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Mali: le ministre de la sécurité Modibo Koné procède à la remise de Motos forces de sécurité

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Par croissanceafrique

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Modibo KONÉ a procédé cet après-midi à la remise de 30 motos aux Forces de Sécurité. Renforcer la capacité opérationnelle des Forces de Sécurité en ces moments où les populations ont besoin d’être rassurées sur leur sécurité, tel est l’objectif du Ministre Modibo KONÉ. Des acquisitions qui en appellent d’autres, à coup sûr.

Licenciement abusif à la SOMISY au Mali : Les travailleurs demandent l’intervention des autorités de la Transition

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Par croissanceafrique

Suite à la pandémie à coronavirus, la société minière de Syama (SOMISY) décide de se débarrasser de plus de 100 travailleurs. Cette information nous a été donnée au cours d’une conférence de presse organisée par le comité syndical des travailleurs de ladite société. C’était le mercredi 9 décembre 2020 à la bourse du travail.

Selon le secrétaire général du comité syndical des travailleurs de la SOMISY, N’Fah Doumbia, suite à l’apparition des cas du COVID-19 dans notre pays, les dirigeants de la SOMISY ont tenu une réunion avec les travailleurs de la société. Cette rencontre visait à réduire le nombre de travailleurs pendant la période du COVID-19. Il affirme qu’au terme de cette rencontre, les deux parties étaient convenus à une rupture conventionnelle conformément au droit du travail malien. Pendant ce temps, les contrats ne devraient pas être touchés. Ce qui veut dire que chaque travailleur gardait tous ses droits.

Par ailleurs, après 2 ou 3 mois, des travailleurs ont été appelés au téléphone par les dirigeants de la société en les mettant en rupture conventionnelle des contrats, précise le secrétaire général N’Fah Doumbia. Pour trouver une solution à ce problème, le comité syndical a décidé d’observer quelques jours de grève allant du 30 août au 4 septembre 2020. C’est dans ce cadre que la direction s’est rendue chez l’inspecteur du travail de Sikasso pour demander son avis technique sur la situation. Et selon M. Doumbia, ce dernier a indiqué aux représentants de la direction d’aller faire conformément au droit du travail du Mali.

Malgré ce conseil, de l’inspecteur, la direction à décidé de licencier plus de 100 employés. Le conférencier trouve cette décision contraire au droit du travail. Cette décision intervient après l’échec des négociations et des tentatives de conciliations entre les parties, explique-t-il. Il soutient que ce projet de licenciement est abusif dans sa forme et dans le fon tout en se justifiant que la direction de la SOMISY ne pourra donner aucune preuve de difficultés économiques dans les opérations actuelles des mines d’or de Syama.

Pour une solution définitive et pour éviter le chômage de plusieurs chefs de famille, les travailleurs de la SOMISY demandent l’intervention des autorités de la Transition.

IB KONE

Le Mali initie une semaine nationale de lutte contre la corruption, une vision des autorités actuelles.

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Par croissanceafrique

Le Mali à l’instar des autres pays dans le monde, célèbre la journée internationale de la lutte contre la corruption chaque année le 9 décembre. Depuis 2010, le Mali a institué une Semaine nationale de lutte contre la corruption en vue « d’informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière en République du Mali et contribuer par la sensibilisation sur le phénomène en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens ». C’est dans ce sens qu’une conférence débat a été organisée le jeudi 10 décembre 2020 à Maeva palace, sous le thème « la refondation de l’Etat et la lutte contre l’enrichissement illicite ». Elle est placée sous la présidence du ministre de la refondation de l’Etat, Mohamed Coulibaly en présence de Moumouni Guindo, président de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI).

Dans son discours, le président de l’OCLEI, Moumouni Guindo souligne que dans la perspective d’un Mali nouveau, la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite doit avoir une place de choix dans la refondation de l’Etat. « Si la corruption apparait comme une des causes fondamentales de la crise multidimensionnelle que connait le Mali, les initiatives en faveur des reformes pour refonder l’Etat doivent faire de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite un socle transversal à tous les secteurs de la vie publique afin de restaurer la confiance des citoyens dans les pouvoirs publics », estime M. Guindo.

