(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’issue de l’exercice 2025, le résultat net après impôts de l’Office National des télécommunications (ONATEL) S.A, un opérateur global de télécommunication au Burkina Faso, a enregistré une baisse significative de 26% par rapport à l’exercice 2024, selon les états financiers provisoires certifiés par les commissaires aux comptes.
Cette diminution du résultat net soulève des préoccupations quant à la performance financière de l’entreprise dans un secteur aussi compétitif que celui des télécommunications, où l’innovation et l’adaptation aux besoins des consommateurs sont cruciales. Il ressort de ces états financiers un résultat net après impôts de 16 milliards de FCFA, un chiffre qui contraste fortement avec les 21,47 milliards de FCFA réalisés en 2024, illustrant ainsi les défis auxquels l’entreprise a dû faire face au cours de l’année écoulée.
Durant la période sous revue, malgré cette baisse du résultat net, le chiffre d’affaires de la société s’est accru de manière notable, atteignant 146,17 milliards de FCFA, en hausse par rapport aux 141,84 milliards de FCFA de l’année précédente. Cette augmentation du chiffre d’affaires, qui s’élève à 4,33 milliards de FCFA, pourrait être attribuée à plusieurs facteurs, notamment l’expansion des services offerts, l’augmentation du nombre d’abonnés, ainsi que des efforts marketing intensifiés pour attirer de nouveaux clients.
Toutefois, la question demeure de savoir comment ONATEL pourra inverser la tendance de la baisse de son résultat net tout en maintenant cette dynamique de croissance de son chiffre d’affaires, dans un environnement économique en constante évolution et face à la concurrence croissante d’autres opérateurs sur le marché.Concernant la valeur ajoutée, elle a enregistré un repli significatif de 8,31%, s’établissant désormais à 74 milliards de FCFA, en comparaison avec les 80,24 milliards de FCFA atteints en 2024. Cette diminution soulève des préoccupations quant à la performance économique et à la capacité des entreprises à générer de la valeur dans un contexte de marché difficile. Parallèlement, le résultat brut d’exploitation a également connu une baisse notable de 12 %, se chiffrant à 57 milliards de FCFA, alors qu’il était de 64,21 milliards de FCFA l’année précédente. Cette tendance à la baisse est préoccupante, car elle peut indiquer des défis opérationnels ou une pression accrue sur les marges bénéficiaires.
De plus, le résultat d’exploitation a chuté à 26 milliards de FCFA, contre 34 milliards de FCFA en 2024, ce qui représente une baisse alarmante de 24%. Cette situation pourrait avoir des répercussions sur les investissements futurs et la stratégie de croissance des entreprises. Enfin, le résultat des activités ordinaires suit la même tendance, affichant une baisse de 27% pour atteindre 22,38 milliards de FCFA, en recul par rapport aux 31 milliards de FCFA enregistrés en 2024.
Notons que ces chiffres révèlent une contraction généralisée des performances financières, incitant à une réflexion approfondie sur les mesures à prendre pour inverser cette tendance et restaurer la rentabilité dans un environnement économique de plus en plus compétitif.
Abdoulaye KONÉ

