(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée-Bissau, le lundi 4 mai 2026, un événement marquant s’est déroulé sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), où le Trésor Public de ce pays a réussi à lever une somme impressionnante de 15 milliards FCFA.
Cette opération a été réalisée à travers une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor d’une maturité de 3 ans. Cette initiative a été orchestrée en partenariat avec UMOA-Titres, une institution clé dans le financement des États de la région.
L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant de 15 milliards de FCFA, mais l’engouement des investisseurs a été tel que le montant total des soumissions a atteint 17,660 milliards FCFA. Ce chiffre impressionnant illustre un taux de couverture du montant mis en adjudication de 115,73%, témoignant de la confiance des investisseurs dans la stabilité et le potentiel économique de la Guinée-Bissau.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’est élevé à 15 milliards FCFA, tandis que 8,500 milliards FCFA ont été rejetés, ce qui a conduit à un taux d’absorption de 84,94%. Ce taux d’absorption indique non seulement l’efficacité de l’opération, mais aussi l’intérêt soutenu des investisseurs pour les titres publics de la Guinée-Bissau, renforçant ainsi la position de ce pays sur le marché financier régional.
Cette opération constitue un pas important vers le renforcement de la capacité financière de l’État, permettant de financer des projets de développement essentiels et de stimuler la croissance économique.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,94 % pour les bons et de 8,42 % pour les obligations, des chiffres qui témoignent de l’attractivité de ces instruments financiers dans le contexte économique actuel. Ces rendements, bien que modestes en apparence, reflètent la solidité de l’émetteur et la confiance des investisseurs dans la gestion de ces titres.
L’émetteur, conscient de ses engagements, s’est engagé à rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 3 mai 2027. Ce remboursement anticipé est une garantie pour les investisseurs, qui peuvent ainsi planifier leurs finances en toute sérénité. Les intérêts, quant à eux, seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, ce qui signifie que les investisseurs recevront un montant net dès le départ, leur permettant de bénéficier d’une liquidité immédiate. E
n parallèle, l’émetteur prévoit également de rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 5 mai 2029. Ce remboursement est crucial pour maintenir la confiance des investisseurs à long terme.
Notons qu’il procédera au paiement des intérêts par an au taux de 6,25 %, et ce, dès la fin de la première année, offrant ainsi un flux de revenus régulier et prévisible pour les détenteurs de ces obligations. Ce mécanisme de paiement des intérêts renforce l’attrait des obligations, car il assure aux investisseurs un retour sur investissement stable, même dans un environnement économique incertain.
Daouda Bakary KONÉ