En vue d’atteindre ses objectifs opérationnels, M. Guindo soutient que son département communique en direction du grand public et des cibles prioritaires. A cet effet, l’accent est mis sur la formation des hommes de médias afin de les impliquer dans l’information et la sensibilisation de l’opinion nationale à l’existence et aux méfaits de la corruption et de l’enrichissement illicite sur la population. Il est aussi nécessaire de renforcer la collaboration avec les magistrats pour harmoniser la compréhension sur les aspects procéduraux dans le traitement des dossiers transmis à la justice par l’OCLEI.

Pour le ministre de la refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly, la lutte contre la corruption et la délinquance financière a été un engagement et une volonté affichée par les plus hautes autorités de l’Etat du Mali. Il souligne que c’est ce même engagement qui a été pris par le président de la transition, chef de l’Etat, Bah N’Daw, pour veiller à la moralisation de la dépense publique et à la sanction irréfragable des fautes commises. Il ajoute par ailleurs que cette Semaine nationale de lutte contre la corruption qui se tient sous les auspices de la refondation de l’Etat est une mission première du gouvernement de la Transition.

Pour réussir ce combat, le ministre Coulibaly estime que l’œuvre refondatrice doit être inclusive et participative. Pour cela, il faut, entre les nouvelles autorités et les populations, de la ‘’confiance’’. Comme signaux forts attendus : la bonne distribution de la justice, la reddition de compte des gestionnaires pour bannir l’impunité, et l’enrôlement des affaires d’enrichissement illicite.

IB KONE

Mali: la levée de suspension d’attribution de titres miniers : Les bons points du ministre Lamine Seydou Traoré

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Par croissanceafrique

Officiellement, le ministre Lamine Seydou Traoré, a levé toutes les suspensions temporaires relatives à la réception de nouvelles demandes d’attribution de titres miniers et d’instruction de demandes de titres miniers en instance. Ainsi, il ouvre les vannes d’une économie prospère en cette période cruciale de la vie du pays.

Dans une correspondance en date du 9 décembre 2020, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, a informé les responsables de sociétés minières opérant au Mali de la « levée de toutes les suspensions temporaires relatives à la réception de nouvelles demandes d’attribution de titres miniers et d’instruction de demandes de titres miniers en instance ».

Il a pris le soin en toute responsabilité d’instruire lesdits responsables de prendre attache avec la Direction nationale de la Géologie et des Mines (DNGM) pour l’adaptation, le dépôt, l’instruction et le suivi de vos dossiers.

Cette levée de suspension est rendue possible grâce au pragmatisme du ministre Traoré qui a, en un laps de temps, porté le Décret n ° 2020-0177 / PT-RM du 12 novembre 2020, fixant les conditions et les modalités d’application du Code minier en République du Mali ainsi que la signature du décret portant approbation de la Convention d’Etablissement –type.
Comme le dit un adage, « aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre d’années ». En deux mois seulement, le ministre Lamine Seydou Traoré a fait adopter ce décret, quand en règle générale, des documents du genre prenaient 6 à 9 mois pour voir le jour.

Pour quelles retombées ?

C’est conscient des urgences qui attendent le pays en cette période de transition, du point de vue financier, que le ministre Traoré a agi promptement. D’abord, cette levée de suspension d’attribution de titres miniers permettra au pays de générer de recette de plus d’un milliard 300 millions de FCFA et de renflouer, par conséquent, les caisses de l’état à travers les impôts et taxes, la consommation locale des biens et services.

Par ailleurs, il s’agit pour le ministre de booster le secteur minier et la recherche avec le déblocage des dossiers en instance, d’encourager les investisseurs pour la création d’emplois, et de permettre la découverte de nouveaux gisements.

La concrétisation du Mali nouveau passe par des actes du genre, courageux, prompts, pragmatiques. Le ministre Traoré ne peut mériter que d’encouragements et de soutiens pour mettre entièrement ses compétences au service du Mali.

Madick Niang

Mali: Pour lutter contre la pandémie à coronavirus, la CMSS multiplie la riposte

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Après plus de 5000 cas de la maladie à Coronavirus au Mali soit 739 cas à la date du 1er au 9 décembre 2020, la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) a décidé d’intensifier la riposte.

