avec son entreprise CIRA(l’homme de CIRA). Il est classé parmi les plus riches du pays. depuis longtemps, il a été une machine à sou pour des éventuels candidats.

Apolitique, l’homme est devenu un modèle de réussite. Nouveau biberon sur la scène politique malienne, SMC rêve d’être le prochain locataire de Koulouba.

A cet effet, il opte pour le macronisme et la talonisme. Pour lui, il faut aller au-delà des clivages politiques comme Macron. Rassembler le maximum possible en piochant dans tous les bords. Nombreux cadres dans pratiquement chaque sensibilité politique font le pari de SMC.

Il se dit qu’il peut-être le prochain Patrice Talon à savoir un homme d’affaires riche aux affaires. S’il est vrai que ses premiers procédés ont cette similitude à ces deux personnalités, il existe, somme toute, de grandes différences. Macron a fait ses preuves comme ministre.

Talon s’est avéré très politique à travers son adversité contre Yayi Boni. SMC, qu’on ne veuille ou pas, il existe une dynamique SMC latente comme visible. Le Produit SMC se vend bien. Mais cela sera t il suffisant pour terrasser les dinosaures et fossiles politiques? A suivre les forces et faiblesses de SMC…

Niaga Diop, annaliste politique

Enjeux de la présidentielle à venir: Force et faiblesses (acte 2)

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Par croissanceafrique

CAPITAL FINANCIER NON NEGLIGEABLE. L’une des conditionnalités dans une élection présidentielle, c’est le capital financier. Lorsqu’on a l’argent, on a 30 à 50% d’avance sur les autres. SMC, s’il n’était pas riche, n’allait pas être un prétendant sérieux pour Koulouba. Sa fortune le classe, pour un biberon politique, au milieu de la course. De nombreux observateurs donnent SMC comme étant l’un des favoris de la présidentielle.

C’est cet atout financier qui crée la dynamique SMC actuellement autour de lui. C’est la ruée vers le mouvement BENKAN de plusieurs ténors des différents grands bords politiques (RPM, URD, ADEMA, ADP MALIBA…). Au-delà des politiques, SMC a, avec lui des amis milliardaires dans son mouvement. Ce qui double sa capacité financière. Il ratisse aussi au niveau de toutes les couches. Cette force financière peut ne pas être décisive. Aliou Boubacar Diallo en est l’exemple typique. L’argent seul ne suffira pas.

*** L’éventuel ralliement de l’ADEMA Dans les coulisses, plusieurs ténors de l’ADEMA font le pari de SMC déjà.

L’ADEMA reste le parti le plus convoité lors des élections présidentielles. En fait, ce parti connaît le système qu’il a lui-même mis en place depuis 92. Nos parents au village connaissent plus ADEMA et ont juré pratiquement sur ce parti. Je ne sais pas comment il est difficile pour eux de rompre ce « pacte », s’il existe vraiment. L’ADEMA connaît sa force et c’est pourquoi il vend plus son charme aux autres plus facilement. Si ce parti décide, encore de ne pas présenter un candidat, ce qui est plus que probable, alors, il tentera encore et encore de soutenir un candidat dont ils auront mesuré son poids. Actuellement, SMC tient le bon bout. Mais rien n’est définitif.

*** Sa stratégie organisationnelle SMC est un manager d’entreprise.

Et ce dernier met en place des stratégies pour atteindre des objectifs. SMC tente de reproduire ce mode de gestion déjà au niveau de son mouvement politique. Des professionnels techniciens sont à la tâche à tous les niveaux pour cela. Il ne s’amuse pas avec les moyens.

Un directeur Exécutif est en voie de recrutement de façon concurrentielle. Est ce que ce sera suffisant pour vaincre ? SMC devra se battre doublement pour combler ses lacunes qui sont bien existantes et même éléphantesques. A suivre… les Faiblesses.

Niaga Diop annaliste politique