(CROISSANCE AFRIQUE)-En Libye, la National Oil Corporation (NOC), l’entreprise publique chargée de l’exploitation pétrolière, a récemment annoncé une avancée significative dans le secteur énergétique du pays, avec une production de pétrole brut atteignant 1,43 million de barils par jour.
Cette annonce, relayée par The Libya Observer, s’appuie sur des données officielles publiées au début du mois d’avril et marque un tournant important, car ce chiffre représente le niveau de production le plus élevé enregistré en plus de dix ans. Ce regain de production rapproche la Libye de ses capacités d’avant la crise politique de 2011, une période où le pays, riche de ses vastes réserves prouvées de pétrole brut, estimées entre 48,3 et 48,4 milliards de barils, pouvait atteindre des niveaux de production variant entre 1,6 et 1,7 million de barils par jour, selon les informations fournies par l’U.S. Energy Information Administration.
Cette évolution positive se déroule dans un contexte de reprise progressive des activités sur plusieurs champs pétroliers et terminaux, qui avaient été durement touchés par des interruptions fréquentes dues à des blocages et à des contraintes techniques.
La NOC a indiqué que les opérations ont été stabilisées, permettant ainsi de relancer les activités de production et d’exportation, essentielles pour l’économie libyenne. Ce regain d’activité pourrait non seulement renforcer la position de la Libye sur le marché pétrolier mondial, mais également contribuer à la stabilisation économique du pays, en offrant des perspectives d’emploi et de développement pour la population locale. Les experts surveillent de près cette situation, espérant que la Libye puisse maintenir cette tendance à la hausse et retrouver une position de leader dans le secteur pétrolier africain.
L’entreprise indique également que la continuité de production a été rendue possible par une amélioration significative de la disponibilité des infrastructures, qui a permis de surmonter les défis logistiques et techniques auxquels elle faisait face.
Cette avancée a non seulement optimisé les opérations quotidiennes, mais a également renforcé la capacité de l’entreprise à répondre à la demande croissante sur le marché. Dans le même temps, les recettes pétrolières ont atteint un impressionnant montant de 10,7 milliards de dinars libyens, soit environ 1,67 milliard de dollars, en février 2026, selon les données fournies par la Banque centrale de Libye (CBL). Ces revenus, qui proviennent principalement des exportations d’hydrocarbures, interviennent dans un contexte économique où la Libye demeure fortement dépendante de son secteur pétrolier, un pilier fondamental de son économie.
Le secteur pétrolier reste central pour les finances du pays, jouant un rôle crucial dans la stabilité économique. Selon les données de la CBL et de Coface, le pétrole et le gaz représentent environ 95 % des exportations totales et 90 % des revenus publics, soulignant l’importance vitale de cette industrie pour le développement national. En octobre 2025, les autorités libyennes ont annoncé leur ambition de porter la production à 1,6 million de barils par jour d’ici la fin de l’année 2026, un objectif ambitieux qui témoigne de leur volonté de revitaliser le secteur.
Dans ce cadre, la Libye prévoit un plan de relance du secteur pétrolier, soutenu par des investissements considérables, estimés entre 3 et 4 milliards de dollars, destinés à moderniser les infrastructures vieillissantes et à restaurer les capacités de production, tout en garantissant une exploitation durable et efficace des ressources pétrolières du pays.