« Le COVID-19 est une réalité au Mali, les agents de la CMSS comme tout autre maliens ont le devoir de se protéger et protégez les autres ». Ces propos sont de Dr Amadou Abdoulaye DIALLO, Directeur des ATMP de la CMSS. Il explique qu’à l’origine le Coronavirus est dangereux pour trois raisons : Il est très contagieux : chaque personne infectée va contaminer au moins 3 personnes en l’absence de mesures de protection.

Le coronavirus est dangereux pour trois raisons : Il est très contagieux : chaque personne infectée va contaminer au moins 3 personnes en l’absence de mesures de protection ; Il est contagieux avant d’être symptomatique, c’est-à-dire qu’une personne contaminée, mais qui ne ressent pas encore de symptômes, peut contaminer d’autres personnes ; Environ 15% des cas constatés ont des complications et 5% ont besoin d’être hospitalisés en réanimation.
Face à la gravité de la situation épidémiologique, selon Dr Diallo, la CMSS a décidé de passer à la vitesse supérieure pour la protection de son personnel avec l’installation des signalétiques. La CMSS pour atteindre ses objectifs de production et préserver la santé et la sécurité des salariés et usagers s’est doter des kits signalétiques et affichages préventifs contre la maladie à COVID-19. En effet, ne dit-on pas qu’à situation particulière, un comportement particulier est à adopter ? Selon le Directeur des ATMP, Dr Amadou Abdoulaye DIALLO, « Chacun doit adopter un comportement responsable à travers le lavage des mains, le respect des distances de protection sanitaire, etc. C’est en cela qu’on pourra se protéger et préserver la santé des autres » préconise t- il. C’est pourquoi, la Direction générale de la CMSS dans le cadre de la lutte contre cette pandémie a jugée primordiale de rappeler les bons gestes à adopter pour limiter la propagation du virus, ainsi que de communiquer sur les règles spécifiques qui mises en place dans tous lieux recevant du public. Il s’agit des signalétiques COVID-19, qui ont donc un rôle important à jouer afin de sortir au plus vite de cette crise sanitaire.


En effet, la signalétique permet de rappeler les numéros d’urgence, les précautions à prendre, mais aussi d’informer des mesures de protection collective et organisationnelles appliquées par la CMSS. Pour ce faire, divers outils de signalisation, de distanciation et de protection peuvent être utilisés telles que : Des outils signalétiques de distanciation que sont : des adhésifs spécial sol antidérapants tel que des bandes de sol adhésive pour le balisage ou des flèches directionnelle délimitant un parcours ; des barrières ou délimiteurs d’espace permettant de définir des zones (files d’attente…). Des supports informationnels et d’affichages de consignes sont : le Roll-up ; des aménagements de distanciation et protections.


Au total, seront concernés toutes les structures de la CMSS à savoir la Direction générale et ses annexes, les Directions régionales et les centres de paiements au nombre de 56. Rappelons que les symptômes principaux du COVID-19 sont la fièvre ou la sensation de fièvre (frissons, chaud-froid) et la toux. D’autres signes associés aux infections virales peuvent être retrouvés : maux de tête, courbatures, fatigue… Chez certains malades, une perte brutale de l’odorat (sans obstruction nasale), une disparition totale du goût, et une diarrhée sont également observées. Chez les personnes développant des formes plus graves, on retrouve des difficultés respiratoires, pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation et au décès.

Fatoumata Mah Thiam KONE, cheffe service Communication et relations publiques de la CMSS

Mali : à peine installé, un influant imam démissionne du conseil national de la transition

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Par croissanceafrique

S’adressant au président de la transition Bah N’Daw, l’Imma Oumarou Diarra, un très proche de l’influant Imam Mahmoud Dicko vient de présenter sa lettre démission du conseil national de la transition  ce mardi 08 Décembre 2020 pour motif de violation de texte, et de non-conformité des actes (langages)  des responsables militaro-civils.

