(CROISSANCE AFRIQUE)-En février 2026, les cours mondiaux du pétrole brut, mesurés par les moyennes des indices WTI et Brent et exprimés en dollars des États-Unis, ont continué à afficher une tendance baissière, bien que cette diminution se soit faite à un rythme plus modéré de 8,4% par rapport à l’année précédente.
Ainsi, ce recul fait suite à une baisse plus marquée de 12,2% observée un mois plus tôt, selon les informations rapportées par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) dans son « Bulletin mensuel des statistiques ». Cette situation témoigne des fluctuations persistantes sur le marché pétrolier, influencées par divers facteurs économiques et géopolitiques.
À l’exception notable de l’or, dont le prix a grimpé de manière impressionnante de 73,4%, la Bceao souligne que les prix internationaux des autres principales matières premières exportées par les pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) ont enregistré un recul significatif durant le mois sous revue. En effet, des baisses considérables ont été notées pour plusieurs produits essentiels : le cacao a chuté de 63,3%, le café a connu une diminution de 33,1%, le caoutchouc a baissé de 14,6%, la noix de cajou a reculé de 9,1%, et le coton a vu son prix diminuer de 4,7%. Ces variations des prix des matières premières ont des répercussions directes sur les économies des pays de l’UEMOA, qui dépendent fortement de ces exportations pour leur croissance économique.
Par ailleurs, la Bceao informe que l’indice des prix des produits alimentaires importés par les États membres de l’Union a également maintenu sa trajectoire baissière, se chiffrant à -25,6% en février 2026, après une contraction de 27,9% le mois précédent. Cette évolution est principalement imputable à des facteurs tels que les fluctuations des taux de change, les variations de l’offre et de la demande sur les marchés internationaux, ainsi que les impacts des conditions climatiques sur la production agricole.
Les conséquences de ces baisses de prix sur le pouvoir d’achat des consommateurs et sur la sécurité alimentaire dans la région sont des sujets de préoccupation croissante pour les décideurs politiques et les économistes.Selon les analyses approfondies de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), la bonne orientation des principaux indices boursiers internationaux s’est non seulement maintenue, mais a également montré des signes de renforcement significatifs au mois de février 2026. Parmi ces indices, le NIKKEI a enregistré une hausse impressionnante de 58,4%, témoignant d’un regain d’optimisme sur le marché japonais, tandis que le FTSE 100, l’indice phare de la Bourse de Londres, a progressé de 23,8%, renforçant la confiance des investisseurs britanniques.
De même, le Nasdaq Composite, symbole de la technologie américaine, a connu une augmentation de 20,3%, et le Standard & Poor’s 500, qui regroupe 500 des plus grandes entreprises cotées aux États-Unis, a vu son indice grimper de 15,5%. L’EuroStoxx 50, qui représente les 50 plus grandes entreprises de la zone euro, a enregistré une hausse de 12,4%, tandis que le DAX, l’indice boursier allemand, a progressé de 12,1%. En parallèle, le Dow Jones Industrial Average et le CAC 40 français se sont également consolidés, affichant des augmentations respectives de 11,7% et 5,7%, ce qui illustre une dynamique positive sur les marchés boursiers mondiaux.
Sur le marché des changes, la monnaie européenne a connu une appréciation notable en février 2026, renforçant sa position face à plusieurs devises majeures. Elle s’est ainsi appréciée de 16,9% par rapport au yen japonais, de 13,6% face au dollar américain, de 7,8% par rapport au yuan chinois, et de 5,4% face à la livre sterling. Cette tendance témoigne d’une confiance croissante dans l’économie de la zone euro, attirant ainsi les investisseurs internationaux.
En ce qui concerne la politique monétaire, les principales banques centrales des pays avancés, telles que la Réserve Fédérale des États-Unis (Fed), la Banque Centrale Européenne (Bce), la Banque du Japon (BoJ) et la Banque d’Angleterre (BoE), ont choisi de maintenir leurs taux directeurs inchangés durant cette période d’observation. Cette décision reflète une approche prudente face aux incertitudes économiques mondiales, visant à soutenir la croissance tout en surveillant de près l’inflation et d’autres indicateurs économiques cruciaux.
Moussa KONÉ