 «  En faisant suite à votre décret N°2020/239/PT-RP portant nomination des membres du conseil national de la Transition (CNT) en date du 03 décembre 2020, je viens par la présente  décliner votre offre », a déclaré dans un communiqué de presse par l’imam Diarra lui-même.

Selon lui, « la situation du Mali d’aujourd’hui commande un dialogue franc, sincères et  inclusif sans à priori, permettant à toutes ses filles et fils de se donner la main pour relever les défis ensemble actuels et futurs », a-t- il souligné.

L’Imam Coumarou Diarra est celui-là même qui assureur les différentes prières à la place de l’Independence lors des activités de contestation politique à Bamako. Il est l’un des candidats malheureux des élections législatives passées dans la commune VI du district de Bamako. Ce qui le poussera à rejoindre les activités de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko.

Sa nomination au CNT avait suscité la polémique au sein de la classe politique, lui reprochant de tenir un double langage devant  ses compagnons de lutte du (m5-rfp). Selon ses adeptes, il ne devrait pas soutenir la junte dans ses politiques « machiavéliques vis-à-vis du peuple ».

Pour rappel, le comité militaire pour le salut du peuple (CNSP) et le nouveau conseil national de la transition (CNT) sont les structures les plus contestés au Mali.

Daouda Bakary KONE

L’intégrité judiciaire au Mali au cœur d’un atelier de formation et d’échange Boîte de réception

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Une quarantaine de magistrats et d’auxiliaires de justice ont participé à un atelier de formation et de discussion sur les standards internationaux en matière de déontologie judiciaire tels que consacrés par les Principes de Bangalore. Tenu entre le 30 novembre et le 2 décembre, il a été organisé conjointement par le ministère de la Justice et des droits de l’Homme, l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) et la Section des Affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSMA.

Cet espace d’échanges a été l’occasion de confrontation pratique des participants aux évolutions récentes relatives aux considérations de genre ainsi qu’à l’utilisation des réseaux sociaux et de discuter des opportunités d’enrichir le code de déontologie des magistrats du Mali. À l’issue de cet atelier, les participants ont adopté un communiqué appelant notamment le Mali à rejoindre le Réseau mondial pour l’intégrité de la Justice. Ce communiqué incite également à revoir le contenu du code de déontologie judiciaire à la lumière de ces évolutions et à le diffuser sous une forme annotée, à favoriser la formation continue en la matière et à engager la réflexion sur les règles déontologiques des autres acteurs judiciaires.

Les principes de Bangalore  

Les Principes de Bangalore sur la déontologie judiciaire consacrent des principes de conduite judiciaire universellement reconnus. Ils ont été adoptés sous les auspices des Nations Unies en 2006.

En raison du contexte sanitaire mondial marqué par la pandémie de covid-19…

… L’intervention des experts de l’ONUDC et du Réseau mondial pour l’intégrité de la justice s’est faite par visio-conférence. Il s’agit de la première activité conjointe entre la SAJP et l’ONUDC relative à l’intégrité judiciaire.

Cette coopération se poursuivra pour appuyer les efforts du ministère de la Justice et des droits de l’Homme en vue de donner suite aux recommandations formulées dans le communiqué. L’intégrité judiciaire constitue un élément clé de la lutte contre la corruption et l’impunité, mise en exergue comme priorité par le Gouvernement malien de Transition. C’est également un élément essentiel du renforcement de la confiance de la population en la Justice.

Mali : des témoignages sur le massacre de Sobane Da (Région de Mopti)

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Par croissanceafrique

Depuis son indépendance le Mali a connu des rebellions armées, des coups d’Etat, des tentatives de coups d’Etat, des crises politiques et autres qui pour la plupart ont occasionné des violations graves de droits de l’homme. C’est dans ce contexte que la CVJR a été mise en place avec le mandat de « contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques ».

Dans cet esprit, elle a inscrit en bonne place dans ses activités l’organisation de 6 audiences publiques portant sur des différents thèmes. Le thème de cette 2ème audience tenue le 5 décembre 2020 est « les atteintes au droit à la vie, torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants ». La cérémonie d’ouverture de cette audience était placée sous la présidence du premier ministre de la Transition, Moctar Ouane en présence du président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé et plusieurs membres du gouvernement.

« Il ne s’agit pas d’audiences judiciaires. A la différence des tribunaux qui cherchent à établir la culpabilité ou l’innocence des auteurs présumés, ici seules les victimes seront entendues, la CVJR leur offrant un cadre digne et sécurisé où elles pourront raconter les souffrances vécues », rappelle le président de la CVJR.

« D’autres pays ont connu la violence et les violations massives des droits fondamentaux, mais ils ont pu y mettre fin grâce à une prise de conscience collective », soutient le président Ousmane Oumarou Sidibé dans son discours. Pour lui, Aucune cause, si noble fût-elle ne peut justifier la décision de tuer, torturer, maltraiter, ou humilier d’autres êtres humains.

« En cette circonstance, il n’est pas inutile de rappeler que les témoignages que nous entendrons ne visent ni à accuser tel ou tel régime, ni certains corps de l’Etat spécifiquement, ni même des groupes armés en particulier », soutient-il. Mais il explique par ailleurs qu’il s’agit plutôt, de porter un regard introspectif sur nous-mêmes, afin de susciter une prise de conscience collective en tant que nation décidée à tirer les leçons du passé pour construire un avenir meilleur pour ses enfants

Pour le premier ministre, Moctar Ouane, cette initiative de la CVJR d’organiser les audiences publiques entre dans le cadre de la réconciliation nationale qui est une des priorités du pouvoir de Transition. C’était une occasion au chef du gouvernement de rappeler une partie de notre constitution qui interdit toute forme de violation sur la personne humaine. Il s’agit de l’article 1er qui dit que « la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne ». Selon lui, malgré les blessures qui ont entamé le tissu social, les maliens doivent reconstruire le vivre ensemble sur la base de la vérité et la justice.

Des récits très émouvants des victimes

Le 9 juin 2019 a eu lieu le massacre de Sobane Da dans la region de Mopti qui a couté la vie à plus de 100 personnes. Des rescapés de ce drame, Lazare Dara et Isaac Dara racontent la scène. Selon Lazare Dara, ce jour-là des hommes armés sont venus à motos entourer le village de Sobane Da et ont commencé à faire des tirs. C’était vers le soir. Les habilitants, apprenant le son des tirs, se sont réfugiés dans leurs habitations. Ces hommes armés ont d’abord emporté tous nos animaux.

Après ils ont mis du feu aux greniers et incendié toutes les habitations en utilisant de l’essence. Malgré les cris des gens, ils n’ont pas cessé. Le lendemain, nous, rescapés et des habitants du village voisin avons compté les victimes. Elles étaient au nombre de 102 personnes. Parmi ces 102 victimes, le rescapé Lazare Dara affirme avoir perdu 14 membres de sa famille dont son père et sa mère. Vu le nombre élevé des morts, ils ont été inhumés dans des fosses communes.

 « Nous étions 8 personnes dans la chambre. Quand les hommes armés sont venus, ils ont mis des herbes (aliments bétail) sur le toit de la chambre, et ils ont mis le feu. J’ai été le seul survivant de cette scène », affirme Isaac Dara qui présente des traces de brulures sur son corps. Ces deux rescapés souhaitent le retour de la paix et la cohésion sociale au Mali. Ils demandent par ailleurs, de l’aide aux uns et aux autres. Puisqu’ils ont tous perdu.

 Maïmouna Mohamed, une dame de Tombouctou, âgée de 27 ans est une victime de 2013. Cette dame affirme que son mari et un autre tamasheq très connu à Tombouctou auraient été enlevés en 2013 à Tombouctou par des militaires maliens quand elle était au Niger chez ses parents. Quelques jours après l’enlèvement, elle a appris que son mari était détenu dans une prison à Goundam, d’autres disent à Ansongo. A ses dires, après six mois on a appelé son père pour lui dire que son mari est mort.

Nous sommes à Léré, région de Tombouctou en 1991. Le père de Mariam était médecin dont son poste était Niafunké. Et il venait voir sa famille chaque mois. Il fut enlevé et emmené par des militaires maliens. Et c’est avec un  boucher que Mariam a appris que son père est tué. Mariam veut connaitre toute la vérité du meurtre de son père.

IB KONE

Grève des Administrateurs civils : Vue comme une rébellion

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Premiers représentants de l’Etat dans ses différentes subdivisions administratives à travers le pays, les administrateurs civils observent depuis plusieurs semaines, une grève illimitée, alors que depuis 2018, une ordonnance de loi les interdisant d’aller en grève est en vigueur en République du Mali.

Si l’on s’en tient à l’ordonnance N°2018-018/P-RM portant statut du corps préfectoral, le droit de grève n’existe pas pour un administrateur civil malien. Cela parce que l’article 79 de ladite ordonnance dispose ce qui suit : ‘‘Le droit de grève n’est pas reconnu aux membres du corps préfectoral nommés représentants de l’Etat. De même, est interdit aux membres du corps préfectoral nommés représentants de l’Etat, toute action concertée de nature à entraver le bon fonctionnement de l’administration’’.

Selon des sources introduites, les administrateurs civils avaient approuvé le projet et l’application de cette loi en 2018 après avoir acquis un certain nombre de revendications syndicales. Aujourd’hui, sur vingt millions de Maliens, il n’y a que neuf-cent personnes qui répondent au titre administrateurs civils, alors que l’incidence budgétaire de leurs revendications initiales s’élève à plus de vingt-six milliards de francs. Analysons !

 La récente libération des terroristes avec rançon contre celle des otages Soumaïla Cissé et des étrangers, a été une occasion pour les administrateurs d’accuser l’Etat malien de n’avoir rien fait pour obtenir la libération de deux de leurs, encore retenus otages.

Si aujourd’hui c’est l’Etat qui est mis en cause, les plus avertis eux voient une manipulation. Car, les 19 octobre, aucune des onze (11) revendications des administrateurs civils ne faisait cas des leurs retenus otages. Autrement dit : sur le papier, les administrateurs ont oublié leurs collègues otages. Mais dans leur communication, leurs collègues otages viennent en tête. Le déphasage est de taille. Chose que laisse croire que cette grève tend vers une rébellion, voire une manipulation politicienne.

Oumar Tangara

UEMOA : Baisse du taux de rémunération des dépôts de la clientèle bancaire en octobre

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Le taux de rémunération des dépôts de la clientèle des banques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a connu une baisse de 0,3 point de pourcentage au mois d’octobre 2020 comparé au mois précédent, selon l’enquête sur les conditions de banque réalisée par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Ce taux de rémunération s’est ainsi situé à 4,9% durant la période sous revue contre 5,2% au mois de septembre  2020.

Les résultats de l’enquête sur les conditions de banque révèlent par ailleurs une stabilité des taux d’intérêt débiteurs au cours du mois d’octobre 2020. Hors charges et taxes, le taux débiteur moyen calculé à l’échelle de l’UEMOA est ressorti à 6,4%, quasi-stable par rapport le mois précédent.

Sur le marché monétaire régional, le montant moyen des soumissions sur le guichet hebdomadaire des adjudications s’est situé à 3.451,5 milliards de FCFA en octobre 2020 contre 3.391,5 milliards de FCFA en septembre 2020, soit une hausse de 1,8%. Selon l’Institut d’émission, ces adjudications sont réalisées depuis le 27 mars 2020 à taux fixe, à savoir le taux d’intérêt minimum de soumission aux appels d’offres qui a été ramené à 2,0% depuis le 24 juin 2020.

Au niveau du marché interbancaire de l’UEMOA, le volume moyen hebdomadaire des opérations, toutes maturités confondues, a connu une augmentation de 31,1% pour ressortir à 284,3 milliards de FCFA en octobre 2020. Le taux moyen pondéré de ces opérations est ressorti à 3,10% contre 3,04% en septembre 2020.

 Au titre du compartiment à une semaine, le volume moyen des opérations s’est situé à 160 milliards de FCFA  en octobre 2020 après 113,1 milliards de FCFA  un mois plus tôt. Le taux d’intérêt moyen sur ce guichet est ressorti en hausse, s’établissant à 2,75% en octobre 2020 contre 2,68% le mois précédent.